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Utiliser un CPC sans moniteur AMSTRAD (ou pour remplacer un écran monochrome)
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Si vous tenez particulièrement à votre moniteur AMSTRAD, par attachement
personnel ou parce que vous n'avez pas envie de faire encore des soudures pour alimenter votre CPC sans lui,
vous êtes tranquille. Mais si votre moniteur est monochrome et que vous en avez marre ou si vous avez envie
d'utiliser votre CPC sur une TV 16/9 comme votre console préférée, vous allez encore devoir jouer du fer à
souder. Mais attention, cela peut carrément valoir le coup. Un CPC connecté à un écran plat, cela ne prend
quasiment plus de place, et un CPC (un vrai, pas un émulateur) sur une TV ou un projecteur pour une petite
partie occasionnelle d'Antiriad, c'est la classe !
Câbles vidéo CPC et CPC+
Pour vous séparer de votre CTM640/644 ou carrément de votre vieux moniteur monochrome au profit d'un écran équipé
d'une prise péritel (téléviseur à tube cathodique, écran TFT ou à plasma), un simple câble vidéo fera
l'affaire. Rien de bien méchant en somme. Nous allons voir cela ensemble. Je vous propose un schéma de câble
pour votre CPC mais aussi un pour le CPC+, dont le son, ne l'oublions pas, est intégré au câble vidéo.
En ce qui concerne le CPC, nous allons commencer par monter le câble relayant le signal vidéo. Pour cela,
munissez-vous de votre câble nu, d'une fiche péritel mâle et d'une fiche DIN 13 mm mâle à 6
broches, puis suivez le schéma et le tableau ci-contre (composants vus du côté soudure) pour effectuer les
quelques soudures d'usage.
Pour ce qui est du son, vous pouvez tirer un câble audio du CPC jusqu'à votre système Hi-Fi. Mais vous
pouvez aussi l'intégrer au câble que vous êtes en train de monter. Munissez-vous d'une fiche Jack mâle 3 mm
ainsi que d'un peu de cable audio stéréo et reliez-les à votre péritel comme vous le montre le schéma et le
tableau (composants vus du côté soudure). L'astuce consiste à intégrer le câble audio à la DIN, de manière à ce que vous ne soyez pas
encombré par le câble audio, juste de quoi aller de la prise jack du CPC au connecteur video, comme vous
pouvez le voir sur le câble ci-contre. Votre câble audio sera alors soudé sur les 2 brins restés libres de
votre câble vidéo pour rejoindre les entrées audio de votre connecteur péritel.
Occupons-nous maintenant d'un CPC+. Le câble vidéo est légèrement différent car il intègre directement le
son, ce qui, il est vrai, est beaucoup plus pratique. A nouveau, munissez-vous d'un câble nu, d'une fiche
péritel mâle et d'une fiche DIN 13 mm mâle à 8 broches, puis suivez le schéma et le tableau ci-contre (composants vus du
côté soudure) pour effectuer les quelques soudures nécessaires. Cette fois-ci, vous devrez aussi effectuer un
pontage en utilisant un petit morceau de câble pour relier ensemble les plots 4 et 17 afin
qu'ils rejoignent tous deux le plot 8 de la DIN (il est en effet très important de connecter la masse
des prises audio de la péritel sur la masse de la DIN afin d'éviter de désagréables interférences sonores).
Branchez la fiche DIN de votre câble monté sur votre CPC/CPC+, la fiche péritel dans la prise de votre
moniteur ou téléviseur (pour un téléviseur, n'oubliez pas d'afficher le canal auxiliaire souvent nommé
AV/AUX), mettez votre ordinateur sous tension et le tour est joué.
