Le Confort


Vous avez bien avancé, vous ne trouvez pas ? La belle vient de rentrer de pleins pieds dans notre nouveau siècle. Elle vous tend maintenant les bras. Allez-vous rester insensible et finir par décider de la remettre dans son carton ? Bien sûr que non, après tous ces efforts, elle a maintenant gagné sa place de choix dans votre habitat, plus question pour elle de vous fausser compagnie. Un lecteur de disquette flambant neuf offrant une porte ouverte aux centaines de ROMs disponibles sur l'Internet, une connectivité standardisée pour se dédouaner d'accessoires usés et archaïques, un bon lifting pour une nouvelle jeunesse et c'est à peine si vous vous souvenez avoir vécu sans elle durant toutes ces années.

Mais il semble manquer quelque chose. Vous regardez cela de plus prés, cela vous échappe encore. Les jours passent jusqu'au moment où votre vieille manette décide de vous abandonner. Et alors, tout devient clair ! Il aura fallu qu'un vieux bout de plastique disgracieux et malcommode vous fasse faux bon pour que cela vous saute aux yeux. Ce qu'il vous manque, c'est du confort, de l'ergonomie, du design... Bref, vous voudriez bien dépasser le stade du fonctionnel pour vous intéresser à des aspects plus pointus, votre penchant technophile frappe à votre porte !



La manette

Le confort de jeu, voilà bien un point trop souvent négligé. Pourtant, difficile de rester plus de quelques minutes devant un écran si l'on est affublé d'un contrôleur de mauvaise qualité. Vous avez d'ailleurs sans doute une longue expérience de cela car d'innombrables modèles des manettes compatibles CPC ont fleuris durant les années 80. A cette époque, le standard créé par ATARI pour ses consoles avait trouvé écho auprès des constructeurs de tous poils, à son grand dam, d'ailleurs… C'est donc une pluie de manettes en tous genres qui s'est abattue sur nos pauvres ordinateurs 8 et 16 bits.

Mais certaines tentatives furent bien plus heureuses que d'autres. Si certaines sont entrées dans la légende telles les modèles SPEEDKING, NAVIGATOR ou encore COMPETITION PRO 5000, elles ont presque été noyées par le flot de leviers de piètre qualité qui ne devraient aujourd'hui même pas trouver leur place dans une collection digne de ce nom.

Peut-être est-ce le cas de la manette que vous avez retrouvé avec votre chère machine ? Peu ergonomique, instable, touché caoutchouteux... Beurk ! Si vous avez un quelconque attachement personnel pour ce levier, remettez le donc dans un carton afin de le préserver du temps et passez plus simplement à une manette plus adéquate en ce beau début de XXIème siècle.

Justement, abordons un peu quelques uns des modèles qui ont su marquer la légende de leur emprunte. Que ce soit la COMPETITION PRO 5000 avec son aspect robuste et rassurant, la SPEEDKING avec sa prise en main franche et agressive, ou encore la NAVIGATOR dotée de son ergonomie si particulière d'arme à feu (merci pour le pacifisme du design chez KONIX), souvent copiée, jamais égalée, voici bien des manettes promptes à faire exploser les tableaux de scores. Si vous désirez garder une touche de vintage dans le choix d'un joystick, arrêtez-vous sur l'un de ces 3 modèles, ils ne vous décevront pas. D'ailleurs, leur présence massive de nos jours encore dans le domaine de l'occasion démontre à elle seule leur robustesse...

Bien sûr, vous pouvez rechercher une manette officielle AMSTRAD, afin de jouer les puristes, mais là c'est à vos risques et périls. On peut trouver assez rapidement et pour une bouchée de pain le joystick JY-2 d'AMSTRAD sur le net, mais tous ces efforts en valent-ils la peine ? De trop petite taille pour les mains, au touché trop sec, à la solidité toute relative, il n'a d'avantage que de proposer un second port manette pour brancher un 2ème joystick. Mais si vous désirez en découdre avec un ami dans une partie endiablée de BUBBLE BOBBLE ou de DYNAMIC DUO, préférez largement une NAVIGATOR de KONIX, elle propose aussi cette option.

Toutes ces manettes, c'est bien beau, mais certains d'entre vous, comme moi, ont peut-être quelque peu perdu de leur dextérité avec ces engins démoniaques. Evidemment, je n'ai jamais rien contre une petite partie de Rick Dangerous avec ma SPEEDKING chérie. Mais tout de même, après toutes ces années passées à jouer sur console ou sur un AMIGA avec un pad HONEYBEE, on se sent aujourd'hui pour la plupart plus à l'aise avec un paddle entre les mains. Là encore, le choix n'est pas simple. Les modèles sont légions.
Dans ce domaine, faites surtout attention aux incompatibilités. Notre Lady ne souffre pas les bâtards, et elle n'acceptera que des pads montrant un pedigree impeccable. J'entends par là que le système ATARI, c'est 8 directions et 2 boutons. Donc, fuyez les autres modèles, car leur schéma diffère trop du standard avec leur nuée de boutons. Ainsi ne pourrez-vous pas directement brancher un pad MEGADRIVE par exemple (alors qu'il passe très bien sur un AMIGA ou un ATARI ST, plus ouverts aux fantaisies), ne comptez pas non plus adapter un pad AMIGA CD-32 avec sa kyrielle de boutons.


Les pads "briques" GX-4000 et MASTER SYSTEM

Mais alors, que brancher ? Vous pouvez tout simplement opter pour un pad AMSTRAD blanc vendu à l'époque avec la gamme CPC+ et GX-4000. Mais là, on retrouve le problème qualitatif. Ce pad ne brille ni par son répondant, ni par son ergonomie, merci AMSTRAD pour cette nouvelle démonstration de professionnalisme.

Alors il vous reste une option : les pads SEGA MASTER SYSTEM. Tant que l'on ne part pas dans du n'importe quoi (les accessoires les plus farfelus ont fleuris sur cette console), le contrôleur SMS est compatible avec notre belle brune. Tout aussi peu ergonomique que le pad GX-4000 qui s'en inspire, il répond en contrepartie au doigt et à l'oeil.

