Le Confort


Vous avez bien avancé, vous ne trouvez pas ? La belle vient de rentrer de pleins pieds dans notre nouveau siècle. Elle vous tend maintenant les bras. Allez-vous rester insensible et finir par décider de la remettre dans son carton ? Bien sûr que non, après tous ces efforts, elle a maintenant gagné sa place de choix dans votre habitat, plus question pour elle de vous fausser compagnie. Un lecteur de disquette flambant neuf offrant une porte ouverte aux centaines de ROMs disponibles sur l'Internet, une connectivité standardisée pour se dédouaner d'accessoires usés et archaïques, un bon lifting pour une nouvelle jeunesse et c'est à peine si vous vous souvenez avoir vécu sans elle durant toutes ces années.

Mais il semble manquer quelque chose. Vous regardez cela de plus prés, cela vous échappe encore. Les jours passent jusqu'au moment où votre vieille manette décide de vous abandonner. Et alors, tout devient clair ! Il aura fallu qu'un vieux bout de plastique disgracieux et malcommode vous fasse faux bon pour que cela vous saute aux yeux. Ce qu'il vous manque, c'est du confort, de l'ergonomie, du design... Bref, vous voudriez bien dépasser le stade du fonctionnel pour vous intéresser à des aspects plus pointus, votre penchant technophile frappe à votre porte !



La manette

Le confort de jeu, voilà bien un point trop souvent négligé. Pourtant, difficile de rester plus de quelques minutes devant un écran si l'on est affublé d'un contrôleur de mauvaise qualité. Vous avez d'ailleurs sans doute une longue expérience de cela car d'innombrables modèles des manettes compatibles CPC ont fleuris durant les années 80. A cette époque, le standard créé par ATARI pour ses consoles avait trouvé écho auprès des constructeurs de tous poils, à son grand dam, d'ailleurs… C'est donc une pluie de manettes en tous genres qui s'est abattue sur nos pauvres ordinateurs 8 et 16 bits.

Mais certaines tentatives furent bien plus heureuses que d'autres. Si certaines sont entrées dans la légende telles les modèles SPEEDKING, NAVIGATOR ou encore COMPETITION PRO 5000, elles ont presque été noyées par le flot de leviers de piètre qualité qui ne devraient aujourd'hui même pas trouver leur place dans une collection digne de ce nom.

Peut-être est-ce le cas de la manette que vous avez retrouvé avec votre chère machine ? Peu ergonomique, instable, touché caoutchouteux... Beurk ! Si vous avez un quelconque attachement personnel pour ce levier, remettez le donc dans un carton afin de le préserver du temps et passez plus simplement à une manette plus adéquate en ce beau début de XXIème siècle.

Justement, abordons un peu quelques uns des modèles qui ont su marquer la légende de leur emprunte. Que ce soit la COMPETITION PRO 5000 avec son aspect robuste et rassurant, la SPEEDKING avec sa prise en main franche et agressive, ou encore la NAVIGATOR dotée de son ergonomie si particulière d'arme à feu (merci pour le pacifisme du design chez KONIX), souvent copiée, jamais égalée, voici bien des manettes promptes à faire exploser les tableaux de scores. Si vous désirez garder une touche de vintage dans le choix d'un joystick, arrêtez-vous sur l'un de ces 3 modèles, ils ne vous décevront pas. D'ailleurs, leur présence massive de nos jours encore dans le domaine de l'occasion démontre à elle seule leur robustesse...

Bien sûr, vous pouvez rechercher une manette officielle AMSTRAD, afin de jouer les puristes, mais là c'est à vos risques et périls. On peut trouver assez rapidement et pour une bouchée de pain le joystick JY-2 d'AMSTRAD sur le net, mais tous ces efforts en valent-ils la peine ? De trop petite taille pour les mains, au touché trop sec, à la solidité toute relative, il n'a d'avantage que de proposer un second port manette pour brancher un 2ème joystick. Mais si vous désirez en découdre avec un ami dans une partie endiablée de BUBBLE BOBBLE ou de DYNAMIC DUO, préférez largement une NAVIGATOR de KONIX, elle propose aussi cette option.