Voilà qui devrait vous permettre de relier votre CPC à tout type de moniteur équipé d'une prise péritel
(SCART en anglais). Mais prenez garde, votre téléviseur doit être équipé d'un bouton permettant de basculer
manuellement sur le canal auxiliaire (directement sur le poste ou sur une télécommande). Ne vous inquiétez
pas, c'est le cas de tous les appareils actuels. Toutefois, si d'aventure vous désireriez brancher votre belle
de cilice sur un vieux machin dénué de cette option (bien que cela n'ait aucun intéret à mon sens de se
donner toute cette peine pour brancher son CPC sur un antique poste TV datant d'une époque aussi reculée),
vous pouvez vous procurer une pile 9V et un contacteur à pression pour cette pile, reliez
ensuite le fil + du contacteur au plot 8 de la fiche péritel (N'hésitez pas à intégrer une
résistance de 150 ohms entre l'extremité du fil et ce plot de la fiche) et le fil - au plot
17. Branchez la pile. Ainsi l'image apparaîtra comme par magie car l'impulsion électrique générée
appellera le passage de l'écran sur son canal auxiliaire (cette astuce n'a bien sûr d'intérêt que sur un
téléviseur, pas sur un simple écran vidéo qui ne possède quant à lui qu'un seul canal toujours actif).
"Chouette, mon CPC est branché sur un vieux poste à écran bombé avec en bonus une pile qui pendouille sur
le câble péritel". Vous en rêviez, mémé l'a fait !!! Si vous pouvez éviter une telle faute de goût,
foncez !
Pour chaque montage, n'oubliez pas de raccorder le blindage de votre câble (que vous aurez préalablement
torsadé) au plot 21 du connecteur péritel, cela vous assurera d'éviter un maximum de parasites. Si vous
pouvez vous passer de le faire pour certains montages, ici ne l'oublier pas car le CPC par lui-même est
trés mal isolé et la qualité de l'image finale sur votre écran TV pourrait en pâtir visiblement. A bon
entendeur...
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1 Jack 3 mm mâle or = 1,20 €
50 cm de câble audio stéréo = 1,00 €
1 péritel mâle = 3,10 €
1 DIN 6 broches 13 mm mâle = 1,35 €
1 DIN 8 broches 13 mm mâle = 1,35 €
2 m de câble vidéo 8 brins = 2,00 €
1 Contacteur à pression = 0,30 €
1 pile 9V = 2,00 €
Difficulté =
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Brancher son CPC sur un moniteur SVGA
Cela reste encore aujourd'hui le point le plus délicat. Car le CPC restitue son image en RVB, et il n'est
équipé ni d'une sortie SVGA, ni d'un convertisseur de signal (transpondeur) avec une sortie composite ou S-VHS.
Il faut se contenter de son connecteur RVB DIN, ou au mieux d'une prise SCART (péritel) par le biais d'un
câble adaptateur comme nous avons pu en voir précédemment.
Si vous essayez de monter un simple adaptateur DIN<>SVGA, c'est bien évidemment sans espoir. Si vous cherchez
à concevoir un câble muni d'une DIN d'un côté et d'une RCA (ou CINCH) de l'autre en vue de brancher l'ensemble
sur un VGA-BOX (un boitier permettant l'affichage en PAL sur un écran SVGA d'une image provenant d'une source
composite RCA ou S-VHS), vous aurez bien une image mais en noir et blanc uniquement. Le monochrome au XXIème
siècle, très peu pour moi.
Mac Gyver vous propose sur le site Phénix Informatique une solution pour transformer directement le
signal RVB en SVGA, vous permettant ainsi de raccorder un CPC sur votre moniteur préféré. Une
fois encore, l'idée est ingénieuse, efficace, c'est un coup de maître. Mais seulement voilà, c'est encore
une astuce qui sort du cadre de notre propos, à l'instar du bouton reset abordé précédemment. Câbles à nu,
soudures sur la carte mère, découpe du boitier du CPC pour intégrer un connecteur SVGA 15 broches, je vous
laisse seul juge de l'aspect bidouille du montage. C'est uniquement une question d'opinion, certainement pas
un jugement de valeur. Mais comme vous l'avez constaté, je préfère largement fonctionner par système
d'adaptateurs, sans toucher à l'intégrité de ma machine préférée. Alors l'idée de faire des soudures à même
la carte mère et de devoir découper un CPC me glace le sang.
Restons à l'affût d'un boitier abordable à acheter ou à monter pour transformer le signal à partir du port
vidéo DIN ou bien d'une péritel standard.
