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Révision générale du matériel (le minimum vital)
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Commençons par voir dans quel état se trouve votre matériel. S'il a été stocké toutes ces années dans un
endroit sec à une température moyenne (entre 10 et 15 degrés, en gros), vous ne devriez pas rencontrer de
problème majeur. Si la demoiselle a du se contenter d'une cellule insalubre, froide et humide, suivez donc
avec deux fois plus d'attention ces quelques consignes.
Vérifiez tout d'abord l'état du moniteur car c'est lui qui va alimenter le CPC, il serait donc dommage de
rencontrer un souci à ce niveau là. Dépoussiérez-le donc d'abord avec votre produit pour surfaces modernes,
nettoyez l'écran avec un coton hydrophile imbibé d'alcool à 90° (ou modifié). Si la couche de saleté sur
l'écran vous y invite, vous pouvez aussi passer à la vitesse supèrieur et le nettoyer carrément à l'alcool à
brûler (hautement volatile, ce produit ne risque pas de se glisser dans le moniteur. Bref, rendez lui sa
gloire d'antan. Ensuite, et si votre moniteur a été stocké à une température largement différente de celle de
la pièce où il est maintenant disposé, ne le mettez pas sous-tension immédiatement, prenez votre mal en
patience et attendez quelques heures pour que tout s'équilibre. Ces petites bêtes n'apprécient guère les
écarts de températures trop violents.
Image trop sombre, tirant vers le jaune ou tremblante, le poids des années peut avoir été lourd pour votre pauvre
moniteur. Dans un premier temps, du moment que l'image apparaît nettement à l'écran, nous en resterons là pour
ce qui est du nettoyage. Toutefois, selon l'usage que vous aurez de votre écran, certains désagréments
pourraient bien survenir, mais ne vous inquiétez pas, nous aborderons en temps utiles les mesures à prendre
pour organiser un lifting drastique.
Maintenant passons à l'unité centrale.
Dépoussiérez-là aussi avec votre produit pour surfaces modernes, frottez bien, n'hésitez pas, mais prenez
garde à ce que le produit ne coule pas à l'intérieur du clavier. Ensuite,
on va juste s'occuper d'enlever la poussière qui pourrait s'être glissée à l'intérieur de l'unité centrale.
Retournez le clavier, retirez les vis (7 sur le CPC 6128) à l'aide d'un tournevis cruciforme.
Attention, sur le 6128, n'oubliez pas d'enlever aussi les deux vis fixées sur le côté droit du clavier, au
risque de casser le boîtier en l'ouvrant. Remettez à l'endroit le clavier et soulevez légèrement la partie
supérieur, maintenant libérée de ses vis. Ouvrez ensuite votre CPC comme un livre car tous les connecteurs ont
été rassemblés sur la gauche de la carte mère. Jetez un oeil sur les photos ci-dessous, elles vous montrent ce que
cela donne avec un CPC 664 et un CPC 6128. Pour les 464, prenez garde aux fils reliant la carte mère au lecteur de
cassettes. Pour les CPC+, ouvrez plutôt le clavier par le haut, car sur ces modèles les connecteurs ont été
placés en haut de la carte.
Un CPC 664 ouvert
Un CPC 6128 ouvert
Ne débranchez rien, cela n’est pas nécessaire. Munissez-vous de votre bombe d’air sec, et arrosez franchement
l’intérieur de la machine pour en chasser la poussière éventuelle (même si vous en avez pris
soin, n’oubliez pas que notre petite demoiselle a peut-être plus de 15 ans – rien n’est sûr, mais on ne
demande jamais son âge à une dame). Insistez dans les recoins, rien ne doit être épargné lors de sa
toilette. Armez-vous ensuite d'un pinceau à poils épais et souples et balayez la poussière restant sur la
carte mère. Refermez ensuite le tout et revissez (souvenez-vous que la plus grande des 7 vis sous un CPC
6128 se loge près des connecteurs vidéo et d'alimentation, les 2 vis noires se placent sur le côté).
Remarque :
Si vous possédez un CPC 664, 6128 ou 6128+, ne replacez pas tout de suite les vis, cela peut vous rendre
service par la suite.
Tant que nous y sommes, nous allons nettoyer les touches du clavier qui ont du souffrir au fil du temps. Pour
le coup, munissez-vous de votre bouteille d'alcool à 90° ou modifié, voire à nouveau de votre bouteille
d'alcool à brûler et imprégnez un morceau de coton hydrophile.
Frottez sans relâche chaque touche jusqu'à ce qu'elles retrouvent une à une leur couleur d'origine
(attention aux claviers jaunis car aucun nettoyage ne pourra ramener l'éclat de touches trop longtemps
exposées à la lumière du Soleil). Prenez votre mal en patience, le résultat en vaut souvent la chandelle.
