Un navire passant dans la nuit



Chronique d'une mort annoncée


A mi-chemin entre la plus monumentale erreur commerciale vidéo-ludique et le plus poignant des baroudes d'honneur, la cadette de la gamme AMSTRAD au design SF n'en mérite pas moins tous les égards.

Mais pour commencer, certains d'entre vous se demandent peut-être tout simplement ce qu'est cet OVNI et ce qu'il vient faire sur un site consacré au CPC. Son nom est GX-4000, et contrairement aux apparences, ce petit appareil aux allures futuristes kitsch est bel et bien un AMSTRAD CPC, un CPC+ pour être plus précis.

En 1990, AMSTRAD sent bien le vent tourner, la génération des ordinateurs et consoles 16/32 bits entame un règne qui s'étendra sans partage durant plus de 5 années et tous les ordinateurs 8 bits sont poussés dans leurs retranchements. Or c'est bien là que le bas blesse, car si la politique du constructeur au crocodile souriant a toujours été très clairement de proposer un matériel à prix défiant toute concurrence, quitte à ce qu'il ne soit pas le plus puissant, celle-ci lui joue alors des tours. Le combat a principalement lieu au Royaume-Unis où le C64 fait depuis plusieurs années déjà des ravages dans les parts de marché. Mais à la fin des années 80, le prix du matériel a considérablement baissé, et la supériorité technologique de la machine de Commodore est devenu évidente.

AMSTRAD doit réagir. Convaincu que l'on ne doit pas changer un procédé qui a fait ses preuves et que son public lui est aquis, Alan M Sugar décide de lancer une nouvelle gamme de CPC recarossés et dotés de nouveaux composants devant permettre de rivaliser avec le C64. Ainsi naquis la gamme des CPC+, tout de blanc vêtus, recopiant sans complexe le design cher à la gamme 16/32 bits en place alors avec un lecteur de disquette sur le côté, à la manière d'un AMIGA 500 ou d'un ST.

Décidant de faire d'une pierre deux coups, AMSTRAD décline dans le même temps sa gamme CPC+ sous la forme d'une machine dépourvue de clavier ou de lecteur de disquettes. Premiers pas dans l'univers de la console de jeux, aboutissement finalement ultime pour une gamme d'ordinateurs sur lesquels n'ont le plus souvent tournés que des jeux dans nos chaumières.

Cette gamme reste l'une des plus lourdes erreurs d'AMSTRAD et son premier pas vers l'arrêt de son activité en matière d'informatique familiale.


Arrivée en fanfare avec un budget marketing colossal, la GX-4000 se prépare un plongeon abyssal.
La GX-4000 est commercialisée en septembre 1990 au prix de 990 F (environ 150 Euros à "monnaie courante") accompagnée de son transformateur, d'un câble vidéo, de deux manettes et du jeu Bunrnin'Rubber. Mais si l'offre paraît intéressante, l'affaire est bien plus complexe qu'il n'y paraît.

En effet, si les fans d'AMSTRAD sont gagnés par l'euphorie de voir arriver un renouveau dans leur petit univers 8 bits, la communauté vidéo-ludique dans son ensemble reste quant à elle relativement circonspecte devant ce geste désespéré du croco vieillissant. Une nouvelle gamme 8 bits en 1990! Le magazine JOYSTICK (n°08) semble emballé par l'aspect technique, mais il rappelle que rien n'est gagné et que c'est dans sa démarche commerciale que l'on pourra observer si le croco a vraiment encore du mordant. Quant à TILT (N°81), incarné en la personne de Dany BOOLAUCK, il reste de marbre devant la nouvelle fantasie de Sir Alan SUGAR. AMSTRAD semble chercher à égaliser les forces avec des machines telles que le C64 alors même que le concurrent américain Commodore vient d'arrêter la production de celui-ci pour se consacrer entièrement à sa nouvelle égérie, l'AMIGA, dont les ventes ont carrément explosées. Alors que le règne des 16/32 bits s'annonce sans partage, les CPC+ et la GX-4000 apparaissent relativement anachroniques.

Nul ne comprend le geste d'Alan M Sugar : preuve d'un orgueil sans borne et confiance aveugle dans la réussite de sa société et de sa méthode en quelques années, ou geste désespéré voire pathétique d'une petite société anglaise mal-organisée et impuissante devant les nouveaux enjeux vidéo-ludiques des années 90 ?


