Ainsi donc, une fois le montage effectué et la petite boîte magique refermée, vous vous trouvez avec un
objet on ne peut plus simple et fiable. Branchez l'adaptateur côté DB-9 sur la prise mâle de
l'adaptateur MEGADRIVE et l'autre extrémité de ce dernier au port manette de votre CPC, branchez un pad
PLAYSTATION sur le connecteur à la norme SONY et allumez la bête. Normalement, le miracle se produit,
aucun caractère erratique n'apparaît à l'écran. Si vous appuyez sur la touche HAUT du pad, une flèche
correspondant apparaît alors à l'écran, signe que la belle s'est laissée conquérir par le nouveau venu.
Appuyez sur la touche X, un x apparaît sur l'écran, c'est votre bouton de feu. Comble du luxe, la touche
R2 du pad agit comme un tir automatique et vous pouvez utiliser le stick analogique gauche comme levier
de commande. Viva España !
Concernant le choix de votre pad PSX, c'est à vous de voir, c'est une question de prix. Vous trouverez des
pads de sous-marque pour quelques euros, mais franchement, la peine que vous vous êtes donné pour
ce petit montage mérite bien l'acquisition d'une manette de qualité, non ? Après tout, c'est aussi pour
bénéficier d'une ergonomie exemplaire que vous avez décidé de vous fendre de cet adaptateur. Alors comme il faut
toujours aller au bout de son idée... Moi, personnellement, j'utilise tout simplement une manette officiel
Sony DUALSHOCK 2. Ces manettes ont fait leurs preuves, elle sont robustes, d'une impeccable précision, et
de la précision il en faut pour jouer sur un ordinateur aux détections de collisions largement discutables
dans bien des jeux.
Vous aurez aussi la possibilité de brancher une manette de type arcade comme l'ARCADE STICK de NAMCO. Il est
bien sûr complètement compatible avec l'adaptateur et il est d'une précision redoutable. Essayez donc une petite
partie d'ARKANOID avec un joujou dans ce genre, vous n'en reviendrez pas. En plus, il est anthracite comme
le CPC, un vrai bijou.
Une précision : Les manettes sans fil à ondes radio fonctionneront ou pas selon le modèle . Un
soucis lié au type de système à onde radio choisi par chaque constructeur. Difficile de savoir à l'avance
quel modèle sera compatible sans l'essayer. Par exemple, les manettes "Cordless Controller" de LOGITECH
refusent de fonctionner, ce qui est bien dommage étant donné leur fiabilité outre mesure.
A l'inverse, le "Micropad" de MADCATZ, acceptable sans être inoubliable, est immédiatement reconnu par
l'adaptateur. Vous voilà prévenus...
Fin des montages. Si vous avez désiré ignorer les sections précédentes, vous pouvez maintenant reprendre le cours normal de votre
lecture...
Un doubleur pour deux fois plus de plaisir
Maintenant que vous êtes armé, vous allez pouvoir faire exploser les scores d'une main assurée. Mais si jouer
tout seul est déjà sympathique, joindre un ami à la fête serait encore mieux car vous
isoler des heures durant en solitaire devant un écran n'est peut-être plus votre tasse de
thé. Sans compter que vous avez sans doute autour de vous des gens qui ont eux aussi rêvé avec notre belle
par le passé et qui, s'ils n'ont pas la même volonté de faire revivre leur ancien CPC, n'auraient rien
contre une petite partie. Or, si AMSTRAD a fini par comprendre que l'envie de jouer à deux était une évidence et
a intégré deux prises manette à ses CPC+/GX-4000, les acquéreurs des premières générations durent se
contenter d'une seule.
Pourtant, les jeux à avoir proposé un mode deux joueurs sont plus nombreux qu'on le croit généralement. Seulement ce mode
est souvent resté dans l'ombre car les manettes équipées d'un second connecteur pour en brancher en gigogne
une deuxième étaient rares, et le plus souvent de piètre qualité. La Konix Navigator était sans doute la
seule manette digne de ce nom à proposer cette fonctionnalité.