Possesseurs d’un CPC 464 ou 464+, vous avez un petit nettoyage de plus à faire. Il serait bon de nettoyer la
tête de lecture de votre lecteur de cassette. Toujours à l'aide de votre bouteille d'alcool à 90 degrés (ou
modifié mais rien d'autre), imprégnez un coton tige cette fois, appuyez sur la touche PLAY, ce qui fait apparaître la tête
de lecture/écriture dans le lecteur, passez votre coton sur la tête à plusieurs reprises pour en enlever les
impuretés (n'hésitez pas à frotter une trentaine de secondes si besoin), vous éviterez ainsi bien des erreurs de lecture par la suite.
N'oubliez pas de nettoyer vos têtes de lecture régulièrement pour maintenir à leur maximum les performances
de votre lecteur, la belle vaut bien quelques attentions régulières...
N'hésitez pas non plus à l'occasion à passer une cassette de nettoyage qui démagnétisera efficacement votre
tête de lecture pour un fonctionnement optimal.
A ce propos, bien que vous devriez vous convaincre qu'il n'y a aucun intérêt aujourd'hui à écrire des données
sur une cassette, si vous devez vous procurer des cassettes vierge neuves, ne prenez que des "ferro". Pas de
"chrome", "ferro-chrome" ou "métal", car le lecteur du CPC 464 ne sait pas les effacer complètement à chaque
réenregistrement, vous risquez alors de rencontrer des erreurs de lecture/écriture.
Tous ces petits nettoyages peuvent vous paraître bien futiles aujourd'hui alors que l'électronique
s'est glissée dans chaque recoin de nos appareils modernes, mais le CPC appartient à une époque où
l'informatique était encore largement une affaire de mécanique, ne négligez donc pas ces quelques consignes,
et vous verrez une évolution notable de l'état de votre matériel.
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Si d'aventure vous désireriez pousser plus loin le nettoyage de votre ordinateur chéri, sachez que rien de
bien sorcier ne vous attend, du moment que vous
classez correctement les vis dont chacune a une place définie, et pas une autre. Le clavier aussi peut se
démonter intégralement, ce qui pourrait vous permettre d'extraire les pièces électroniques et de nettoyer
les plastiques à l'eau clair et au savon. Seul bémol à ce tableau somme toute idyllique : vous trouverez dans
votre clavier démonté deux feuilles de plastique équipées de pistes noires, nettoyez-les en passant
délicatement une éponge douce imprégnée d'eau et séchez-les ensuite immédiatement. Si les pistes noires venaient
à s'effacer, votre clavier connaîtrait alors de graves disfonctionnements une fois remonté.
Démonter toute la machine reste réservé aux habitués du recyclage de matériel vintage, vous faîtes donc
cela à vos risques et périls. Les quelques consignes que je viens de vous donner sont normalement
suffisantes pour remettre à flots un CPC dans un état même moyen. Toute autre intervention reste à votre
entière discrétion, vous êtes prévenus...
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Premiers tests, premiers déboires
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Bien, votre CPC brille de mille feux, l'esbroufe est là, maintenant il s'agit de vérifier que tout
fonctionne. Ne branchez rien sur le secteur pour le moment. Branchez les câbles devant relier votre CPC à
son moniteur. Difficile de se tromper, AMSTRAD a tout fait pour que chaque fil trouve sa place sans pouvoir
se glisser à une autre.
Si vous avez un CPC 464 et que vous possédez un lecteur de disquette externe (modèle DDI-1, le seul,
l'unique), branchez-le maintenant sur la prise nommée DISC DRIVE à l'arrière du clavier.
Si vous avez un CPC 464+ ou 6128+, n'oubliez pas d'insérer dans le port cartouche sur le côté gauche votre
cartouche BURNIN'RUBBER qui contient le système d'exploitation AMSDOS.
Même si cela n'est pas indispensable au départ, vous devez bien avoir une vieille manette qui traîne prêt de
la machine, un vieux clou bien cheap d'époque. Pour démarrer, ce sera parfait. Vérifiez l'état général,
nettoyez et branchez la bête sur la prise prévue à cet effet, sur le côté gauche d'un CPC 6128
ou à l'arrière d'un CPC 464/664 (port manette 1 pour un CPC 464+ ou 6128+).