Bien sûr, brancher son CPC sur l'écran de son PC ou de son MAC, c'est fonctionnel et peu encombrant.
Mais comme la plupart des écrans à usage informatique ne sont aujourd'hui équipés que d'une entrée SVGA,
voire au mieux d'une DVI (autre norme vidéo informatique moins utilisée), il faudra pour l'instant faire
une croix dessus la mort dans l'âme.
Cependant, en attendant une solution miracle et grâce au simple adaptateur RGB, vous pouvez tout de même
brancher votre belle machine sur n'importe quel système équipé d'une prise péritel. Cela vous laisse pas
mal d'ouvertures : moniteurs PAL standards, TV à tubes cathodiques, TV à écrans plats plasma, TFT ou
encore LCD...
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Un écran plat HD 17' équipé à la fois d'une entrée SVGA et d'une péritel à la norme
PAL. Idéal pour brancher son ordinateur et un petit CPC.
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En fait, ces derniers peuvent d'ailleurs s'avérer être une alternative tout à fait alléchante. En effet, les
téléviseurs à écran plat répondant à la norme HD (Haute Définition) ou carrément full-HD sont tous
équipés d'au moins une prise péritel pour accueillir un matériel non HD. Une aubaine que de constater
que la nouvelle norme de téléviseurs ne laisse pas à l'écart les anciens standards, d'autant que les
écrans plats devraient rapidement éradiquer toute trace des tubes cathodiques dans nos salons. Et ils
ont souvent la bonne idée d'être équipés d'une entrée SVGA qui permet la connection sans problème d'un
ordinateur moderne. Donc si vous devez acheter un nouvel écran pour votre PC ou votre MAC, songez à
prendre le problème à l'inverse, un téléviseur HD équipé d'une entrée SVGA sera aussi efficace qu'un
moniteur classique avec votre ordinateur et vous proposera en plus une ou plusieurs entrées RGB pour
accueillir aussi un périphérique PAL comme votre CPC par exemple.
La seule question en suspend à ce sujet reste toutefois : Pour combien de temps ? Car lorsque
tous les nouveaux périphériques seront passés à la norme HD et utiliseront des connectiques de type HDMI
(un standard numérique Haute-Définition qui semble justement parti pour devenir le remplaçant HD du
connecteur SCART), il ne faudra alors plus attendre bien longtemps pour voir disparaître notre bonne
vieille péritel des téléviseurs. Dés lors, il faudra trouver une nouvelle solution pour continuer
à y brancher nos chers CPC, comme un convertisseur HDMI>SCART par exemple. Mais ceci est une autre
histoire, n'est-ce pas?
Pour l'heure, les écrans plats supportant les signaux PAL en RGB sont encore tous équipés d'une prise péritel en plus des entrées
RCA et S-VHS. Vous n'avez que l'embarras du choix en fin de compte. Alors ne ruminez pas et passons à
l'alimentation de la demoiselle.
Alimentations
Maintenant votre CPC est libéré de l'entrâve de son vieux moniteur d'origine. Oh, ce n'est pas qu'il n'ait
pas rendu de fiers services, le bougre, mais il n'a plus l'allure d'antan. Notre belle possède un design tout
aussi austère, mais il y a une magie du vintage des années 80 en elle.
Pour qu'elle soit définitivement libre, il va falloir lui offrir une nouvelle source d'énergie, car privée
de son moniteur, elle se retrouve du même coup à sec, la pauvre chérie. Pour cela, plusieurs solutions
s'offrent à nous, passons tout cela en revue.
Les modules MP-1 et MP-2
C'est encore le moyen le plus efficace et le plus propre d'alimenter un CPC sans toucher à un fer à souder
et en respectant au maximum l'esprit du CPC. Bien sûr, c'est une solution toute en un qui vous permet
d'ailleurs d'éviter d'avoir à vous confectionner un cable vidéo, puisqu'il est doté d'une sortie vidéo
péritel avec son alimentation. Pour une quinzaine d'euros, vous devriez pouvoir mettre la main sur cette
perle qui n'est pas trop rare sur le net.