Restait alors le clavier pour le second joueur qui déclarait forfait au bout de quelques parties à se briser
les doigts au mieux sur les touches curseurs, au pire sur des touches de contrôle fantaisistes impossibles à
redéfinir (qui ne se souvient pas des joies des touches o/p/a/q... quelle ergonomie).
Mais il est bien loin le temps de l'insouciance où nous pardonnions tout à notre machine chérie, alors il est
plus que temps de remédier proprement à cet impardonnable oubli d'AMSTRAD qui ne semblait pas trouver
important de pouvoir jouer à plusieurs avec le même confort (ou qui voulait vendre ses atroces manettes
équipées d'une prise gigogne). Voici un montage qui va vous permettre de brancher deux manettes sur votre
CPC le plus naturellement du monde.
Faisons tout d'abord nos courses, comme à l'accoutumée : Il va vous falloir 2 DB-9 mâles pour brancher
vos manettes, 1 DB-9 femelle qui viendra se connecter sur la prise manette du CPC, 2x15cm de
câble rond 9 brins et enfin 3 capots pour DB-9 afin de protéger vos soudures (et aussi pour
l'esthétique, d'ailleurs).
Maintenant, attrapez votre fer à souder car un petit challenge vous attend. En effet, vous n'avez pas
manqué de remarquer que vous avez entre les mains deux câbles de 9 brins (soit 18 brins) à souder sur un
seul connecteur 9 broches femelle. Et bien vous allez tout simplement devoir relier 2 brins sur chaque
broche du DB-9 afin que chaque câble soit branché de la même manière sur ce connecteur. Alors évitez un
instant le café car ce type de montage peut légèrement faire perdre patience.
L'idée générale est de monter un câble comme si l'on assemblait une simple rallonge, mais celle-ci doit
être double, d'où la connection de 2 câbles identiques sur les même broches. Vous me suivez? Jetez un oeil
au schéma ci-contre pour vous faire une idée de la question (connecteurs DB-9 vus du côté soudure).
Mais une fois toutes ces belles soudures effectuées en suivant le tableau ci-contre, comment le CPC va-t-il
pouvoir distinguer les 2 joueurs et non pas faire réagir les deux manettes de la même manière ? Tout
simplement en intervertissant deux broches sur l'un des DB-9 comme il vous ait montré en orange dans le
tableau. La prise manette comporte deux broches "communs", en les intervertissant, on informe le CPC que
la manette connectée est celle du deuxième joueur. Je vous invite donc à ne pas oublier d'intervertir
les brins 8 et 9 de l'un des câbles en le branchant sur son connecteur DB-9 mâle, ce connecteur sera
désormais le port manette 2 de votre CPC.
Ce montage est très simple, il ne nécessite qu'un peu de patience et de rigueur pour offrir à notre belle
un nouveau bijou dont vous ferez bonne usage, à n'en pas douter.
A vous les parties d'IKARI WARRIOR avec
un ami, ou encore les courses effrénées à deux sur 500cc GP de Microïds, plus rien ne vous arrêtera.
Vous découvrirez sans doute sous un nouveau jour des monuments tels que SUPER SPRINT ou encore
l'indémodable GAUNTLET...
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1 prise DB-9 femelle = 1,0 €
2 prises DB-9 mâles = 2,00 €
3 capots pour DB-9 = 3,00 €
30 cm de câble = 1,50 €
Difficulté =
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Le son
Cela n'a l'air de rien, à première vue, mais votre CPC possède une capacité sonore en matière de chipsound
qui n'est pas négligeable. En plus, de nombreuses mélodies que vous pourrez entendre ont bercé votre enfance,
autant en profiter au mieux. Pour votre information, le processeur qui permet au CPC de s'exprimer est un
AY-3-8912 qui gère 3 voies sur 7 octaves. C'était un processeur très populaire à l'époque et la gamme AY a été
utilisée dans de nombreuses autres machines : MSX, Oric, ZX Spectrum +128, ATARI ST (variante YM),
Intellivision, et même VECTREX. C'est un processeur déjà suffisant pour dorloter nos oreilles délicates. Et
justement, afin de ne pas les agresser, mieux vaut éviter le speaker intégré au CPC, tout juste
fonctionnel. Quelle horreur... Certaines compositions de démos ou de jeux valent vraiment un moment
d'attention mais ne comptez pas en découvrir tous les reliefs avec cette misère intégrée au clavier.