Toutes ces manettes, c'est bien beau, mais certains d'entre vous, comme moi, ont peut-être quelque peu perdu de leur dextérité avec ces engins démoniaques. Evidemment, je n'ai jamais rien contre une petite partie de Rick Dangerous avec ma SPEEDKING chérie. Mais tout de même, après toutes ces années passées à jouer sur console ou sur un AMIGA avec un pad HONEYBEE, on se sent aujourd'hui pour la plupart plus à l'aise avec un paddle entre les mains. Là encore, le choix n'est pas simple. Les modèles sont légions.
Dans ce domaine, faites surtout attention aux incompatibilités. Notre Lady ne souffre pas les bâtards, et elle n'acceptera que des pads montrant un pedigree impeccable. J'entends par là que le système ATARI, c'est 8 directions et 2 boutons. Donc, fuyez les autres modèles, car leur schéma diffère trop du standard avec leur nuée de boutons. Ainsi ne pourrez-vous pas adapter un pad MEGADRIVE par exemple (alors qu'il passe très bien sur un AMIGA ou un ATARI ST, plus ouverts aux fantaisies), ne comptez pas non plus adapter un pad AMIGA CD-32 avec sa kyrielle de boutons.

Mais alors, que brancher ? Vous pouvez tout simplement opter pour un pad AMSTRAD blanc vendu à l'époque avec la gamme CPC+ et GX-4000. Mais là, on retrouve le problème qualitatif. Ce pad ne brille ni par son répondant, ni par son ergonomie, merci AMSTRAD pour cette nouvelle démonstration de professionnalisme.
Alors il vous reste une option : les pads SEGA MASTER SYSTEM. Tant que l'on ne part pas dans du n'importe quoi (les accessoires les plus farfelus ont fleuris sur cette console), le contrôleur SMS est compatible avec notre belle brune. Vous pouvez opter pour la manette officielle qui reste fiable, malgré son manque d'ergonomie, ou vous pouvez vous tourner vers l'un des nombreux pads sous licence, on les reconnaît facilement à leurs 2 boutons, mais là, vous êtes seul juge de leur qualité, car je n'ai jamais eu l'occasion de m'en procurer un.


La manette de vos rêves

Franchement, l'idéal, c'est de pouvoir brancher un pad aujourd'hui devenu un standard, un indémodable, un inévitable. L'idéal, c'est de pouvoir utiliser un pad à l'ergonomie reconnue, que l'on peut trouver sous différentes déclinaisons à tous les prix dans la première crèmerie venue afin d'en finir avec l'incessante recherche de pièces de musées de plus en plus rares. Ce pad dont l'efficacité et l'universalité ne sont plus à démontrer, c'est le DUALSHOCK de SONY.
Vous avez bien lu, vous ne le savez pas, mais votre CPC pourrait bien utiliser ce grand classique de SONY. Mais bien sûr, pour que la belle accepte une telle manette, il va falloir jouer des coudes. Et c'est bien là que vous allez avoir besoin d'appeler un électronicien et de sortir votre meilleure bouteille de la cave. Car je vais vous faire partager ce secret mais pour que ce petit miracle devienne réalité, on va devoir s'éloigner du cadre d'un bricolage commun. Il va falloir programmer un chipset afin de contrôler tout cela car il n'est pas si simple de transformer une prise SONY PSX en DB-9. Nous devons cet astucieux adaptateur à un ingénieux espagnol (oui, encore un, à croire qu'il n'y a qu'eux qui mettent la main à la pâte) : Benjamin MORENTE. Initialement conçu en vue de remplacer un pad CD-32 défectueux, la conception irréprochable de ce boîtier lui permet d'être compatible avec tout type de machine utilisant le standard ATARI.

Voici le schéma de montage du boitier, ainsi que l'archive au format ZIP qui va vous permettre de prendre connaissance de son montage exact. Il comprend aussi bien sûr le programme à intégrer au composant qui pilotera votre adaptateur et une version agrandie du schéma pour plus de clarté. Amusez-vous bien...