Vous branchez sur le secteur le moniteur et le mettez sous tension, vous mettez ensuite sous tension le CPC,
et là, miracle, l'écran à fond bleu légendaire apparaît avec ses écritures jaunes si caractéristiques. Vous
y êtes. Si vous possédez un CPC+, vous devez au départ choisir la fonction F1 pour accéder à l'écran d'accueil
AMSDOS, à moins que vous ne désiriez immédiatement vous lancer dans une partie du jeu BURNIN'RUBBER fourni
sur votre cartouche de boot en pressant la touche F2. Mais revenons à notre bel écran bleu.
Testez la manette, juste pour voir. En inclinant le levier vers la gauche, une flèche correspondant
devrait apparaître à l'écran. Il doit en être de même pour chaque direction. Un X doit apparaître lorsque
vous pressez le bouton feu. Ca commence à vous revenir ? Je suis à peu prêt sûr que les souvenirs commencent
à se bousculer. Si quelque chose cloche avec la manette, vous serez condamné à jouer au clavier dans un
premier temps, nous verrons par la suite comment remplacer efficacement une manette passée de vie à trépas, ne
vous inquiétez pas.
Si l'écran reste noir une fois mis sous tension, eh bien, heu, comment dirais-je ? Vous avez un problème.
Vous pouvez d'ors et déjà faire appel à votre ami l'électronicien pour jeter un coup d'œil et vous dire si
le problème est sérieux ou si ce n'est qu'une babiole électrique. Sortez votre whisky...
Donc admettons que tout fonctionne, car en fait, j'ai rarement vu un CPC ne démarrant pas, et pourtant j'en
ai récupéré certains dans un sale état, des demoiselles maltraitées par des salauds.
Mais rentrons maintenant dans le vif du sujet.
Vous possédez un CPC 664, 6128 ou 6128+ ? Vous avez sous la main un lecteur de disquettes 3 pouces DDI-1 que
vous n'avez pas manqué de brancher sur votre CPC 464 avant de le mettre sous tension ? Alors, le moment
fatidique est là ! Mais lequel ? Celui de lancer un jeu pour bien s'amuser ? Pas si simple, vous allez
peut-être vous trouver face au premier, le plus courant, des petits soucis d'un AMSTRAD CPC. Mais ne
poussons pas plus loin le suspense. Insérez immédiatement une de vos vieilles disquettes dans le lecteur 3
pouces.
- Pour ceux possédant un CPC 464, tapez d'abord à l'écran ùb ou |b selon que votre clavier est AZERTY ou
QWERTY et appuyez sur la touche ENTER. Puis tapez CAT et à nouveau la touche ENTER.
- Pour les autres, tapez simplement CAT et appuyez sur la touche ENTER.
Que se passe-t-il ? Un listing du contenu de la disquette apparaît-il à l'écran ? Si oui, vous êtes chanceux
et vous n'aurez pas à intervenir tout de suite sur votre lecteur de disquette. On peut donc alors dire que
tout est opérationnel.
Si le message DISC MISSING apparaît, c'est que le temps se couvre. Essayez tout de suite une autre
disquette, la première était peut-être tout simplement défectueuse. Le même message revient ? Alors
vous n'y couperez pas, il va falloir opérer.
Changement de la courroie d'entraînement du lecteur de disquette :
C'est que, voyez-vous, contrairement aux lecteurs 3'5 pouces que l'on trouve dans n'importe quelle crèmerie,
les lecteurs 3 pouces sont animés par une courroie en caoutchouc. Or au bout de 10 ou 15 ans, il n'y a rien
d'anormal à ce que cette courroie soit détendue, entraînant ainsi un mauvais fonctionnement du lecteur. C'est
qu'Alan SUGAR lui-même n'avait sans doute pas prévu que l'on désirerait encore faire tourner ses CPC 20
ans après leur conception. Vous allez donc avoir pour mission de changer cette courroie. Voici votre première
véritable intervention, vous allez voir que si cela semble compliqué, en fait il n'y a rien de bien sorcier.
Avant d'intervenir, vous allez devoir vous munir d'une nouvelle courroie, le fabuleux site
Phénix Informatique vous en
propose à prix d'ami, mais vous pouvez simplement vous rendre dans un magasin d'électronique et demander une
courroie aux dimensions correspondant à celles mentionnées sur l'image ci-contre et représentant le scan
d'une boite de courroie. Elle est encore largement utilisée dans toutes sortes d'appareils, ce qui la
rend facile à trouver. Pour ceux qui ont de petits yeux fragiles, ses dimensions sont :
69,0 x 0,60 x 3,00 mm.
Vous voyez, en fin de compte, vous avez bien fait de ne pas revisser votre CPC 664/6128/6128+ ! Quant aux
utilisateurs de lecteurs DDI-1 ou FD-1, vous allez devoir, vous aussi, jouer du tournevis pour ouvrir le boîtier et
extraire le lecteur.