Heureusement, le CPC est équipé d'une sortie auxiliaire qui permet de le connecter à votre ensemble Hi-Fi
préféré via une prise Jack toute simple. Que ce soit grâce à un ampli home cinéma, une petite chaîne Hi-Fi
d'appoint ou encore l'ensemble haut-parleur d'un PC, n'hésitez pas et redécouvrez les capacités de votre
8bits. Un simple câble audio standard suffit. Une fois la connexion faite, lancez donc CYBERNOID 2,
DELIVERANCE, RAMPART ou encore GLIDER RIDER, vous comprendrez mieux mon point de vue.
Voilà, je l'ai dit, il n'y a pas que le SID du C64 dans la vie, il y a aussi le AY
(voici un point vital de l'histoire de l'Humanité qu'il était important d'éclaircir, non mais !)
Allez hop, voici quelques musiques de jeux bien senties pour rééduquer vos petites oreilles chastes. Vous
allez pouvoir lire ces fichiers directement sur votre PC en passant soit par un plug-in qui lira directement
le chipsound avec Internet Explorer (attention ce plug-in ne fonctionne plus à partir de la version 6 fournie
en standard avec Windows XP), soit en utilisant le trés sympathique player ST-Sound codé par Léonard
du groupe OXYGENE. Vous trouverez ces deux applications sur son site.
C'est déjà super sur votre PC, alors qu'attendez-vous pour brancher vos enceintes sur votre CPC ? PC et CPC
utilisent la même connectique audio, donc même votre câble est adaptable, vous n'avez aucune excuse. Une
autre astuce, si votre CPC est proche de votre PC, consiste à le brancher sur l'entrée line in de votre
carte sonore, ainsi vous pouvez profiter du son Hi-Fi sur la belle sans vous priver du son sur votre machine
actuelle. Tout ce qu'il vous faut pour cela c'est un câble équipé d'une fiche jack à chaque extrémité, 3 Euros
dans toutes les bonnes crèmeries.
Alors si vous devenez accroc de ce petit chipset ou si vous désirez simplement profiter de la voix de
votre petit CPC, je vous invite à me suivre dans un tutorial qui vous en apprendra davantage sur le
chipsound et comment proposer à votre machine des tonnes de musiques en quelques clics. C'est
par là.
L'image : Histoire de normes Haute Définition
Nous avons vu précédemment comment délester le CPC de son imposant moniteur d'origine, donc vous n'avez
aucune excuse pour ne pas sortir votre machine du cadre de son malheureux 36cm. Offrez-vous donc le
luxe d'un écran plus grand, le confort d'un CPC discrètement glissé sous l'écran de votre home-cinema,
le standing un peu "nouveau riche" d'un 6128 connecté à un écran LCD Haute-Définition. Plus sérieusement,
nous savons tous que ce n'est pas votre CPC qui va vous estomaquer par ses capacités graphiques
inégalables. Malgré cela, vous pourriez être surpris par les sensations ressenties en jouant à ARKANOID
sur un écran 52 pouces, ou encore par le fun de faire tourner BARBARIAN et ses grandes séances de
décapitations sur un projecteur, cela vaut le coup d'oeil...
Car la HD est partout ! L'univers du home cinéma n'a Dieu que pour elle ! Mais alors qu'est-ce que notre
belle brune pourrait bien faire dans tout ce maelstrom de connectique et de normes vidéo ? Et bien que
cela reste encore aujourd'hui un point relativement délicat. Car le CPC restitue son image en RVB, et
il faut se contenter de son connecteur RVB DIN, ou au mieux d'une prise SCART (péritel) par le biais
d'un câble adaptateur comme nous avons pu en voir précédemment.