Cependant, le bouton 2 ne fonctionnera pas d'origine et correspondra même à une demande de touche "g" du clavier si vous appuyez simultanément sur les 2 boutons du pad. Il faudra monter un petit adaptateur si vous souhaitez le récupérer. Donc pas question de l'utiliser directement avec les jeux GX-4000, mais cela reste parfaitement fonctionnel sur CPC classique. Vous pouvez opter pour la manette officielle qui est parfaitement fiable ou vous pouvez vous tourner vers l'un des nombreux pads sous licence, on les reconnaît facilement à leurs 2 boutons, mais là, vous êtes seul juge de leur qualité qui varie vraiment d'un modèle à un autre. Cependant, bien que cela ne soit pas un pad, nous pouvons vous conseiller le joystick SPEEDKING de l'anglais Konix dans sa version 2 boutons spécialement conçue pour la MASTER SYSTEM de SEGA.

Alors pour ceux qui veulent faire l'effort de se monter un petit adaptateur tout bête pour que le bouton 2 des pads MASTER SYSTEM fonctionne, voici la marche à suivre afin d'assembler un petit boîtier qui viendra naturellement se brancher entre le pad et le CPC. Vous n'aurez pour cela besoin que d'1 connecteur DB-9 mâle, 1 connecteur DB-9 femelle et 1 capot à deux entrées DB-9.

En fait, cet adaptateur va se contenter de changer le branchement de l'un des fils car le pad MASTER SYSTEM utilise la broche 9 pour son Fire 1 au lieu de la broche 7 utilisée par le CPC. Suivez donc tout simplement le tableau et le schéma ci-contre pour faire vos soudures afin d'envoyer le signal du bouton 2 du pad MASTER SYSTEM sur le Fire 1 de notre machine chérie. Vous pouvez aussi changer directement le connecteur DB-9 du pad pour en mettre un nouveau qui règle le problème, mais alors votre pad ne fonctionnera plus correctement si vous le rebranchez sur une bonne vieille MASTER SYSTEM, voilà pourquoi je préfére toujours monter des adaptateurs qui n'altèrent pas le matériel.


1 prise DB-9 femelle = 1,00 €
1 prise DB-9 mâle = 1,00 €
1 capot double entrée DB-9 = 1,50 €
Difficulté =









A partir de ce trait, un réelle volonté, une bonne dose de patience ainsi que certaines connaissances en électronique sont nécessaires pour réaliser les montages. Si vous ne jugez pas utiles tant d'efforts, rejoignez le prochain trait rouge pour continuer votre lecture...

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Le cas épineux du pad MEGADRIVE

Venons-en à un pad dont l'ergonomie n'est plus à prouver mais qui, hélas, est refusé en bloc par notre belle hégérie. La manette de la console 16 bits de SEGA est en effet un vrai bijou : prise en main excellente, croix directionnelle au touché franc ni trop sec, ni trop mou, tous ceux qui en ont eu une entre les mains ont été convaincus. Les utilisateurs de machines AMIGA en ont même fait leur manette de prédilection pour les jeux utilisant plusieurs boutons de feu. De couleur noire, sa robe s'accorde harmonieusement avec celle de notre CPC. Que de bonnes raisons de chercher à l'utiliser. Or une solution existe pour contourner les limitations du hardware du CPC.



SEGA à la rescousse des doigts meurtris des joueurs CPC
Vous trouverez ça et là sur Internet de petits schéma qui semblent régler le problème en quelques coups de fer à souder. Malheureusement il n'en est rien. Si vous modifiez le schéma de la carte contenue dans un pad Megadrive en suivant ces indications, vous aurez certainement une bonne première impression mais essayez d'utiliser le clavier une fois le pad connecté au CPC... Vous allez vite vous rendre compte que ce genre de montage est trés décevant. Heureusement, une fois encore, un petit adaptateur va nous sauver. Il va permettre de régler les 3 problèmes qui empèchent la compatibilité du pad MEGADRIVE avec le CPC : il va d'abord fournir une alimentation en +5V dont la prise manette de nos CPC n'est pas équipée et que nécessite le pad Megadrive. Ensuite il va démultiplexer proprement le fonctionnement des touches du fameux pad (celui-ci contient en effet un petit circuit intégré appelé multiplexeur qui permet de multiplier l'usage des broches du connecteur DB-9 mais le CPC n'en comprend pas le fonctionnement) afin que ses boutons réagissent normalement. Enfin, l'adaptateur va régler le problème d'interférences avec le clavier afin que les signaux émis par le pad soient correctement interprétés par notre machine.

Bon, mieux vaut être prévenu immédiatement, le montage qui suit est trés certainement le plus complexe à réaliser de ce site et nécessite une motivation sans faille pour en venir à bout. Car si par exemple le montage du lecteur de disquette externe nécessitait surtout patience et dextérité au fer à souder et à la perceuse, celui-ci va réellement mettre vos ressources à rude épreuve.

Vous voilà prévenu, si vous continuez à lire ces lignes, c'est que vous êtes décidé à faire fonctionner un pad Megadrive sur CPC et que rien ne vous arrêtera. Mais pour récompenser votre persévérence, sachez que tout est mis en oeuvre ici pour vous faciliter la tâche avec un package complet qui va grandement vous mâcher le travail ! Et maintenant, au travail !


Voici le coeur de l'adaptateur que nous allons assembler.
Ce nouvel adaptateur va être équipé de deux connecteurs DB-9 mâle et femelle et il viendra naturellement s'intercaler entre le pad MEGADRIVE et le CPC. Un petit câble qui en sortira se chargera d'aller pomper le +5V directement sur le connecteur d'alimentation du CPC. A l'intérieur du boîtier adaptateur, entre les deux DB-9, une petite carte PCB va accueillir un certain nombre de composants. Ne vous inquiétez pas, encore une fois, tout est détaillé ci-dessous pour vous faciliter au mieux la tâche, alors laissez-vous guider !