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Le lecteur standard du CPC664 et celui du CPC6128
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Débranchez tout, ouvrez votre ordinateur comme vous l'avez déjà fait plus haut. Ceci fait, dévissez et
retirez le lecteur de disquette de votre CPC ou de votre boîtier externe en débranchant la nappe et le
câble d'alimentation (si ce dernier résiste, c'est qu'il est retenu par un crochet sur la prise, utilisez
alors un petit tournevis plat pour faire levier sur cette retenue).
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Vue sur la courroie du lecteur du CPC 664
Vue sur la courroie du lecteur du CPC 6128
Le lecteur du CPC 6128+ est de même type
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Vous avez le lecteur entre les mains ? Et bien maintenant il ne reste plus qu'à changer la courroie en
suivant les images ci-contre. Retournez le lecteur,
dévissez le circuit imprimé vert (attention aux nombreux fils connectés sur le circuit), soulevez-le pour
faire apparaître la courroie. Notez que certains fils sont soudés et n'ont pas de connecteur, vous devrez
donc composer avec et vous en arranger pour accéder à la courroie. Surtout, ne retournez pas le lecteur dans
cet état, vous risqueriez de perdre la tétine de test de protection en écriture. Elle est simplement glissée
et c'est normalement le circuit imprimé qui la maintient en place. Si vous perdez cette tétine, vous ne
pourrez plus écrire avec votre lecteur (gênant, non ?)
Maintenant, à l'aide d'un petit tournevis ou d'une pince d'électricien, enlevez la courroie détendue et remplacez-là par la nouvelle.
Soyez patient, c'est une question de dextérité. Ceci fait, refermez le tout et revissez le circuit
imprimé.
Remontez votre CPC ou votre boîtier externe, toujours sans rien revisser (ne soyez donc pas aussi
impatient, petit canailloux), rebranchez le total, mettez sous tension l'ordinateur et
essayez une disquette. Miracle de la technologie, cela fonctionne !!!
Remarque :
Si vous constatez que l'ancienne courroie se désagrège lorsque vous cherchez à l'enlever et qu'elle a adhéré
au galet d'entraînement, surtout n'insistez pas et ne cherchez pas à gratter comme un barbare. Essayez
d'abord de glisser un fin tournevis dans la rainure du galet pour extraire la courroie comme si
vous peliez un légume. Si la courroie s'est vraiment incrustée sur le plastique, utilisez un peu
de methyléthylcétone sur un chiffon en papier. Vous trouverez ce produit hautement corrosif en
droguerie spécialisée ou dans certains magasins de tuning automobile. Avant de vous lancer, passez un
peu de ce produit infernal sur le galet pour vérifier que le plastique ne fond pas. S'il supporte le
contact du produit, passez votre chiffon imprégné autour du galet à l'emplacement des résidus de
caoutchouc. Un seul passage suffit à noircir le chiffon alors préparez-vous à en utiliser
une grande quantité jusqu'à ce que tout le caoutchouc soit extrait. Merci à Christophe pour cette
précieuse information qui devrait sauver bon nombre de lecteurs en détresse. Et n'oubliez pas de
respecter les précautions d'emploi notées sur le flacon, je vous assure que ce n'est pas avec ce produit
là qu'il faut s'amuser à les négliger.
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Courroie = environ 2,00 €
Difficulté =
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Réglage de la tête de lecture/écriture :
TOUJOURS PAS ? Vous avez maintenant droit au message "READ FAIL"? Bon sang, la chance vous
abandonne. Mais il reste une possibilité. Votre tête de lecture, le temps n'arrangeant rien à l'affaire,
s'est peut-être déréglée. Dans ce cas, vous avez gagné le droit de tout rouvrir.
Sur le dessus de votre lecteur de disquette se trouve une vis de réglage, tout simplement. Voyez la photo
ci-contre (La photo montre le lecteur de disquette d'un CPC 6128, je reconnais ne pas avoir pu localiser
de vis sur le lecteur d'un CPC 664).
Cette vis permet de régler le positionnement de la tête de lecture de votre lecteur. Penchez-vous un peu et
vous noterez que le trou dans lequel est fixée la vis est oval. En actionnant légèrement cette vis dans un
sens ou dans l'autre, vous allez faire pivoter le petit circuit sur lequel est fixée la tête.