En effet, les écrans plats répondant à la norme HD (Haute Définition) ou carrément full-HD ont envahi nos
maisons mais ils sont encore tous équipés d'au moins une prise péritel pour accueillir un matériel non
HD. Une aubaine que de constater que la nouvelle norme de téléviseurs ne laisse pas à l'écart les
anciens standards, d'autant que les écrans plats ont rapidement éradiqué toute trace des tubes cathodiques
dans nos salons.
La seule question en suspend à ce sujet reste toutefois : Pour combien de temps ? Car lorsque
tous les nouveaux périphériques seront passés à la norme HD et utiliseront des connectiques de type HDMI
(le standard numérique Haute-Définition qui est devenu le remplaçant HD du connecteur SCART/péritel), il ne
faudra alors plus attendre bien longtemps pour voir disparaître notre bonne vieille péritel des
téléviseurs. Pour l'instant hélas point de salut, et aucune alternative ne semble viable pôur remplacer
cette bonne vieille péritel en RGB qui reste seule sésame pour notre belle brune.
Malgré tout, voyons ensemble les différentes normes de connectique HD afin de rester sur le qui vive
en vue d'une future alternative qui permettra à notre belle de se tirer de ce mauvais pas. Et puis
quel écran choisir aujourd'hui pour que notre belle égérie s'y épanouisse ? Nous nous attarderons sur la
question et dévoilerons ensuite quelques astuces pour la choyer dans ce nouvel environnement...
Le standard VGA :
Si vous souhaitez brancher votre CPC sur l'écran de l'ordinateur de
votre bureau, utiliser une entrée VGA vous semble le plus adapté. Hélas, notre belle n'est pas
équipée d'une sortie de ce type. Si vous essayez de monter un simple adaptateur DIN<>SVGA, c'est bien évidemment
sans espoir car le balayage vidéo n'est pas du tout le même. On pourrait alors envisager de concevoir un
câble muni d'une DIN pour CPC d'un côté et d'une RCA (ou CINCH) de l'autre en vue de brancher l'ensemble
sur un VGA-BOX (un boitier permettant l'affichage en PAL sur un écran SVGA d'une image provenant d'une
source composite RCA ou S-VHS). Mais comme le CPC n'est pas équipé d'un convertisseur de signal en vue
d'accueillir une connectique composite ou S-VHS, vous aurez bien une image mais en noir et blanc
uniquement. Le monochrome au XXIème siècle, très peu pour moi.
Mac Gyver vous propose sur le site Phénix Informatique une solution pour transformer directement le
signal RVB en SVGA, vous permettant ainsi de raccorder un CPC sur votre moniteur préféré. Une idée
ingénieuse seulement voilà, c'est encore une fois une astuce qui sort du cadre de notre propos, à
l'instar du bouton reset abordé précédemment. Câbles à nu, soudures sur la carte mère, découpe du
boitier du CPC pour intégrer un connecteur SVGA 15 broches, je vous laisse seul juge de l'aspect
bidouille du montage. C'est uniquement une question d'opinion, certainement pas un jugement de valeur.
Mais comme vous l'avez constaté, je préfère largement fonctionner par système d'adaptateurs, sans
toucher à l'intégrité de ma machine préférée. Alors l'idée de faire des soudures à même la carte mère et
de devoir découper un CPC me glace le sang.
De plus il faut bien reconnaître qu'avec la fusion croissante entre les univers de l'informatique et du
home cinéma, le VGA apparaît comme un parent pauvre, à l'instar de ce que représente la péritel dans
le domaine de la vidéo. Les nouvelles normes s'installent clairement ! Et si vous aviez dans l'idée
d'utiliser le standard VGA coûte que coûte pour brancher votre CPC sur un écran de TV HD, sachez que les
dernières normes VESA (protocole standardisé d'affichage) ne supportent plus les résolutions inférieures
au 800x600. Ainsi la question est réglée, le VGA est à exclure, surtout pour raccorder son CPC sur autre
chose qu'un écran d'ordinateur...