1 prise DB-9 femelle = 1,50 €
1 capot pour DB-9 = 1,00 €
10 cm de câble = 0,50 €
1 rallonge de manette PSX = 5,00 €
Votre meilleur vin = selon votre cave
1 circuit imprimé =
1 processeur PIC16F84/10 =
1 support pour processeur =
1 jolie boîte = 2,50 €
Difficulté =


















Une fois le montage effectué et la petite boîte magique refermée, vous vous trouvez avec un objet on ne peut plus simple et fiable. Branchez l'adaptateur côté DB-9 sur la prise joystick de votre CPC, un pad SONY de l'autre et allumez la bête. Normalement, le miracle se produit, aucun caractère erratique n'apparaît à l'écran. Si vous appuyez sur la touche HAUT du pad, une flèche correspondant apparaît alors à l'écran, signe que la belle s'est laissée conquérir par le nouveau venu. Appuyez sur la touche X, un x apparaît sur l'écran, c'est votre bouton de feu. Comble du luxe, la touche R2 du pad agit comme un tir automatique et vous pouvez utiliser le stick analogique gauche comme levier de commande. Viva España !

Concernant le choix de votre pad PSX, c'est à vous de voir, c'est une question de prix. Vous trouverez des pads de sous-marque pour quelques euros, mais franchement, la peine que vous vous êtes donné pour ce petit montage mérite bien l'acquisition d'une manette de qualité, non ? Après tout, c'est aussi pour bénéficier d'une ergonomie exemplaire que vous avez décidé de vous fendre de cet adaptateur. Alors comme il faut toujours aller au bout de son idée... Moi, personnellement, j'utilise tout simplement une manette officiel Sony DUALSHOCK 2. Ces manettes ont fait leurs preuves, elle sont robustes, d'une impeccable précision, et de la précision il en faut pour jouer sur un ordinateur aux détections de collisions largement discutables dans bien des jeux.

Vous aurez aussi la possibilité de brancher une manette de type arcade comme l'ARCADE STICK de NAMCO. Il est bien sûr complètement compatible avec l'adaptateur et il est d'une précision redoutable. Essayez donc une petite partie d'ARKANOID avec un joujou dans ce genre, vous n'en reviendrez pas. En plus, il est anthracite comme le CPC, un vrai bijou.

Une dernière précision : oubliez les manettes sans fil à ondes radio, le port DB-9 du CPC ne délivre pas les 5V DC nécessaires à leur bon fonctionnement. Il faudra donc se contenter d'une manette filaire...


Un doubleur pour deux fois plus de plaisir

Maintenant que vous êtes armé, vous allez pouvoir faire exploser les scores d'une main assurée. Mais si jouer tout seul est déjà sympathique, joindre un ami à la fête serait encore mieux car vous isoler des heures durant en solitaire devant un écran n'est peut-être plus votre tasse de thé. Sans compter que vous avez sans doute autour de vous des gens qui ont eux aussi rêvé avec notre belle par le passé et qui, s'ils n'ont pas la même volonté de faire revivre leur ancien CPC, n'auraient rien contre une petite partie. Or, si AMSTRAD a fini par comprendre que l'envie de jouer à deux était une évidence et a intégré deux prises manette à ses CPC+/GX-4000, les acquéreurs des premières générations durent se contenter d'une seule.

Pourtant, les jeux à avoir proposé un mode deux joueurs sont plus nombreux qu'on le croit généralement. Seulement ce mode est souvent resté dans l'ombre car les manettes équipées d'un second connecteur pour en brancher en gigogne une deuxième étaient rares, et le plus souvent de piètre qualité. La Konix Navigator était sans doute la seule manette digne de ce nom à proposer cette fonctionnalité.

L'objet du délit !
Restait alors le clavier pour le second joueur qui déclarait forfait au bout de quelques parties à se briser les doigts au mieux sur les touches curseurs, au pire sur des touches de contrôle fantaisistes impossibles à redéfinir (qui ne se souvient pas des joies des touches o/p/a/q... quelle ergonomie).

Mais il est bien loin le temps de l'insouciance où nous pardonnions tout à notre machine chérie, alors il est plus que temps de remédier proprement à cet impardonnable oubli d'AMSTRAD qui ne semblait pas trouver important de pouvoir jouer à plusieurs avec le même confort (ou qui voulait vendre ses atroces manettes équipées d'une prise gigogne). Voici un montage qui va vous permettre de brancher deux manettes sur votre CPC le plus naturellement du monde.

Faisons tout d'abord nos courses, comme à l'accoutumée : Il va vous falloir 2 DB-9 mâles pour brancher vos manettes, 1 DB-9 femelle qui viendra se connecter sur la prise manette du CPC, 2x15cm de câble rond 9 brins et enfin 3 capots pour DB-9 afin de protéger vos soudures (et aussi pour l'esthétique, d'ailleurs).