Le plus simple est de faire les réglages avec votre CPC prét à tourner. Remontez le lecteur, branchez-le mais
laissez votre machine éteinte par sécurité. Munissez-vous d'un petit tournevis cruciforme vissez trés
légèrement (ce n'est normalement qu'une question de dixième de millimètre). Allumez le CPC (et votre lecteur
DDI-1 ou FD-1 le cas échéant), insérez une disquette dans votre lecteur et essayez de la lire. Si le message
"READ FAIL" apparaît encore, vous pouvez éteindre votre machine et recommencer l'opération. Lorsque la
vis résistera, c'est que vous aurez atteint la buté, n'insistez pas, et continuez l'opération en dévissant
(vous pouvez repartir de la position d'origine de la vis, regardez bien, il y a une petite trace de peinture
qui sert à montrer grossièrement la position initiale).
Détendez-vous, vous devriez voir le bout du tunnel assez rapidement, au bout de quelques essais. Aprés tout,
la tête ne peut pas avoir bougé à ce point. Mais vérifiez bien que votre courroie a été changée ou que votre
lecteur n'est pas visiblement endommagé avant de commencer cette opération de la dernière chance, ce serait
dommage de faire pivoter une tête correctement réglée...
Halala, que de soucis mes bons amis. Fort heureusement, dans la plupart des cas, changer la courroie et
ajuster la tête de lecture suffit à règler tous les problèmes et j'ai rarement vu un lecteur rester
insensible à ces attentions.
Oublions vite ce petit accro, vous venez de faire l'une des interventions les plus hasardeuses de ce récit.
Vous pouvez maintenant refermer complètement votre CPC ou votre lecteur externe et passer à la suite, beaucoup
plus sympathique. Allez hop, on lance enfin un jeu en toute quiétude.
Commandes de base (CAT, RUN) sur un CPC équipé d'un lecteur de disquette
Si vos souvenirs ne vous sont toujours pas revenus, nous allons réapprendre à nous adresser à cette belle
venue des temps anciens.
ATTENTION : partout où vous verrez l'usage du caractère | , pensez à utiliser ù à le place si
votre clavier est français.
|disk et |tape, |A et |B
Si vous possédez un lecteur CPC 464, vous allez devoir signaler au système que vous désirez utiliser votre
unité de disque externe. Pour cela tapez |disk puis pressez la touche ENTER. Vous utilisez maintenant votre
lecteur de disquette à la place du lecteur de cassette.
Pour utiliser un lecteur de cassette externe branché sur un CPC 664/6128, tapez |tape. Avec la commande
|disk, vous reviendrez à votre lecteur de disquette interne.
Si vous possédez un CPC 664/6128/6128+, vous accédez directement au lecteur de disquette intégré. Mais vous
désirez peut-être utiliser un lecteur secondaire, 3 pouces ou 3'5 pouces ? Pour cela tapez |b pour accéder
au second lecteur. Tapez |a pour revenir au lecteur intégré.
CAT
Comme vous l'avez vu plus haut, pour obtenir un listing du contenu d'une disquette, utilisez la
commande CAT puis appuyez sur la touche ENTER. Cette commande très pratique vous permet
de disséquer une disquette et de trouver le nom du fichier de lancement d'un programme. Cherchez surtout les
fichiers se terminant par l'extension *.BAS
RUN
Pour lancer un programme, rien de plus simple. Trouvez le nom du fichier de lancement du programme désiré en
utilisant la commande CAT vue plus haut ou relevez-le sur la disquette, il est généralement noté sur les
disquettes originales. Tapez alors RUN"LENOMDUFICHIER puis pressez la touche ENTER. Par exemple, si le nom du
fichier est DISK.BAS, vous allez taper RUN"DISK.
|CPM
Certains programmes utilisent directement le langage CP/M intégré au CPC. Si vous utilisez la commande CAT
avec des disquettes contenant ce type de programme, vous aurez irrémédiablement droit à un READ FAIL
sans appel, car le contenu de la disquette ne sera pas compatible AMSDOS. Pour lancer ce type de programme,
tapez donc simplement sur votre clavier |CPM (ou ùCPM sur un clavier fançais, bien sûr) puis
pressez la touche ENTER
Ces commandes bien roots vous permettront de lancer tous vos programmes en quelques secondes, et finalement
c'est tout ce que vous demanderez à ce bien vieil AMSDOS. L'usage d'un lecteur de disquette sur CPC était
vraiment d'une simplicité angélique. On adore !
Usage d'un lecteur de cassette (interne ou externe)
Pour lancer un jeu stocké sur une cassette avec votre CPC 464 ou 464+, rien de plus simple.
Insérez votre cassette rembobinée dans le lecteur et appuyez sur la touche PLAY. Rien ne se passe ? C'est
normal car c'est notre belle machine qui donne les ordres (j'adore les dominatrices). Maintenant appuyez
simultanément sur la touche CONTROL et la petite touche ENTER. Au message que vous adresse ensuite la
machine, répondez en appuyant à nouveau sur la touche ENTER. Et c'est parti pour cette attente si
caractéristique des chargements de cassettes. Allez donc vous préparer un café...