Composante (YUV), DVI (I/A/D) :
Nous ne nous attarderons pas vraiment sur ces normes d'affichage HD incompatibles avec le CPC et sur
lesquelles peu d'efforts ont été consentis en terme d'adaptation à l'univers du rétrogaming.
Disons que la composante (YUV) est le pendant analogique du HDMI qui est quant à lui numérique. L'image
est légérement moins nette à cause de la dipersion de pixels générée par la compression de l'image,
un peu à la manière de la composite (RCA jaune) en basse définition. Il faut cependant bénéficier d'une
dalle de trés grande taille pour voir la différence avec du "tout numérique".
De son côté le DVI est une norme créée avant le HDMI est qui devait assurer un pont entre les univers
de la vidéo et de l'informatique. C'est pourquoi on trouve 3 formats : le DVI-A analogique (sur les
cartes vidéo des ordinateurs), le DVI-D numérique (en vidéo) et le DVI-I, sorte de format "deluxe"
équipé des deux. Entre temps, le HDMI a su s'imposer avec un format unique plus compact et offrant
de plus grandes possibilités.
HDMI : On y a presque cru !
Le HDMI serait finalement la vraie solution pour en finir avec l'angoissante question : "Où vais-je brancher mon CPC si
je veux utiliser un écran HD sur lequel il n'y a PAS d'entrée RGB SCART/péritel ?".
Malheureusement, ce paragraphe n'a ici d'autre but que de vous mettre en garde. Il existe bien plusieurs
modèles d'adaptateurs sur le marché et j'ai eu l'occasion d'en essayer 2 parmi les plus répandus... aucun
ne fonctionne avec un CPC ! Sans parler des boîtiers mal-fichus comme celui que je vous montre ci-contre.
Pourtant garanti composite ET RGB, impossible d'utiliser un appareil RGB dessus. Petit examen de la
carte de l'appareil : le chip qui gère la conversion vidéo est effectivement compatible RGB mais
ce n'est pas câblé ! Il est donc purement et simplement incapable d'afficher du RGB malgré ce qui est
annoncé, sacrés chinois ! Quand au second que j'ai essayé, il fonctionne parfaitement avec une MEGADRIVE,
une PS1/PS2 ou encore une console SATURN de SEGA mais refuse un CPC, un AMIGA ou même encore une
DREAMCAST. Impossible de stabiliser l'image qui saute en continu sur ces trois machines.
Vu le prix de ce type de convertisseur, je ne peux que vous inviter à passer votre chemin pour le moment,
à moins que vous ayez la possibilité d'essayer l'objet de votre convoitise avant un achat définitif !
Dans tous les cas, AMSTRAD TODAY reste sur le qui-vive et s'empressera de vous tenir informé
si un adaptateur HDMI sur le marché fait enfin correctement son boulot ! Wait & see...
Conseils pratiques dans le choix d'un écran
Alors bien sûr, vous n'allez pas faire l'acquisition d'un écran plat juste pour utiliser quelques machines
vintages pleines de gros pixels comme notre petite lady. Cependant, si vous vous lancez dans l'achat
d'un nouvel écran télé, voici quelques conseils pour vous assurer du bon choix tout en vous
octroyant la possibilité d'en faire un usage vintage dans les meilleures conditions si l'envie vous
en prend !
Plasma, LCD ou LED :
Plusieurs technologies se cotoient dans la joie et la bonne humeur sur le marché des écrans plats, et
c'est un sacré casse tête pour l'acheteur. Le plasma offre une image d'une qualité extraordinaire avec
des couleurs chaudes et des noires profonds si tant est qu'on y met le prix. Le résultat est bluffant
sur nos petites machines qui proposent une palette de couleurs relativement restreinte mais aux teintes
particulièrement vives. Cela étant, ces écrans consomment énormément d'énergie et certains modèles
parmi les moins récents risquent de rencontrer des problèmes d'image persistante incrustée dans la
dalle si vous utilisez trop longtemps votre CPC avec des jeux où une image fixe est continuellement
affichée.