Faisons donc tout d'abord les courses comme le veut maintenant la coutume. Il va vous falloir 1 connecteur DB-9 mâle, 1 connecteur DB-9 femelle et un capot 1 capot à deux entrées DB-9 afin d'accueillir le montage.

Pour l'alimentation en +5V, munissez-vous d'1 connecteur basse-tension 2,1 mâle avec capot (2,5 mâle si c'est pour une utilisation sur un CPC+ ou une GX-4000), 1 connecteur basse-tension 2,1 femelle avec capot (2,5 femelle si c'est pour une utilisation sur un CPC+ ou une GX-4000), les deux seront reliés par environ 10 cm de câble à 2 conducteurs. Il vous faudra aussi environ 15 cm supplémentaires de ce même type de câble à 2 conducteurs pour relier ce câblage d'alimentation à l'adaptateur même.

Mais ça c'est pour les habituels, voici maintenant la liste des composants que vous allez devoir vous procurer et monter sur la PCB :
- 1x Résistance CMS 1206 de 1kOhm (pullup)
- 1x Condensateur CMS 1206 de 100nF (découplage)
- 2x CI 4066 (multiplexage)
- 1x CI 7404 (inverseur)
- 1 PCB double-face

Montons maintenant l'adaptateur en lui-même, il sera bien temps de s'occuper de l'alimentation par la suite. Ci-contre, je vous propose une archive contenant tout ce dont vous avez besoin pour monter la PCB. En voici le contenu :

schema.png
adaptateur.gif
recto.jpg
verso.jpg
gx4000.txt
/CAM
/TIFF

- Schéma technique.
- Plan de la PCB.
- Vue côté recto de l'adaptateur.
- Vue côté verso de l'adaptateur.
- Fichier explicatif du fonctionnement du port manette.
- Répertoire contenant des fichiers au format Gerber.
- Répertoire contenant les images des différents éléments de la PCB.

Les plus courageux souhaitant créer leur propre PCB peuvent se référer au fichier "schema.png". Vous y découvrirez le schéma complet de l'adaptateur. Mais pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête, le fichier "adaptateur.gif" vous dévoile un modèle tout prêt de PCB que vous pouvez examiner dans le détail en explorant les fichiers contenus dans le répertoire /TIFF. Si vous souhaitez commander directement la PCB à un manufactureur (vous en trouverez certainement un à votre convenance sur Internet ou prés de chez vous), le répertoire /CAM contient tous les fichiers nécessaires à cette démarche au format Gerber RS274X, un format largement répandu dans le monde de l'électronique et que le professionnel que vous contacterez pourra utiliser. Rien ne manque, tout est déjà prêt pour que vous puissiez rapidement avoir entre vos mains la fameuse PCB.

Allez, ne traînons pas ! Partons maintenant du principe que vous avez soit créé vous même la PCB ou que vous l'avez commandée et reçue en utilisant les fichiers de l'archive. Elle se trouve donc maintenant toute nue entre vos mains expertes. Ajoutons donc les composants. Pour cela, inutile de se lancer dans de grandes explications puisque si vous en êtes là, c'est que vous maîtrisez déjà votre sujet. Jetez encore un oeil sur les fichiers aux formats GIF et TIFF pour ne pas vous tromper dans l'emplacement de chaque composant. Une fois que tout est soudé, n'oubliez pas le pontage nécessaire côté recto comme le montrent dessins et photos.

Il ne vous reste maintenant plus qu'à souder les deux DB-9 à chaque extrémité de la PCB comme vous le montre le schéma ci-contre et le plus gros du travail sera derrière vous puisque l'adaptateur sera d'ors et déjà prêt.

Occupons-nous à présent de l'alimentation. Encore une fois, puisque vous maîtrisez assez la question pour vous être lancé dans ce montage, je vous laisse le soin de jeter un oeil sur le schéma ci-contre pour créer un câble avec les deux connecteurs d'alimentation et la longueur nécessaire de fil à deux conducteurs pour rallier le port manette au +5V du CPC. Raccordez ce câble d'alimentation directement sur le DB-9 mâle du côté MEGADRIVE comme l'indique le tableau ci-dessus. Vous vous demandez peut-être pourquoi le schéma vous invite à alimenter la borne 7 en +5V alors que nous savons que c'est uniquement la 5 qui est nécessaire au pad Megadrive ? Ce petit détail prendra toute son importance dans le montage suivant si vous désirez utiliser l'adaptateur de pad PSX sur votre CPC.

Maintenant vous pouvez disposer le capot à double-entrée DB-9 pour protéger la PCB et ajouter la touche esthétique aprés avoir pris soin d'aménager un orifice pour laisser sortir le câble d'alimentation. Le résultat devrait correspondre à ce que vous pouvez voir sur la photo ci-contre. Il n'y a plus qu'à se lancer. Connectez votre adaptateur sur le port manette du CPC, le câble d'alimentation entre le CPC et le moniteur, branchez enfin votre fameux pad MEGADRIVE et mettez sous tension ! Normalement votre pad fonctionne parfaitement, le bouton B sert de bouton de feu 1, le bouton C étant attribué au bouton de feu 2. Les boutons A et START du pad ne servent à rien et sont inertes. Et hop, un miracle en plus, car les pads pour MEGADRIVE sont quand même plus faciles à trouver que des manettes classiques en bon état.

Remerciement spécial :
Je tiens à remercier ici Paul WILLINGHAM qui a bien voulu m'accorder un temps précieux pour éclaircir le mystère du multiplexage et de cette incompatibilité du CPC avec les pads MEGADRIVE. Il nous offre ici une solution "clef en main" qui permet ainsi à tout utilisateur de CPC d'utiliser sur notre hégérie l'un des plus légendaires contrôleurs de jeu sans rencontrer le moindre bug. Merci à toi Paul pour ta patience et pour avoir accepté de relever ce défi ! Vous pouvez voir les différents travaux de Paul et le contacter sur sa page YouTube.