Utilisateurs de CPC 664/6128 équipés d'une unité de lecture de cassettes externe, n'oubliez pas de taper
|tape avant toute chose afin de pouvoir accéder à votre lecteur.
Une astuce : Etant donné que le CPC contrôle le lecteur de cassette, celui-ci est bloqué jusqu'à ce qu'il le
mette en marche. Si vous devez rembobiner votre cassette ou faire une avance rapide, lancez donc une lecture
(CONTROL + petite touche ENTER et appuyez sur ENTER) pour tout déverrouiller.
Mais au fait, comment lancer un programme lorsqu'il y en a plusieurs sur la même face d'une cassette ?
De nombreuses compilations de jeux de l'époque usaient de ce procédé pour éviter de devoir multiplier les
cassettes dans la boîte.
Certains réflexes anodins de l'époque ont disparus depuis si longtemps que nous les avons nous-même oubliés.
Je vous rafraîchis donc la mémoire.
Commencez par mettre votre cassette dans le lecteur et rembobinez-la. Mettez le compteur du lecteur à zéro.
Munissez-vous d'une feuille de papier et d'un crayon. Notez le nom du premier jeu et en face inscrivez 000.
Lancez la lecture et attendez que le CPC arrête le lecteur, une fois le chargement effectué. Maintenant
notez le nom du programme suivant et reportez en face le numéro inscrit actuellement sur le compteur.
Relancez votre CPC et, sans rembobiner votre cassette ni remettre votre compteur à zéro, lancez le chargement
suivant. Une fois le chargement effectué, notez de nouveau le nom du jeu suivant à charger ainsi que le
numéro inscrit sur le compteur à cet instant.
Recommencez l'opération pour autant de jeux présents sur la face de votre cassette.
Exemple :
1 - Cybernoid = 000
2 - Exolon = 079
3 - Nebulus = 130
4 - Northstar = 195
Maintenant, vous savez que pour charger NEBULUS, par exemple, vous devez rembobiner votre cassette,
mettre le compteur à zéro et procéder à une avance rapide jusqu'à ce que le compteur indique le numéro 130,
unité de départ du chargement du programme.
La voilà, l'informatique de mémé, bien cheap, bien roots. Vous ne sentez pas toutes ces sensations ressurgir
à la surface ?
Si vous êtes l'un des rares possesseurs de l'énigmatique CPC 464+, je vous rappelle bien à regret que votre
machine ne dispose pas de compteur. Un lecteur de cassettes informatiques sans compteur... merci AMSTRAD.
Quoiqu'il en soit, vous ne pouvez pas faire ce genre de manipulation, ce qui risque je le crains de
compliquer votre tâche, oubliez plutôt l'idée d'utiliser des compilations de jeux.
A propos du reset (attention aux surtensions)
Votre belle machine semble robuste de prime abord. C'est que son design inspire confiance et n'a rien à
envier aux plus solides et aux plus sexy des tanks de type Sherman. Toutefois, cette robustesse est toute
relative face à la bête noir de l'électronique, j'ai nommé : la surtension !!!
Alors, ayez pitié d'elle ; bien sûr, nous avons tous pris à l'époque la sale habitude de faire des resets de
notre belle machine en glissant sournoisement un doigt vers l'interrupteur pour l'actionner d'un rapide
aller-retour (ne voyez aucune connotation dans ces quelques mots, je vous l'interdis, goujats). Mais je peux
vous garantir qu'aujourd'hui, après toutes ces années de bons et loyaux services, elle risque de ne plus
supporter ce genre de familiarité.
Pour éviter tout problème, le site Phénix Informatique
vous propose un schéma d'installation de bouton reset pour votre CPC.
Mais bon, personnellement et bien que je trouve l'idée ingénieuse, il me semble que pour l'utilisateur
occasionnel, cette installation est un peu extrême, alors qu'il est si simple de prendre le temps
d'attendre quelques secondes entre le moment où vous éteignez votre machine et celui où vous la rallumez.
Vous ne croyez pas ? En plus, ça me fend le coeur d'imaginer faire des trous dans ma belle de cilice.
Quoiqu'il en soit, pour les plus furieux d'entre vous, voici une solution pour assembler un boîtier équipé
d'un bouton reset. Ainsi pas de trou dans la coque, pas de soudures sur la carte mère, tout comme on aime
sur AMSTRAD TODAY. Par contre, vous ne devez pas utiliser votre port expansion pour quoi que ce soit
d'autre car c'est sur ce port que va être branché le boîtier.