Les écrans LCD sont les plus répandus et surtout les plus abordables. Le risque d'image
persistante sur la dalle est quasi nul, ce qui est un avantage certain pour l'utilisateur de machines
vintages 2D dont l'affichage d'images fixes est régulier. Par contre, les couleurs sont plus froides
et les noirs sont moins profonds qu'avec du plasma, tirant sur le gris foncé selon la
qualité des modèles. Ce soucis provient du fonctionnement même de cette technologie qui utilise un
rétro-éclairage par néons de la dalle, ce qui créé des variations d'intensité lumineuse dans différentes zones
et provoque cette tendance à tirer vers le gris lorsqu'aucune couleur n'est affichée. C'est donc un
choix à faire aussi selon la sensibilité de l'utilisateur.
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La technologie OLED permet d'allier la finesse de l'image à celle de l'écran.
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Reste les technologies OLED et LED. Le OLED constitue actuellement la plus avancée des technologies
d'affichage graphique. Le rendu d'image est complètement uniforme et le résultat est juste
hallucinant. Pour obtenir un tel résultat, les tubes lumineux ont été supprimés et chaque sous-pixel
de l'image est une diode rouge, verte ou bleue qui émet sa propre lumière. On ne peut pas faire de noir
plus profond puisqu'il est obtenu par l'extinction pure et simple des sous-pixels et ce procédé réduit
au passage considérablement l'épaisseur de la dalle. Par contre, cette technologie naissante est
actuellement hors de prix et il faudra sans-doute attendre plusieurs années avant de voir arriver les
premiers écrans dans les magasins à des prix particulièrement élevés. Des prix bien au-delà
de nos considérations vintages, il va sans dire.
Il ne faut pas confondre cette petite révolution multimédia avec les écrans LED, qui ne sont en fait que
des écrans LCD dont les tubes ont été remplacés par des diodes blanches réparties derrière la dalle. On
est donc en présence d'une technologie LCD dont seul le rétro-éclairage est différent. Du coup, on
obtient souvent une meilleure homogénéité de lumière mais le résultat ne justifie pas la
différence de prix par rapport à un LCD standard, d'autant que cela dépend du nombre de diodes et de
leur répartition. On trouve même des écrans LED dont les diodes ont été placées autour de la dalle
et non en matrice derrière les cellules, ce qui fait perdre tout le bénéfice du procédé pour un intéret
purement commercial.
Remarque :
Quel que soit votre choix, tous les écrans actuels cherchent à masquer les variations d'intensité
en jouant avec le contraste de l'image en temps réel. Si ce système de contraste dynamique est déjà
discutable avec une image à la norme HD, nous vous conseillons vivement de le couper lors de
l'utilisation de machines vintages comme notre lady dont les couleurs vives et peu nombreuses se
prètent mal à ce petit jeu...
Retaillage de l'image 4:3/16:9 :
Cela peut paraître tout bête, mais c'est quand même un petit plus de pouvoir changer le ratio de l'image
sur la dalle, histoire de zoomer un peu sur une fenêtre de jeu ridiculement petite par exemple. Bon,
évidemment, il ne faut pas non plus en abuser, sous peine de devoir jouer au milieu d'une bouillie de
pixels, mais vérifiez quand même que votre nouveau joujou propose plusieurs zooms et changements de format
d'image en affichage RGB, vous verrez que si vous prenez assez de recule, le résultat peut être surprenant.
Sortie SCART/péritel RGB :
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Composante, VGA, HDMI... Ouf, la péritel est toujours là ! Mais une seule gère le RGB...