1 prise DB-9 femelle = 1,00 €
1 prise DB-9 mâle = 1,00 €
1 capot à double entrée DB-9 = 1,50 €
1 connecteur d'alimentation 2,1 ou 2,5 mâle = 1,50 €
1 connecteur d'alimentation 2,1 ou 2,5 femelle = 1,50 €
20 cm de câble 2 conducteurs = 1,00 €
10 cm de câble 9 conducteurs = 1,50 €
1x Résistance CMS 1206 de 1kOhm (pullup) = 0,20 €
1x Condensateur CMS 1206 de 100nF (découplage)= 0,20 €
2x CI 4066 (multiplexage) = 1,50 €
1x CI 7404 (inverseur) = 1,75 €
Difficulté =















La manette de vos rêves

Mais franchement, l'idéal, ce serait de pouvoir brancher un pad aujourd'hui devenu un standard, un indémodable, un inévitable. L'idéal, ce serait de pouvoir utiliser un pad à l'ergonomie reconnue, que l'on peut trouver sous différentes déclinaisons à tous les prix dans la première crèmerie venue afin d'en finir avec l'incessante recherche de pièces de musées de plus en plus rares. Ce pad dont l'efficacité et l'universalité ne sont plus à démontrer, c'est le DUALSHOCK de SONY.

Vous avez bien lu, vous ne le savez pas, mais votre CPC pourrait bien utiliser ce grand classique de SONY. Mais bien sûr, pour que la belle accepte une telle manette, il va falloir jouer des coudes. Et c'est bien là que vous allez avoir besoin d'appeler un électronicien et de sortir votre meilleure bouteille de la cave. Car je vais vous faire partager ce secret mais pour que ce petit miracle devienne réalité, on va devoir s'éloigner du cadre d'un bricolage commun. Il va falloir programmer un chipset afin de contrôler tout cela car il n'est pas si simple de transformer une prise SONY PSX en DB-9. Nous devons cet astucieux adaptateur à un ingénieux espagnol (oui, encore un, à croire qu'il n'y a qu'eux qui mettent la main à la pâte) : Benjamin MORENTE. Initialement conçu en vue de remplacer un pad CD-32 défectueux, la conception irréprochable de ce boîtier lui permet d'être compatible avec tout type de machine utilisant le standard ATARI.

Voici le schéma de montage du boitier, ainsi que l'archive au format ZIP qui va vous permettre de prendre connaissance de son montage exact. Il comprend aussi bien sûr le programme à intégrer au composant qui pilotera votre adaptateur et une version agrandie du schéma pour plus de clarté. Amusez-vous bien...


1 prise DB-9 femelle = 1,00 €
1 capot pour DB-9 = 1,00 €
10 cm de câble = 0,50 €
1 rallonge de manette PSX = 5,00 €
Votre meilleur vin = selon votre cave
1 circuit imprimé =
1 PIC16F84/10 =
1 support pour PIC =
1 jolie boîte = 2,50 €
Difficulté =
















ATTENTION : Le port DB-9 du CPC ne délivre pas les +5V DC nécessaires au bon fonctionnement de cet adaptateur miracle qui tourne pourtant sans problème sur les autres machines utilisant le standard de type ATARI. De plus, les pads PSX provoquent les mêmes dysfonctionnements de clavier que les pads MEGADRIVE. Il vous faudra donc assembler l'adaptateur pour manettes de type MEGADRIVE si vous souhaitez profiter de cet adaptateur PSX sur CPC. Et oui, un autre adaptateur à assembler. Mais je peux vous garantir que le résultat en vaut vraiment la chandelle !

Ainsi donc, une fois le montage effectué et la petite boîte magique refermée, vous vous trouvez avec un objet on ne peut plus simple et fiable. Branchez l'adaptateur côté DB-9 sur la prise mâle de l'adaptateur MEGADRIVE et l'autre extrémité de ce dernier au port manette de votre CPC, branchez un pad PLAYSTATION sur le connecteur à la norme SONY et allumez la bête. Normalement, le miracle se produit, aucun caractère erratique n'apparaît à l'écran. Si vous appuyez sur la touche HAUT du pad, une flèche correspondant apparaît alors à l'écran, signe que la belle s'est laissée conquérir par le nouveau venu. Appuyez sur la touche X, un x apparaît sur l'écran, c'est votre bouton de feu. Comble du luxe, la touche R2 du pad agit comme un tir automatique et vous pouvez utiliser le stick analogique gauche comme levier de commande. Viva España !

Concernant le choix de votre pad PSX, c'est à vous de voir, c'est une question de prix. Vous trouverez des pads de sous-marque pour quelques euros, mais franchement, la peine que vous vous êtes donné pour ce petit montage mérite bien l'acquisition d'une manette de qualité, non ? Après tout, c'est aussi pour bénéficier d'une ergonomie exemplaire que vous avez décidé de vous fendre de cet adaptateur. Alors comme il faut toujours aller au bout de son idée... Moi, personnellement, j'utilise tout simplement une manette officiel Sony DUALSHOCK 2. Ces manettes ont fait leurs preuves, elle sont robustes, d'une impeccable précision, et de la précision il en faut pour jouer sur un ordinateur aux détections de collisions largement discutables dans bien des jeux.

Vous aurez aussi la possibilité de brancher une manette de type arcade comme l'ARCADE STICK de NAMCO. Il est bien sûr complètement compatible avec l'adaptateur et il est d'une précision redoutable. Essayez donc une petite partie d'ARKANOID avec un joujou dans ce genre, vous n'en reviendrez pas. En plus, il est anthracite comme le CPC, un vrai bijou.

Une précision : Les manettes sans fil à ondes radio fonctionneront ou pas selon le modèle . Un soucis lié au type de système à onde radio choisi par chaque constructeur. Difficile de savoir à l'avance quel modèle sera compatible sans l'essayer. Par exemple, les manettes "Cordless Controller" de LOGITECH refusent de fonctionner, ce qui est bien dommage étant donné leur fiabilité outre mesure. A l'inverse, le "Micropad" de MADCATZ, acceptable sans être inoubliable, est immédiatement reconnu par l'adaptateur. Vous voilà prévenus...



Fin des montages. Si vous avez désiré ignorer les sections précédentes, vous pouvez maintenant reprendre le cours normal de votre lecture...