Commençons par un boîtier destiné aux CPC équipés de prises Centronics (CPC Schneider comme CPC+
puisque le brochage du port EXPANSION est le même sur les deux machines) et
tâchons de rassembler les pièces nécessaires : 1 connecteur Centronics 50 mâle avec son capot, 1
bouton poussoir le plus petit possible, 2 brins électriques de quelques centimètres. Comme vous
l'avez peut-être deviné, nous allons intégrer le bouton reset directement dans un connecteur Centronics
qui sera ensuite branché sur le port expansion.
Maintenant c'est très simple, connectez l'un des plots du bouton poussoir sur la borne 25 du connecteur
centronics (correspondant à la borne 49 du bus CPC/CPC+) et l'autre à la borne 45 (correspondant à la borne 40
du bus CPC/CPC+) en utilisant vos deux sections de câble comme le montre le tableau et le schéma ci-dessous
(connecteur Centronics vu du côté soudure).
Percez un trou dans le capot du connecteur pour y glisser le bouton poussoir, refermez le tout pour obtenir
un résultat approchant celui du connecteur que vous pouvez voir sur les photos.
Il ne vous reste plus qu'à brancher ce connecteur sur le port expansion de votre CPC/CPC+ à prise Centronics, une
pression sur le bouton poussoir reboot désormais "proprement" votre machine sans risque de surtension.
Penchons-nous maintenant sur le cas moins pratique d'un CPC traditionnel équipé de prises de
type "Bord de Carte". Cela peut-être indifféremment un 464, un 664 ou un 6128 puisque le port EXPANSION
est le même sur tous ces modèles. Voyons le matériel nécessaire : 1 connecteur PCB 50 points, 1
bouton poussoir, 2 brins électriques de quelques centimètres et enfin 1 boîte en plastique
assez large pour accueillir le connecteur PCB. Comme il ne manquera sûrement pas de place dans votre boîte,
je vais aussi vous indiquer comment ajouter à cette recette un petit bouton de pause qui vous permettra à
loisir de "freezer" votre machine. Totalement inutile, donc rigoureusement indispensable... Si vous
désirez appliquer cette partie du montage, il vous faudra 1 bouton interrupteur et 2 brins
électriques supplémentaires.
Préparez la boîte dans laquelle vous allez placer votre montage en perçant un orifice de la taille du
connecteur PCB et deux autres qui accueilleront le bouton poussoir et l'interrupteur si vous avez décidé
d'installer un bouton de pause. Je vous laisse vous inspirer de mon propre boîtier en étudiant les photos
ci-contre. N'oubliez pas de percer l'orifice du PCB au raz de la boîte pour que rien ne gène sa connexion
à la carte mère.
Maintenant, il ne vous reste plus qu'à faire vos soudures en suivant le tableau et le schéma ci-contre.
Pas de problème pour souder les fils aux boutons, par contre pour les connecter sur le support PCB le
procédé est hélas un poil plus folklorique car ici rien ne se fait par soudure puisque le connecteur est
autodénudant. Vous allez devoir fixer les brins avec précision.
Pour cela, placez votre connecteur
autodénudant dans un étau juste assez desserré pour que vous puissiez glisser chaque brin aux emplacements
prévus. Une fois chacun des brins placés sur le plot autodénudant qui lui est assigné, resserrez
l'étau pour refermer le connecteur et ainsi créer les connexions. N'utilisez donc pas de fils au gainage
trop épais pour éviter de tordre les broches en refermant le connecteur. N'oubliez pas non plus le cas
échéant de placer le capot de votre boîte au milieu de vos câbles afin d'éviter de découvrir une fois
le montage terminé que vous ne pouvez plus glisser un bouton dans l'orifice qui lui est destiné.
Si vous désirez intégrer le bouton "pause", vous remarquerez sur le tableau qu'il utilise la même broche
de masse que le bouton de reset (broche 49). Comme il n'y a de la place que pour un brin sur chaque
broche d'un connecteur PCB, je vous propose de relier le plot 2 de votre interrupteur au plot 2 du
bouton poussoir, ce qui reviendra au même.
Enfin, il ne vous reste plus qu'à fixer le connecteur PCB dans la boîte, et comme il n'a sans doute aucune
fixation usinée, je préconise ici de le fixer avec quelques points de colle super forte pour qu'il ne
bouge plus (n'oubliez pas de prévoir assez de marge en extérieur afin de pouvoir connecter le boîtier au
dos du CPC). Fermez le tout, votre boîtier doit ressembler au mien. Vous pouvez à loisir ajouter des
patins dessous s'il n'est pas exactement à la hauteur du CPC pour éviter d'appuyer dessus en continu au
risque d'abîmer le connecteur PCB. Branchez-le, une pression sur le bouton poussoir reboot désormais
"proprement" votre machine sans risque de surtension et l'interrupteur la fige à loisir.