Attention toutefois lors de l'acquisition d'un module MP. le module MP-1, dédié initialement au seul CPC 464,
ne possède pas de prise 12V pour alimenter le lecteur de disquettes des CPC 664/6128, le MP-2 est le seul
équipé des 2 prises nécessaires à leur alimentation. Selon votre CPC, préférez donc ce dernier.
Par contre, ces modules sont totalement incompatibles avec la gamme CPC+, donc si vous possédez un de ces
modèles, vous pouvez passer votre chemin. Allez hop!
Alimentation de type PC AT/ATX
Pour alimenter un CPC, vous pouvez aussi utiliser une alimentation pour PC. Vous en trouverez un peu partout
autour de vous d'occaz, à moins que vous ne décidiez d'en acheter une neuve. Acheter une alimentation neuve
rien que pour votre CPC n'aurait rien de farfelu, car vous pouvez trouver des alimentations neuves pour
environ 15 Euros seulement. La moins puissante des alimentations pour PC suffira largement à alimenter notre
belle machine. Mais après, tout est une question de budget, vous avez aussi des alimentations
super compactes pour boitiers "shuttle", mais ce n'est pas le même prix. Quoi qu'il en soit, voici la méthode à
suivre une fois que vous avez entre les mains une ALIM de type AT/ATX, quelle qu'en soit la provenance.
Pour commencer, votre alimentation doit pouvoir être mise en route et éteinte sans être connectée à une carte
mère PC. Certaines alimentations ont en effet une sécurité que vous devez d'abord "by-passer". Pour cela,
isolez le connecteur pour carte mère, il doit ressembler à celui que vous voyez ci-contre. A présent, si
votre alimentation est de type AT et a déjà un interrupteur, reliez ensemble simplement le fil
vert (PS-ON - fil 14) à l'un des noirs (Masse GND). Si votre alimentation est très recente, elle doit être de type
ATX, vous devez donc ajouter un petit interrupteur ON/OFF. Pour cela, reliez simplement le fil vert à l'un des
plots du connecteur et un fil noir à l'autre plot.
Testez votre alimentation, branchez-là. Mise sous-tension, son ventilateur doit se mettre en route et vous
devez pouvoir la mettre hors-tension en basculant l'interrupteur.
Maintenant que votre alimentation peut fonctionner sans être connectée à un PC, on va s'occuper du
connecteur 5V de la carte mère requis pour tout CPC/CPC+, quelque soit le modèle que vous possédez.
Munissez-vous d'un connecteur d'alimentation 2,1 mâle si vous désirez alimenter un CPC ou d'un
connecteur d'alimentation 2,5 mâle si vous utilisez un CPC+ (vous pourrez aussi par la suite
alimenter une GX-4000). Attrapez un connecteur sur votre alimentation PC, vous devez y voir 2 fils noirs
(masse GND), 1 fil rouge (5V) et 1 fil jaune (12V). Retirez le connecteur type "banane" au bout,
attrapez un fil noir et le fil rouge. Soudez le fil noir sur le plot au bord du connecteur
et le fil rouge au centre (n'inversez surtout pas les polarités ou vous risquez le court-circuit).
Maintenant, on va s'occuper de l'alimentation 12V d'un CPC 664/6128. Munissez-vous d'un connecteur
d'alimentation 2,1 femelle, attrapez le fil jaune et le second fil noir. Soudez le fil jaune sur le plot
au bord du connecteur et le fil noir au centre (là non plus, n'inversez surtout pas les polarités ou vous risquez
le court-circuit).
Si vous prenez bien garde à respecter l'organisation des fils, tout devrait se passer sans le moindre soucis.
Bien évidemment, je viens de vous expliquer comment connecter directement chaque fiche aux câbles de votre
alimentation pour PC. Mais si vous appliquez cela au pied de la lettre, vous risquez de n'avoir que des câbles
très courts pour aller de l'alimentation au CPC. C'est pourquoi je vous invite à utiliser la longueur de câble
électrique que vous jugerez nécessaire (n'abusez quand même pas trop) pour allonger un peu tout cela.