Un doubleur pour deux fois plus de plaisir

Maintenant que vous êtes armé, vous allez pouvoir faire exploser les scores d'une main assurée. Mais si jouer tout seul est déjà sympathique, joindre un ami à la fête serait encore mieux car vous isoler des heures durant en solitaire devant un écran n'est peut-être plus votre tasse de thé. Sans compter que vous avez sans doute autour de vous des gens qui ont eux aussi rêvé avec notre belle par le passé et qui, s'ils n'ont pas la même volonté de faire revivre leur ancien CPC, n'auraient rien contre une petite partie. Or, si AMSTRAD a fini par comprendre que l'envie de jouer à deux était une évidence et a intégré deux prises manette à ses CPC+/GX-4000, les acquéreurs des premières générations durent se contenter d'une seule.

Pourtant, les jeux à avoir proposé un mode deux joueurs sont plus nombreux qu'on le croit généralement. Seulement ce mode est souvent resté dans l'ombre car les manettes équipées d'un second connecteur pour en brancher en gigogne une deuxième étaient rares, et le plus souvent de piètre qualité. La Konix Navigator était sans doute la seule manette digne de ce nom à proposer cette fonctionnalité.

L'objet du délit !
Restait alors le clavier pour le second joueur qui déclarait forfait au bout de quelques parties à se briser les doigts au mieux sur les touches curseurs, au pire sur des touches de contrôle fantaisistes impossibles à redéfinir (qui ne se souvient pas des joies des touches o/p/a/q... quelle ergonomie).

Mais il est bien loin le temps de l'insouciance où nous pardonnions tout à notre machine chérie, alors il est plus que temps de remédier proprement à cet impardonnable oubli d'AMSTRAD qui ne semblait pas trouver important de pouvoir jouer à plusieurs avec le même confort (ou qui voulait vendre ses atroces manettes équipées d'une prise gigogne). Voici un montage qui va vous permettre de brancher deux manettes sur votre CPC le plus naturellement du monde.

Faisons tout d'abord nos courses, comme à l'accoutumée : Il va vous falloir 2 DB-9 mâles pour brancher vos manettes, 1 DB-9 femelle qui viendra se connecter sur la prise manette du CPC, 2x15cm de câble rond 9 brins et enfin 3 capots pour DB-9 afin de protéger vos soudures (et aussi pour l'esthétique, d'ailleurs).

Maintenant, attrapez votre fer à souder car un petit challenge vous attend. En effet, vous n'avez pas manqué de remarquer que vous avez entre les mains deux câbles de 9 brins (soit 18 brins) à souder sur un seul connecteur 9 broches femelle. Et bien vous allez tout simplement devoir relier 2 brins sur chaque broche du DB-9 afin que chaque câble soit branché de la même manière sur ce connecteur. Alors évitez un instant le café car ce type de montage peut légèrement faire perdre patience.

L'idée générale est de monter un câble comme si l'on assemblait une simple rallonge, mais celle-ci doit être double, d'où la connection de 2 câbles identiques sur les même broches. Vous me suivez? Jetez un oeil au schéma ci-contre pour vous faire une idée de la question (connecteurs DB-9 vus du côté soudure).

Mais une fois toutes ces belles soudures effectuées en suivant le tableau ci-contre, comment le CPC va-t-il pouvoir distinguer les 2 joueurs et non pas faire réagir les deux manettes de la même manière ? Tout simplement en intervertissant deux broches sur l'un des DB-9 comme il vous ait montré en orange dans le tableau. La prise manette comporte deux broches "communs", en les intervertissant, on informe le CPC que la manette connectée est celle du deuxième joueur. Je vous invite donc à ne pas oublier d'intervertir les brins 8 et 9 de l'un des câbles en le branchant sur son connecteur DB-9 mâle, ce connecteur sera désormais le port manette 2 de votre CPC.

Ce montage est très simple, il ne nécessite qu'un peu de patience et de rigueur pour offrir à notre belle un nouveau bijou dont vous ferez bonne usage, à n'en pas douter.

A vous les parties d'IKARI WARRIOR avec un ami, ou encore les courses effrénées à deux sur 500cc GP de Microïds, plus rien ne vous arrêtera. Vous découvrirez sans doute sous un nouveau jour des monuments tels que SUPER SPRINT ou encore l'indémodable GAUNTLET...


1 prise DB-9 femelle = 1,0 €
2 prises DB-9 mâles = 2,00 €
3 capots pour DB-9 = 3,00 €
30 cm de câble = 1,50 €
Difficulté =









Le son

Cela n'a l'air de rien, à première vue, mais votre CPC possède une capacité sonore en matière de chipsound qui n'est pas négligeable. En plus, de nombreuses mélodies que vous pourrez entendre ont bercé votre enfance, autant en profiter au mieux. Pour votre information, le processeur qui permet au CPC de s'exprimer est un AY-3-8912 qui gère 3 voies sur 7 octaves. C'était un processeur très populaire à l'époque et la gamme AY a été utilisée dans de nombreuses autres machines : MSX, Oric, ZX Spectrum +128, ATARI ST (variante YM), Intellivision, et même VECTREX. C'est un processeur déjà suffisant pour dorloter nos oreilles délicates. Et justement, afin de ne pas les agresser, mieux vaut éviter le speaker intégré au CPC, tout juste fonctionnel. Quelle horreur... Certaines compositions de démos ou de jeux valent vraiment un moment d'attention mais ne comptez pas en découvrir tous les reliefs avec cette misère intégrée au clavier.

Heureusement, le CPC est équipé d'une sortie auxiliaire qui permet de le connecter à votre ensemble Hi-Fi préféré via une prise Jack toute simple. Que ce soit grâce à un ampli home cinéma, une petite chaîne Hi-Fi d'appoint ou encore l'ensemble haut-parleur d'un PC, n'hésitez pas et redécouvrez les capacités de votre 8bits. Un simple câble audio standard suffit. Une fois la connexion faite, lancez donc CYBERNOID 2, DELIVERANCE, RAMPART ou encore GLIDER RIDER, vous comprendrez mieux mon point de vue.