Maintenant, attrapez votre fer à souder car un petit challenge vous attend. En effet, vous n'avez pas manqué de remarquer que vous avez entre les mains deux câbles de 9 brins (soit 18 brins) à souder sur un seul connecteur 9 broches femelle. Et bien vous allez tout simplement devoir relier 2 brins sur chaque broche du DB-9 afin que chaque câble soit branché de la même manière sur ce connecteur. Alors évitez un instant le café car ce type de montage peut légèrement faire perdre patience.

L'idée générale est de monter un câble comme si l'on assemblait une simple rallonge, mais celle-ci doit être double, d'où la connection de 2 câbles identiques sur les même broches. Vous me suivez? Jetez un oeil au schéma ci-contre pour vous faire une idée de la question (connecteurs DB-9 vus du côté soudure).

Mais une fois toutes ces belles soudures effectuées en suivant le tableau ci-contre, comment le CPC va-t-il pouvoir distinguer les 2 joueurs et non pas faire réagir les deux manettes de la même manière ? Tout simplement en intervertissant deux broches sur l'un des DB-9 comme il vous ait montré en orange dans le tableau. La prise manette comporte deux broches "communs", en les intervertissant, on informe le CPC que la manette connectée est celle du deuxième joueur. Je vous invite donc à ne pas oublier d'intervertir les brins 8 et 9 de l'un des câbles en le branchant sur son connecteur DB-9 mâle, ce connecteur sera désormais le port manette 2 de votre CPC.

Ce montage est très simple, il ne nécessite qu'un peu de patience et de rigueur pour offrir à notre belle un nouveau bijou dont vous ferez bonne usage, à n'en pas douter.

A vous les parties d'IKARI WARRIOR avec un ami, ou encore les courses effrénées à deux sur 500cc GP de Microïds, plus rien ne vous arrêtera. Vous découvrirez sans doute sous un nouveau jour des monuments tels que SUPER SPRINT ou encore l'indémodable GAUNTLET...


1 prise DB-9 femelle = 1,50 €
2 prise DB-9 mâles = 3,00 €
3 capot pour DB-9 = 3,00 €
30 cm de câble = 1,50 €
Difficulté =









Le son

Cela n'a l'air de rien, à première vue, mais votre CPC possède une capacité sonore en matière de chipsound qui n'est pas négligeable. En plus, de nombreuses mélodies que vous pourrez entendre ont bercé votre enfance, autant en profiter au mieux. Pour votre information, le processeur qui permet au CPC de s'exprimer est un AY-3-8912 qui gère 3 voies sur 7 octaves. C'était un processeur très populaire à l'époque et la gamme AY a été utilisée dans de nombreuses autres machines : MSX, Oric, ZX Spectrum +128, ATARI ST (variante YM), Intellivision, et même VECTREX. C' est un processeur déjà suffisant pour dorloter nos oreilles délicates. Et justement, afin de ne pas les agresser, mieux vaut éviter le speaker intégré au CPC, tout juste fonctionnel. Quelle horreur... Certaines compositions de démos ou de jeux valent vraiment un moment d'attention mais ne comptez pas en découvrir tous les reliefs avec cette misère intégrée au clavier.

Heureusement, le CPC est équipé d'une sortie auxiliaire qui permet de le connecter à votre ensemble Hi-Fi préféré via une prise Jack toute simple. Que ce soit grâce à un ampli home cinéma, une petite chaîne Hi-Fi d'appoint ou encore l'ensemble haut-parleur d'un PC, n'hésitez pas et redécouvrez les capacités de votre 8bits. Un simple câble audio standard suffit. Une fois la connexion faite, lancez donc CYBERNOID 2, DELIVERANCE, RAMPART ou encore GLIDER RIDER, vous comprendrez mieux mon point de vue.

Voilà, je l'ai dit, il n'y a pas que le SID du C64 dans la vie, il y a aussi le AY (voici un point vital de l'histoire de l'Humanité qu'il était important d'éclaircir, non mais !)