Au fait, utilisateurs de CPC+, votre ordinateur de seconde gamme est beaucoup moins gourmand en énergie et vous
n'avez donc besoin que de l'alimentation 5V décrite plus haut, comme pour un CPC 464.
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1 alimentation 220/230V = à partir de 15,00 €
1 interrupteur = 2,00 €
1 connecteur d'alimentation 2,1 ou 2,5 mâle = 1,50 €
1 connecteur d'alimentation 2,1 femelle = 1,50 €
1 m de câble électrique 2 brins = 1,50 €
Difficulté =
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LA GROSSE ASTUCE : l'alimentation d'un boîtier externe
La solution de l'alimentation PC reste la moins onéreuse, tout en étant assez sécurisée (faut quand même
pas faire n'importe quoi avec de l'électricité), seulement une alimentation nue c'est efficace mais c'est
assez moche. Les câbles se balladent, l'interrupteur pendouille... beurk!
On peut facilement pallier à ce problème en utilisant une alimentation à l'abris dans une boîte et que vous
possédez peut-être déjà prés de vous. Précédemment, nous étudiions le recyclage d'un boîtier de
périphérique externe en lecteur de disquettes 3'5 pouces. Il contient peut-être le Saint-Graal. En effet,
si votre boîtier est équipé de sa propre alimentation, elle devait permettre d'animer un disque dur ou un lecteur
de CD-ROM, nul doute alors qu'elle aura la puissance nécessaire pour alimenter votre CPC complet en plus
du malheureux lecteur de disquettes que vous y avez glissé.
Voici une solution idéale ! Jugez plutôt : vous bénéficiez d'une alimentation pour votre CPC sans débourser un
centime; Elle se trouve à l'abris en interne dans un boîtier; Elle vous permet de n'utiliser qu'une prise
électrique pour le lecteur de disquette externe ET votre CPC... Impeccable, je puis vous l'assurer puisque
j'utilise ce procédé pour alimenter mon CPC lorsque je laisse derrière moi son CTM644. Nous allons voir ensemble
comment réaliser ce petit prodige.
Pour cela, vous allez bien sûr devoir rouvrir votre lecteur de disquettes
externe fraîchement assemblé. Ne craignez rien, nous n'allons normalement toucher à rien de ce que vous
avez fait jusque là, détendez-vous, nous allons uniquement ajouter. Vous devez tout d'abord
vous assurer que l'alimentation de votre boîtier externe est assez puissante pour supporter l'alimentation
du CPC en plus du lecteur de disquettes. Ce sera le cas pour la plupart des alimentations de boîtiers 5'4 qui
contenaient au départ un disque-dur ou un lecteur/graveur de CD/DVD-ROMs. Méfiez-vous seulement des alimentations
que vous trouverez sur des boîtiers spécifiquements dédiés dés le départ à alimenter un simple lecteur de
disquettes 3'5 ou ZIP. Ces boîtiers fonctionnent généralement avec de petites alimentations externes qui ne
délivrent que l'énergie nécessaire au lecteur et si elles délivrent bien du 12V ou du 5V, elles n'auront pas
l'ampérage nécessaire pour supporter l'intrusion du CPC. Si vous avez réussi à modifier un très sobre et
peu encombrant lecteur de disquettes 3'5 avec alimentation externe pour votre CPC, je vous tire mon chapeau,
le résultat doit être plutôt sympathique, mais vous ne pourrez pas l'utiliser pour alimenter le CPC et il
faudra vous tourner vers l'une des autres solutions que je vous propose.
Admettons donc que, comme moi, vous avez mis la main sur un boîtier externe 5'4 bénéficiant d'une alimentation
tout à fait apte à fournir de l'énergie à plusieurs périphériques. Nous allons profiter de cette source
d'énergie sous-exploitée par le petit lecteur de disquettes pour alimenter en 5V et 12V notre canon des années
80. Lorsque vous avez eu besoin de transformer le connecteur maxi-banane de votre alimentation en mini-banane
pour y brancher votre lecteur, vous avez sans doute du adapter un petit dédoubleur en Y 5'4 pouces + 3'5
pouces sur l'unique connecteur de l'alimentation, tout du moins c'est ce que je vous conseillais. Vous avez
utilisé le connecteur 3'5 pouces pour alimenter le lecteur, il vous reste donc le connecteur femelle 5'4
pouces inutilisé. C'est lui que nous allons mettre à rude épreuve car ses 4 brins (2 noirs, 1 jaune, 1 rouge)
vont nous permettre de béneficier des 5V et 12V nécessaires.