Voilà, je l'ai dit, il n'y a pas que le SID du C64 dans la vie, il y a aussi le AY (voici un point vital de l'histoire de l'Humanité qu'il était important d'éclaircir, non mais !)

Allez hop, voici quelques musiques de jeux bien senties pour rééduquer vos petites oreilles chastes. Vous allez pouvoir lire ces fichiers directement sur votre PC en passant soit par un plug-in qui lira directement le chipsound avec Internet Explorer (attention ce plug-in ne fonctionne plus à partir de la version 6 fournie en standard avec Windows XP), soit en utilisant le trés sympathique player ST-Sound codé par Léonard du groupe OXYGENE. Vous trouverez ces deux applications sur son site.

C'est déjà super sur votre PC, alors qu'attendez-vous pour brancher vos enceintes sur votre CPC ? PC et CPC utilisent la même connectique audio, donc même votre câble est adaptable, vous n'avez aucune excuse. Une autre astuce, si votre CPC est proche de votre PC, consiste à le brancher sur l'entrée line in de votre carte sonore, ainsi vous pouvez profiter du son Hi-Fi sur la belle sans vous priver du son sur votre machine actuelle. Tout ce qu'il vous faut pour cela c'est un câble équipé d'une fiche jack à chaque extrémité, 3 Euros dans toutes les bonnes crèmeries.

Alors si vous devenez accroc de ce petit chipset ou si vous désirez simplement profiter de la voix de votre petit CPC, je vous invite à me suivre dans un tutorial qui vous en apprendra davantage sur le chipsound et comment proposer à votre machine des tonnes de musiques en quelques clics. C'est par là.



L'image : Histoire de normes Haute Définition

Nous avons vu précédemment comment délester le CPC de son imposant moniteur d'origine, donc vous n'avez aucune excuse pour ne pas sortir votre machine du cadre de son malheureux 36cm. Offrez-vous donc le luxe d'un écran plus grand, le confort d'un CPC discrètement glissé sous l'écran de votre home-cinema, le standing un peu "nouveau riche" d'un 6128 connecté à un écran LCD Haute-Définition. Plus sérieusement, nous savons tous que ce n'est pas votre CPC qui va vous estomaquer par ses capacités graphiques inégalables. Malgré cela, vous pourriez être surpris par les sensations ressenties en jouant à ARKANOID sur un écran 52 pouces, ou encore par le fun de faire tourner BARBARIAN et ses grandes séances de décapitations sur un projecteur, cela vaut le coup d'oeil...

Car la HD est partout ! L'univers du home cinéma n'a Dieu que pour elle ! Mais alors qu'est-ce que notre belle brune pourrait bien faire dans tout ce maelstrom de connectique et de normes vidéo ? Et bien que cela reste encore aujourd'hui un point relativement délicat. Car le CPC restitue son image en RVB, et il faut se contenter de son connecteur RVB DIN, ou au mieux d'une prise SCART (péritel) par le biais d'un câble adaptateur comme nous avons pu en voir précédemment.

En effet, les écrans plats répondant à la norme HD (Haute Définition) ou carrément full-HD ont envahi nos maisons mais ils sont encore tous équipés d'au moins une prise péritel pour accueillir un matériel non HD. Une aubaine que de constater que la nouvelle norme de téléviseurs ne laisse pas à l'écart les anciens standards, d'autant que les écrans plats ont rapidement éradiqué toute trace des tubes cathodiques dans nos salons.

La seule question en suspend à ce sujet reste toutefois : Pour combien de temps ? Car lorsque tous les nouveaux périphériques seront passés à la norme HD et utiliseront des connectiques de type HDMI (le standard numérique Haute-Définition qui est devenu le remplaçant HD du connecteur SCART/péritel), il ne faudra alors plus attendre bien longtemps pour voir disparaître notre bonne vieille péritel des téléviseurs. Pour l'instant hélas point de salut, et aucune alternative ne semble viable pôur remplacer cette bonne vieille péritel en RGB qui reste seule sésame pour notre belle brune.

Malgré tout, voyons ensemble les différentes normes de connectique HD afin de rester sur le qui vive en vue d'une future alternative qui permettra à notre belle de se tirer de ce mauvais pas. Et puis quel écran choisir aujourd'hui pour que notre belle égérie s'y épanouisse ? Nous nous attarderons sur la question et dévoilerons ensuite quelques astuces pour la choyer dans ce nouvel environnement...


Le standard VGA :

Si vous souhaitez brancher votre CPC sur l'écran de l'ordinateur de votre bureau, utiliser une entrée VGA vous semble le plus adapté. Hélas, notre belle n'est pas équipée d'une sortie de ce type. Si vous essayez de monter un simple adaptateur DIN<>SVGA, c'est bien évidemment sans espoir car le balayage vidéo n'est pas du tout le même. On pourrait alors envisager de concevoir un câble muni d'une DIN pour CPC d'un côté et d'une RCA (ou CINCH) de l'autre en vue de brancher l'ensemble sur un VGA-BOX (un boitier permettant l'affichage en PAL sur un écran SVGA d'une image provenant d'une source composite RCA ou S-VHS). Mais comme le CPC n'est pas équipé d'un convertisseur de signal en vue d'accueillir une connectique composite ou S-VHS, vous aurez bien une image mais en noir et blanc uniquement. Le monochrome au XXIème siècle, très peu pour moi.

Mac Gyver vous propose sur le site Phénix Informatique une solution pour transformer directement le signal RVB en SVGA, vous permettant ainsi de raccorder un CPC sur votre moniteur préféré. Une idée ingénieuse seulement voilà, c'est encore une fois une astuce qui sort du cadre de notre propos, à l'instar du bouton reset abordé précédemment. Câbles à nu, soudures sur la carte mère, découpe du boitier du CPC pour intégrer un connecteur SVGA 15 broches, je vous laisse seul juge de l'aspect bidouille du montage. C'est uniquement une question d'opinion, certainement pas un jugement de valeur. Mais comme vous l'avez constaté, je préfère largement fonctionner par système d'adaptateurs, sans toucher à l'intégrité de ma machine préférée. Alors l'idée de faire des soudures à même la carte mère et de devoir découper un CPC me glace le sang.