Allez hop, voici quelques musiques de jeux bien senties pour rééduquer vos petites oreilles chastes. Vous allez pouvoir lire ces fichiers directement sur votre PC en passant soit par un plug-in qui lira directement le chipsound avec Internet Explorer (attention ce plug-in ne fonctionne plus à partir de la version 6 fournie en standard avec Windows XP), soit en utilisant le trés sympathique player ST-Sound codé par Léonard du groupe OXYGENE. Vous trouverez ces deux applications sur son site.

C'est déjà super sur votre PC, alors qu'attendez-vous pour brancher vos enceintes sur votre CPC ? PC et CPC utilisent la même connectique audio, donc même votre câble est adaptable, vous n'avez aucune excuse. Une autre astuce, si votre CPC est proche de votre PC, consiste à le brancher sur l'entrée line in de votre carte sonore, ainsi vous pouvez profiter du son Hi-Fi sur la belle sans vous priver du son sur votre machine actuelle. Tout ce qu'il vous faut pour cela c'est un câble équipé d'une fiche jack à chaque extrémité, 3 Euros dans toutes les bonnes crèmeries.

Alors si vous devenez accroc de ce petit chipset ou si vous désirez simplement profiter de la voix de votre petit CPC, je vous invite à me suivre dans un tutorial qui vous en apprendra davantage sur le chipsound et comment proposer à votre machine des tonnes de musiques en quelques clics. C'est par là.



L'image

Nous avons vu plus haut comment faire en sorte de brancher son CPC ou CPC+ sur toutes sortes de périphériques vidéo, donc vous n'avez aucune excuse pour ne pas sortir votre machine du cadre de son malheureux 36cm. Offrez-vous donc le luxe d'un écran plus grand, le confort d'un CPC discrètement glissé sous une TV, le standing un peu "nouveau riche" d'un 6128 connecté à un écran LCD Haute-Définition. Plus sérieusement, nous savons tous que ce n'est pas votre CPC qui va vous estomaquer par ses capacités graphiques inégalables. Malgré cela, vous pourriez être surpris par les sensations ressenties en jouant à ARKANOID sur un écran 80 cm, ou encore par le fun de faire tourner BARBARIAN et ses grandes séances de décapitations sur un projecteur (équipé d'une péritel, bien évidemment). Essayez seulement de lancer un jeu et de retailler l'image avec les multiples fonctions de votre téléviseur moderne pour basculer l'affichage en plein écran physique, cela vaut le coup d'oeil...

Cependant, concernant les écrans plats, ne vous attendez tout de même pas à un rendu extraordinaire dans la mesure où ces écrans ne sont vraiment pas préparés pour la faible résolution du CPC, ils sont obligés de recalculer l'image pour l'adapter à leur résolution et le résultat est parfois décevant. Mais avec un peu d'amour et quelques minutes dans les menus de réglages vidéo, vous verrez qu'on peut quand même se faire plaisir et profiter d'un IKARI WARRIOR en plein écran !

Alors munissez-vous d'un câble péritel aux soudures encore chaudes et lancez-vous, vous n'aurez jamais vu votre CPC sous de tels angles.



A la lumière de ces quelques mises au point, vous serez d'accord avec moi sur le fait qu'il est indispensable de choyer autant la belle que notre confort personnel. C'est qu'en une quinzaine d'années, l'univers vidéo-ludique a largement évolué. Manettes sans fil, écrans plats, écrans larges, supports numériques rapides et infaillibles, casques et enceintes au son de cristal, rien n'est trop beau pour notre petit confort. Tout cela n'a évidemment rien à voir avec une époque révolue où "informatique" rimait avec "mécanique", où le son d'un speaker de 2 cm suffisait à ravir nos oreilles, un monde dans lequel s'offrir un lecteur de disquettes ou un écran 36 cm couleur relevait du grand luxe et où le moindre montage électronique ne pouvait être que l'oeuvre d'un professionnel.

Miss CPC fait donc une entrée fracassante dans notre nouveau siècle, mais il n'est pas question de lui laisser parures et vêtements défraîchis par le temps. Elle ne peut nous atteindre, humbles voyageurs temporels, qu'en arborant de nouvelles couleurs, vives et neuves, qui sauront nous toucher, nous émouvoirs, nous donner cet inextricable besoin de la saisir à nouveau et de lui porter un regard neuf d'adulte qui découvre un objet dans lequel il n'avait peut-être auparavant vu qu'un simple jouet d'enfant.

Mais l'aventure ne s'arrête pas là...