Pour que le montage soit plus simple à mettre en place, et surtout pour que vous ne touchiez pas à votre dédoubleur
pour le charcuter, nous allons utiliser un autre connecteur d'alimentation, mais un mâle cette fois-ci, que
je vous laisse le soin de récupérer sur une rallonge ou un autre dédoubleur par exemple. Nous ferons ainsi
nos soudures tranquillement sans toucher au montage actuel et créérons un nouvel adaptateur qui pourra à
volonté être retiré du dédoubleur placé sur l'alimentation (je préfère le modulable aux multiples montages
soudés les uns aux autres)
Gardez tout de même une bonne longueur de câble sur votre connecteur d'alimentation mâle pour bénéficier de
la marge nécessaire à sa connexion sur le dédoubleur.
A l'autre extrémité du câble de votre connecteur, nous allons souder un connecteur DB-9 femelle. Ce
connecteur, utilisé pour le standard série, est aussi trés prisé en matière d'électronique, il ne sera
donc pas plus difficile à dénicher qu'un connecteur DB-25. A partir de là, il ne vous reste plus qu'à
effectuer les 4 soudures reliant le tout comme vous le montre la partie inférieur du schéma ci-contre
(connecteurs vus du côté soudure).
Respectez bien les polarités des câbles, une erreur pourrait-être fatale à la carte mère de votre CPC.
Une fois les soudures effectuées, vous devez avoir entre vos mains un adaptateur présentant à l'une de ses
extémités un connecteur mâle à brancher sur le connecteur femelle libre de votre dédoubleur d'alimentation, et
à l'autre extrémité un connecteur DB-9 femelle à fixer en externe sur votre boîtier de lecteur de disquettes
externe.
Pour ce qui concerne la fixation de ce nouveau connecteur externe, je vous renvoie à l'ingéniosité
dont vous avez fait preuve pour fixer le connecteur DB-25 femelle précédemment. Si vous bénéficiez comme
moi de larges ouvertures, je vous conseille à nouveau l'usage d'une équerre percée pour recevoir un DB-9
que vous pourrez trouver neuf ou d'occasion sur un vieux PC, propreté et efficacité garanties. Vous pouvez
voir ci-contre une équerre non percée, à vous de mettre la main sur une équerre équipée d'une ouverture DB-9.
Maintenant que votre lecteur de disquette externe est équipé d'une sortie d'alimentation adéquate, montons
simplement le câble qui va permettre de relier celle-ci aux connecteurs d'entrée du CPC.
Nous allons utiliser un connecteur DB-9 mâle sur lequel nous allons fixer les câbles 2 brins à l'extrémité
desquels nous souderons les connecteurs d'alimentation. Munissez-vous donc de votre connecteur DB-9 mâle
et soudez-y les brins de vos 2 câbles 2 brins blindés comme vous le montre la partie supérieure du
schéma ci-dessus. Ceci fait, il ne reste plus qu'à relier les fiches d'alimentation externe à l'extrémité
restée libre des 2 câbles. Là aussi, soyez vigilant, au risque de vous tromper dans le montage et de
court-circuiter votre CPC. Pour vous repérer, je vous conseille de brancher ensembles les connecteurs
DB-9 mâles et femelles pour mieux distinguer les correspondances de brins des câbles par rapport à ceux du
connecteur d'alimentation interne de votre lecteur de disquette.
Commençons par nous occuper du connecteur 5V nécessaire pour l'alimentation de la carte mère, connecteur
nécessaire pour n'importe quel CPC/CPC+.