De plus il faut bien reconnaître qu'avec la fusion croissante entre les univers de l'informatique et du home cinéma, le VGA apparaît comme un parent pauvre, à l'instar de ce que représente la péritel dans le domaine de la vidéo. Les nouvelles normes s'installent clairement ! Et si vous aviez dans l'idée d'utiliser le standard VGA coûte que coûte pour brancher votre CPC sur un écran de TV HD, sachez que les dernières normes VESA (protocole standardisé d'affichage) ne supportent plus les résolutions inférieures au 800x600. Ainsi la question est réglée, le VGA est à exclure, surtout pour raccorder son CPC sur autre chose qu'un écran d'ordinateur...


Composante (YUV), DVI (I/A/D) :

Nous ne nous attarderons pas vraiment sur ces normes d'affichage HD incompatibles avec le CPC et sur lesquelles peu d'efforts ont été consentis en terme d'adaptation à l'univers du rétrogaming.

Disons que la composante (YUV) est le pendant analogique du HDMI qui est quant à lui numérique. L'image est légérement moins nette à cause de la dipersion de pixels générée par la compression de l'image, un peu à la manière de la composite (RCA jaune) en basse définition. Il faut cependant bénéficier d'une dalle de trés grande taille pour voir la différence avec du "tout numérique".

De son côté le DVI est une norme créée avant le HDMI est qui devait assurer un pont entre les univers de la vidéo et de l'informatique. C'est pourquoi on trouve 3 formats : le DVI-A analogique (sur les cartes vidéo des ordinateurs), le DVI-D numérique (en vidéo) et le DVI-I, sorte de format "deluxe" équipé des deux. Entre temps, le HDMI a su s'imposer avec un format unique plus compact et offrant de plus grandes possibilités.


HDMI : On y a presque cru !

Le HDMI serait finalement la vraie solution pour en finir avec l'angoissante question : "Où vais-je brancher mon CPC si je veux utiliser un écran HD sur lequel il n'y a PAS d'entrée RGB SCART/péritel ?".

Malheureusement, ce paragraphe n'a ici d'autre but que de vous mettre en garde. Il existe bien plusieurs modèles d'adaptateurs sur le marché et j'ai eu l'occasion d'en essayer 2 parmi les plus répandus... aucun ne fonctionne avec un CPC ! Sans parler des boîtiers mal-fichus comme celui que je vous montre ci-contre. Pourtant garanti composite ET RGB, impossible d'utiliser un appareil RGB dessus. Petit examen de la carte de l'appareil : le chip qui gère la conversion vidéo est effectivement compatible RGB mais ce n'est pas câblé ! Il est donc purement et simplement incapable d'afficher du RGB malgré ce qui est annoncé, sacrés chinois ! Quand au second que j'ai essayé, il fonctionne parfaitement avec une MEGADRIVE, une PS1/PS2 ou encore une console SATURN de SEGA mais refuse un CPC, un AMIGA ou même encore une DREAMCAST. Impossible de stabiliser l'image qui saute en continu sur ces trois machines.

Vu le prix de ce type de convertisseur, je ne peux que vous inviter à passer votre chemin pour le moment, à moins que vous ayez la possibilité d'essayer l'objet de votre convoitise avant un achat définitif !

Dans tous les cas, AMSTRAD TODAY reste sur le qui-vive et s'empressera de vous tenir informé si un adaptateur HDMI sur le marché fait enfin correctement son boulot ! Wait & see...


Conseils pratiques dans le choix d'un écran

Alors bien sûr, vous n'allez pas faire l'acquisition d'un écran plat juste pour utiliser quelques machines vintages pleines de gros pixels comme notre petite lady. Cependant, si vous vous lancez dans l'achat d'un nouvel écran télé, voici quelques conseils pour vous assurer du bon choix tout en vous octroyant la possibilité d'en faire un usage vintage dans les meilleures conditions si l'envie vous en prend !

Plasma, LCD ou LED :

Plusieurs technologies se cotoient dans la joie et la bonne humeur sur le marché des écrans plats, et c'est un sacré casse tête pour l'acheteur. Le plasma offre une image d'une qualité extraordinaire avec des couleurs chaudes et des noires profonds si tant est qu'on y met le prix. Le résultat est bluffant sur nos petites machines qui proposent une palette de couleurs relativement restreinte mais aux teintes particulièrement vives. Cela étant, ces écrans consomment énormément d'énergie et certains modèles parmi les moins récents risquent de rencontrer des problèmes d'image persistante incrustée dans la dalle si vous utilisez trop longtemps votre CPC avec des jeux où une image fixe est continuellement affichée.

Les écrans LCD sont les plus répandus et surtout les plus abordables. Le risque d'image persistante sur la dalle est quasi nul, ce qui est un avantage certain pour l'utilisateur de machines vintages 2D dont l'affichage d'images fixes est régulier. Par contre, les couleurs sont plus froides et les noirs sont moins profonds qu'avec du plasma, tirant sur le gris foncé selon la qualité des modèles. Ce soucis provient du fonctionnement même de cette technologie qui utilise un rétro-éclairage par néons de la dalle, ce qui créé des variations d'intensité lumineuse dans différentes zones et provoque cette tendance à tirer vers le gris lorsqu'aucune couleur n'est affichée. C'est donc un choix à faire aussi selon la sensibilité de l'utilisateur.


La technologie OLED permet d'allier la finesse de l'image à celle de l'écran.
Reste les technologies OLED et LED. Le OLED constitue actuellement la plus avancée des technologies d'affichage graphique. Le rendu d'image est complètement uniforme et le résultat est juste hallucinant. Pour obtenir un tel résultat, les tubes lumineux ont été supprimés et chaque sous-pixel de l'image est une diode rouge, verte ou bleue qui émet sa propre lumière. On ne peut pas faire de noir plus profond puisqu'il est obtenu par l'extinction pure et simple des sous-pixels et ce procédé réduit au passage considérablement l'épaisseur de la dalle. Par contre, cette technologie naissante est actuellement hors de prix et il faudra sans-doute attendre plusieurs années avant de voir arriver les premiers écrans dans les magasins à des prix particulièrement élevés. Des prix bien au-delà de nos considérations vintages, il va sans dire.