NOTA : On peut parfaitement connecter un bouton de pause sur un CPC/CPC+ équipé d'une prise Centronics en
reliant les plots de l'interrupteur aux plots 25 et 20 du connecteur, mais vous risquez de peiner pour caser
un interrupteur dans le peu de place restant dans le capot du connecteur. A vous de voir si le jeu en vaut
la chandelle.
Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour cette petite ? Elle est fragile, quoi que vous en pensiez...
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CPC/CPC+ type Centronics
1 Centronics 50 points avec capot = 3,80 €
1 bouton poussoir = 1,50 €
CPC type Bord de Carte
1 PCB 50 points = 4,00 €
1 bouton poussoir = 1,50 €
1 interrupteur = 1,50 €
1 Boîte = 2,50 €
Difficulté =
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L'heure des retrouvailles
Et quel plaisir de redécouvrir toutes ces merveilles. Vous savez déjà que maintenant, après avoir remis à
flots ce petit bijou, il n'est plus question de vous en séparer… c'est que la belle a des arguments
convaincants. A peine est-elle à nouveau sous tension que vous empoignez vigoureusement la première
disquette venue. Vous l'insérez dans le lecteur et lancez un chargement. Cassette ou disquette, c'est comme
tous ces petits bruits ou ces odeurs qui ont bercé votre enfance. C'est le son émis par la cloche de
l'église du quartier, l'odeur du pain frais de la boulangerie où votre mère vous envoyait régulièrement les
matins. A peine entendez-vous les premiers cliquetis de la disquette tournant dans le lecteur qu'une foule
de sensations que vous pensiez à jamais perdues se bousculent derrière vos paupières mi-closes.
Vous vous souvenez maintenant ? On est dimanche. Vous venez tout juste de vous éveiller, les odeurs de la
cuisine montent jusque dans votre chambre. Les cloches de l'église sonnent, il est midi et déjà une disquette
tourne dans le lecteur alors que la lumière du Soleil inonde la pièce de cette journée de juin.
Ou bien encore, nous sommes en août. Le jeu que vous désiriez depuis si longtemps et que vous avez commandé
quelques jours plus tôt vient d'arriver par courrier. Vous ouvrez le paquet, arrachez fébrilement le film
protecteur de la boîte et en sortez la cassette que vous glissez immédiatement dans le lecteur. Vous
profitez des longues minutes de chargement pour allez chaparder quelques biscuits dans le placard de la
cuisine avant de vous rasseoir devant votre écran pour voir apparaître une à une les lignes de l'écran de
titre.
Qu'importe le souvenir, chaque disquette ou cassette en contient une foule, tels des codes d'accès à une
banque de données inimaginable dont vous ne soupçonniez pas l'existence quelques minutes plus tôt. Et c'est
plus fort que vous, vous enchaînez les programmes, les chargements, écran après écran, partie sur partie. Il
semble que la donzelle ne veuille décidément plus vous quitter, et vous en redemandez. Après tout, le présent
peut se passer de vous quelque instant...
Les heures passent, puis les jours. Vous commencez donc par enchaîner les parties, puis elles s'espacent, le
tumulte de votre vie actuelle vous rattrape et vous happe à nouveau. Rien que de très normal à tout cela,
vous dites-vous. Mais quelque chose a changé, vous avez un nouvel exutoire dans votre jardin secret, et rien
n'y fait, vous y revenez toujours, par touches, ponctuellement. Alors vous vous dites qu'après tout, c'est
dans l'ordre des choses, que nous avons tous des symboles du passé, tels des bouées sur une mer d'huile. Vous
êtes bien représentatif de votre génération, vous êtes un "adulescent". Ne vous inquiétez pas, vous êtes
encore bien loin du syndrome dit de Peter Pan, mais vous êtes bien de cette génération qui désir vivre sa vie
d'adulte sans devoir renier son enfance (et encore une envolée, une!).
Alors finalement, peut-être pourriez-vous accommoder la demoiselle à son nouvel environnement, briser tout
de même certains liens avec un passé quelque peu inconfortable ?
N'en dites pas plus et suivez-moi à nouveau. Mais attention, car à partir de là, je considère qu'une réelle
volonté vous anime et si vous pensez qu'un peu d'air sec et un ou deux coups de tournevis suffiront à
franchir tous les obstacles, revoyez vos ambitions. Vous devrez fournir quelques efforts de plus. Mais ne
vous inquiétez pas, ce ne sera rien de bien méchant malgré tout et vous n'aurez besoin d'un spécialiste
qu'une ou deux fois. Allons, en route !