Munissez-vous d'un connecteur d'alimentation 2,1 mâle si vous désirez alimenter un CPC ou d'un
connecteur d'alimentation 2,5 mâle si vous utilisez un CPC+ (vous pourrez aussi par la suite
alimenter une GX-4000). Attrapez le câble dont les brins correspondent à un fil noir et au fil
rouge. Soudez le brin du câble correspondant au fil noir sur le plot au bord du connecteur et celui
correspondant au fil rouge au centre (n'inversez surtout pas les polarités ou vous risquez le
court-circuit).
Maintenant, on va s'occuper de l'alimentation 12V nécessaire pour les seuls CPC 664/6128. Munissez-vous
d'un connecteur d'alimentation 2,1 femelle, attrapez le second câble dont les brins correspondent
au fil jaune et au second fil noir. Soudez le brin du câble correspondant au fil jaune sur
le plot au bord du connecteur et celui correspondant au fil noir au centre (là non plus, n'inversez
surtout pas les polarités ou vous risquez le court-circuit).
Si tout s'est bien passé, vous avez entre les mains un câble "double" présentant à une extrémité un connecteur
DB-9 mâle et à son autre extrémité deux connecteurs d'alimentation externes. Pour fignoler l'ensemble et
qu'aucune soudure ne reste à nue, je vous invite à fixer un capot à votre connecteur DB-9 mâle comme celui
que vous pouvez voir ci-contre.
ATTENTION, ne connectez jamais les deux câbles ensembles lorsque votre lecteur est sous tension, vous
provoqueriez un court-circuit fatal pour votre alimentation.
Ce montage vous permet de bénéficier d'une source d'énergie pour votre CPC/CPC+ à l'aide d'un câble amovible.
Lorsque votre machine est connecté à son moniteur, vous pouvez débrancher le câble d'alimentation relié à votre
lecteur de disquettes afin qu'aucun fil inutile ne dépasse. L'astuce à discrète, classe, efficace, tout ce que
j'aime!
Ce type d'alimentation délivrant un ampérage plus que conséquent, vous pourrez l'utiliser pour alimenter
n'importe quel type de CPC (pour les modèles 464/464+/6128+ vous avez d'ailleurs remarqué que vous n'avez
besoin que du câble 5V, le 12V n'étant nécessaire que pour les modèles 664 et 6128).
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2 x 1 m de câble blindé à 2 brins = 3,00 €
1 Connecteur d'alimentation 2,1 ou 2,5 mâle = 1,50 €
1 Connecteur d'alimentation 2,1 femelle = 1,50 €
1 DB-9 mâle = 1,20 €
1 DB-9 femelle = 1,20 €
1 capot pour DB-9 = 1,00 €
Difficulté =
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Alimentations universelles
A part ces 2 techniques qui sont, semblent-elles, les plus pratiques et les plus courantes, vous pouvez aussi
vous tourner vers d'autres alimentations. Mais attention car pour alimenter un CPC 664/6128, il vous en
faudra deux et les alimentions universelles que vous trouverez dans le commerce à 10 Euros ne délivreront
jamais assez d'énergie pour alimenter un CPC et son lecteur de disquettes, même les CPC+. Si vous désirez
opter pour une alimentation externe afin d'alimenter un CPC+ par exemple, la plaisanterie pourrait vous
revenir assez cher.
J'ai moi-même fait l'acquisition d'une telle alimentation, elle est même capable d'alimenter un PC portable
équipé d'un écran TFT 15'. J'avais justement plusieurs appareils gourmands dont les alimentations m'avaient
abandonnées, alors j'avais une bonne raison d'investir. Mais une alimentation capable de faire tourner un
CPC+ complet par exemple vous coûtera la bagatelle de 50 Euros. Ca peut faire cher la facture pour l'unique
usage du CPC+, mais là encore la solution est aussi idéale qu'onéreuse. Car un CPC+ équipé d'une telle
alimentation et d'un câble vidéo péritel est aussi facile à transporter qu'une console de jeu moderne...
Votre jolie brune est maintenant libérée de ses entraves. Auto-alimentée, elle est aussi capable de projeter
son image sur n'importe quel système vidéo moderne. Elle peux vivre pour elle-même, sans être obligé de
se trimballer un encombrant et pesant moniteur. Vive l'indépendance...