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Voilà un point crucial à ne pas négliger lors de l'achat d'un écran. Assurez-vous que l'écran dispose
bien d'au moins 1 connecteur péritel en RGB. Au passage, Vous vous dites peut-être que par définition
une péritel gère forcément le RGB... et bien pas du tout puisque le connecteur peut aussi bien accueillir
le RGB que la composite ou la S-Vidéo (ce qui explique l'existence de ces petits adaptateurs qui
permettent de raccorder un matériel utilisant une connectique composite ou S-Vidéo sur une prise péritel).
Mais si la composite est toujours présente, RGB et S-Vidéo ne peuvent se cotoyer sur la même prise. Donc
si vous n'avez qu'une péritel sur le modèle qui vous intéresse, elle sera vraissemblablement câblée en
RGB. Par contre si vous prenez un écran équipé de deux ou trois prises péritels, vous pouvez être sûr que
l'une d'elle sera câblée en S-Vidéo, pas en RGB. Assurez-vous bien alors de connecter votre petit CPC
sur la prise gérant le RVB, sinon c'est l'écran noir assuré !!!
Un petit mot sur la vidéo-projection :
Sinon, si vous voulez vraiment en prendre plein la vue et que vous avez un mur assez grand chez vous,
il reste toujours l'option de la projection. L'usage n'est plus le même que celui d'un écran plat et on
allume rarement un projecteur pour regarder les infos. Mais pour profiter d'un bon film, vous ne
trouverez pas meilleure option pour bénéficier d'une diagonale d'image immense ! Les constructeurs
proposent du matériel d'une qualité surprenante en HD et bénéficiant d'une excellente clareté. Plus
besoin de regarder son film ou de jouer dans le noir. Mais soyez vigilant car les vidéo-projecteurs sont
rarement équipés d'une entrée RVB et se contentent en basse définition de la composite et de la s-vidéo.
Vous trouverez même à des prix raisonnables des projecteurs de poche pas plus gros qu'un paquet de
cigarettes et aux qualités de résolution étonnantes. Malheureusement, cet esprit de miniaturisation ne
se marie pas vraiment avec l'énorme connectique péritel et vous aurez peu de chance de trouver un modèle
équipé d'un adaptateur RVB proposant ce type d'entrée. Alors quoiqu'il en soit, n'oubliez pas de
vérifier que votre choix porte sur un modèle équipé d'une entrée RVB péritel, sinon "Exit" la
possibilité de connecter un CPC dans un moment de délire, à moins de disposer d'un convertisseur
HDMI comme nous l'avons vu plus haut !
Bienvenue au XXIième siècle
A la lumière de ces quelques mises au point, vous serez d'accord avec moi sur le fait qu'il est indispensable
de choyer autant la belle que notre confort personnel. C'est qu'en une vingtaine d'années, l'univers
vidéo-ludique a largement évolué. Manettes sans fil, écrans plats, écrans larges, supports
numériques rapides et infaillibles, casques et enceintes au son de cristal, rien n'est trop beau pour notre
petit confort. Tout cela n'a évidemment rien à voir avec une époque révolue où "informatique" rimait avec
"mécanique", où le son d'un speaker de 2 cm suffisait à ravir nos oreilles, un monde dans lequel s'offrir un
lecteur de disquettes ou un écran 36 cm couleur relevait du grand luxe et où le moindre montage électronique
ne pouvait être que l'oeuvre d'un professionnel.
Miss CPC fait donc une entrée fracassante dans notre nouveau siècle, mais il n'est pas question de lui laisser
parures et vêtements défraîchis par le temps. Elle ne peut nous atteindre, humbles voyageurs temporels,
qu'en arborant de nouvelles couleurs, vives et neuves, qui sauront nous toucher, nous émouvoirs, nous donner
cet inextricable besoin de la saisir à nouveau et de lui porter un regard neuf d'adulte qui découvre un objet
dans lequel il n'avait peut-être auparavant vu qu'un simple jouet d'enfant.
Mais l'aventure ne s'arrête pas là...