Il ne faut pas confondre cette petite révolution multimédia avec les écrans LED, qui ne sont en fait que des écrans LCD dont les tubes ont été remplacés par des diodes blanches réparties derrière la dalle. On est donc en présence d'une technologie LCD dont seul le rétro-éclairage est différent. Du coup, on obtient souvent une meilleure homogénéité de lumière mais le résultat ne justifie pas la différence de prix par rapport à un LCD standard, d'autant que cela dépend du nombre de diodes et de leur répartition. On trouve même des écrans LED dont les diodes ont été placées autour de la dalle et non en matrice derrière les cellules, ce qui fait perdre tout le bénéfice du procédé pour un intéret purement commercial.

Remarque :
Quel que soit votre choix, tous les écrans actuels cherchent à masquer les variations d'intensité en jouant avec le contraste de l'image en temps réel. Si ce système de contraste dynamique est déjà discutable avec une image à la norme HD, nous vous conseillons vivement de le couper lors de l'utilisation de machines vintages comme notre lady dont les couleurs vives et peu nombreuses se prètent mal à ce petit jeu...


Retaillage de l'image 4:3/16:9 :

Cela peut paraître tout bête, mais c'est quand même un petit plus de pouvoir changer le ratio de l'image sur la dalle, histoire de zoomer un peu sur une fenêtre de jeu ridiculement petite par exemple. Bon, évidemment, il ne faut pas non plus en abuser, sous peine de devoir jouer au milieu d'une bouillie de pixels, mais vérifiez quand même que votre nouveau joujou propose plusieurs zooms et changements de format d'image en affichage RGB, vous verrez que si vous prenez assez de recule, le résultat peut être surprenant.

Sortie SCART/péritel RGB :


Composante, VGA, HDMI... Ouf, la péritel est toujours là ! Mais une seule gère le RGB...
Voilà un point crucial à ne pas négliger lors de l'achat d'un écran. Assurez-vous que l'écran dispose bien d'au moins 1 connecteur péritel en RGB. Au passage, Vous vous dites peut-être que par définition une péritel gère forcément le RGB... et bien pas du tout puisque le connecteur peut aussi bien accueillir le RGB que la composite ou la S-Vidéo (ce qui explique l'existence de ces petits adaptateurs qui permettent de raccorder un matériel utilisant une connectique composite ou S-Vidéo sur une prise péritel). Mais si la composite est toujours présente, RGB et S-Vidéo ne peuvent se cotoyer sur la même prise. Donc si vous n'avez qu'une péritel sur le modèle qui vous intéresse, elle sera vraissemblablement câblée en RGB. Par contre si vous prenez un écran équipé de deux ou trois prises péritels, vous pouvez être sûr que l'une d'elle sera câblée en S-Vidéo, pas en RGB. Assurez-vous bien alors de connecter votre petit CPC sur la prise gérant le RVB, sinon c'est l'écran noir assuré !!!

Un petit mot sur la vidéo-projection :

Sinon, si vous voulez vraiment en prendre plein la vue et que vous avez un mur assez grand chez vous, il reste toujours l'option de la projection. L'usage n'est plus le même que celui d'un écran plat et on allume rarement un projecteur pour regarder les infos. Mais pour profiter d'un bon film, vous ne trouverez pas meilleure option pour bénéficier d'une diagonale d'image immense ! Les constructeurs proposent du matériel d'une qualité surprenante en HD et bénéficiant d'une excellente clareté. Plus besoin de regarder son film ou de jouer dans le noir. Mais soyez vigilant car les vidéo-projecteurs sont rarement équipés d'une entrée RVB et se contentent en basse définition de la composite et de la s-vidéo. Vous trouverez même à des prix raisonnables des projecteurs de poche pas plus gros qu'un paquet de cigarettes et aux qualités de résolution étonnantes. Malheureusement, cet esprit de miniaturisation ne se marie pas vraiment avec l'énorme connectique péritel et vous aurez peu de chance de trouver un modèle équipé d'un adaptateur RVB proposant ce type d'entrée. Alors quoiqu'il en soit, n'oubliez pas de vérifier que votre choix porte sur un modèle équipé d'une entrée RVB péritel, sinon "Exit" la possibilité de connecter un CPC dans un moment de délire, à moins de disposer d'un convertisseur HDMI comme nous l'avons vu plus haut !



Bienvenue au XXIième siècle

A la lumière de ces quelques mises au point, vous serez d'accord avec moi sur le fait qu'il est indispensable de choyer autant la belle que notre confort personnel. C'est qu'en une vingtaine d'années, l'univers vidéo-ludique a largement évolué. Manettes sans fil, écrans plats, écrans larges, supports numériques rapides et infaillibles, casques et enceintes au son de cristal, rien n'est trop beau pour notre petit confort. Tout cela n'a évidemment rien à voir avec une époque révolue où "informatique" rimait avec "mécanique", où le son d'un speaker de 2 cm suffisait à ravir nos oreilles, un monde dans lequel s'offrir un lecteur de disquettes ou un écran 36 cm couleur relevait du grand luxe et où le moindre montage électronique ne pouvait être que l'oeuvre d'un professionnel.

Miss CPC fait donc une entrée fracassante dans notre nouveau siècle, mais il n'est pas question de lui laisser parures et vêtements défraîchis par le temps. Elle ne peut nous atteindre, humbles voyageurs temporels, qu'en arborant de nouvelles couleurs, vives et neuves, qui sauront nous toucher, nous émouvoirs, nous donner cet inextricable besoin de la saisir à nouveau et de lui porter un regard neuf d'adulte qui découvre un objet dans lequel il n'avait peut-être auparavant vu qu'un simple jouet d'enfant.

Mais l'aventure ne s'arrête pas là...