La presse CPC accueil comme une révolution la nouvelle gamme, l'euphorie sera de bien courte durée.
Mais si la présence de la gamme CPC+ étonne déjà un peu, lorsqu'elle ne prète pas à sourire, celle de la GX-4000 intrigue carrément. AMSTRAD est devenu un vétéran dans le domaine de la micro-informatique familiale qu'il a dominée durant toute la seconde moitié des années 80 dans de nombreux pays d'Europe, à commencer par la France. Mais sur le marché en pleine explosion de la console de salon, il se positionne en challenger. Les ordinateurs 8 bits sont une chose, les consoles en sont une autre. La différence de potentiel entre les deux types de machines dans le domaine du jeu-vidéo est énorme et nul ne sait ce qui a pu passer par la tête de Sugar qui décide de s'attaquer de front avec son petit CPC à des monuments tels que la NES de NINTENDO ou encore la MASTER SYSTEM de SEGA. Encore plus édifiant, la GX-4000 se retrouve disponible sur les étales des magasins alors même qu'arrivent en France la TURBOGRAFX de NEC et la MEGADRIVE de SEGA. Bien que ne bénéficiant pas du même positionnement de prix, la comparaison devient inévitable.

La différence de capacité d'investissement est aussi palpable. SEGA et NINTENDO sont des sociétés internationales déjà reconnues et parties en conquète de l'Europe. Elles peuvent se permettre des dépenses gargantuesques dans le développement et la commercialisation d'un jeu en s'inscrivant sur la durée. Ces dépenses sont bien loins du faible potentiel financier d'AMSTRAD qui doit s'en remettre à de petits développeurs européens. Pour preuve, personne ne remettra aujourd'hui en question l'évidence qu'aucun jeu de plate-formes aux niveaux aussi vastes et particulièrement bien pensés que ceux de SUPER MARIO BROS sur NES n'a pu voir le jour sur CPC. Défaut de créativité? Certainement pas! Mais la firme nipponne a investi une fortune colossale dans le développement et la diffusion du titre phare de sa console. Un budget qui sépare NINTENDO d'AMSTRAD par un abysse financier.


Le leader de la distribution en VPC est lui aussi sur la brèche, mais les réalités du marché l'obligeront à rapidement changer son fusil d'épaule, MEGADRIVE et GAMEBOY arrivent!

NES de Nintendo


GAMEBOY de Nintendo


PC-Engine de NEC


MASTER SYSTEM de Sega


MEGADRIVE de Sega


GAMEGEAR de Sega

C'est un marché hyper concurrentiel que la petite société britannique doit affronter
Quoiqu'il en soit, et cela sans surprise, le retour de flamme est quasi immédiat. Les ventes sont catastrophiques, et la petite console lancée en septembre 1990 n'a pénètrée que dans 13 000 chaumières à la fin de la période des fêtes de fin d'année. Cela reste sans doute aujourd'hui encore la plus monumentale déculottée dans le milieu. Il faut dire qu'AMSTRAD a largement présumé de ses forces, car si le secteur de la micro était largement propice à l'arrivée massive du CPC en 1985, le marché de la console est largement concurrentiel en cette fin d'année 1990. La NES de NINTENDO continue d'inonder le marché de jeux fabuleux, la MEGADRIVE de SEGA émerveille les occidentaux par les vastes capacitées 16 bits de son processeur 68000, et une petite nouvelle pointe le bout de son museau : la GAMEBOY. La petite dernière de NINTENDO propose pour 300 F de moins que la GX-4000 une console portable et robuste qui révolutionne alors notre conception du jeu vidéo "anywhere". Le jeu vidéo nomade naît, et les derniers espoirs d'AMSTRAD s'envolent. En France, on peut tout simplement noter que les distributeurs proposant de la publicité dans la presse spécialisée et ayant accepté de soutenir la dernière facétie du roi vieillissant ne tardent pas à balayer la GX-4000 pour afficher la disponibilité de la MEGADRIVE et de la GAMEBOY.

300 F plus chère qu'une NES, l'écart de puissance en faveur de la GX-4000 n'est pas flagrant, le joueur occasionnel ne voit pas l'intéret de tenter l'aventure AMSTRAD. A peine 300 F moins chère qu'une PC-Engine bien plus rapide et puissante, le core-gamer n'hésite pas une seconde à investir dans la petite reine asiatique. La pauvre GX-4000 peine à trouver son public dans la grande distribution.

Pendant l'année 1990, loin des affres de cet univers de consoles qui ne lui ouvre pas ses portes, le roi déchu AMSTRAD concentre ses dernières forces en s'adressant à sa clientèle autrefois si fidéle et dévouées à sa cause. Mais là encore la plaisanterie est de courte durée car les possesseurs de CPC, qui n'avaient déjà pas forcément vu l'intérêt pour eux de se débarrasser de leur ordinateur chéri pour faire l'acquisition d'un CPC+ flambant neuf, lorsqu'ils n'étaient pas déjà passés à l'ennemi en ayant acheté un ordinateur ou une console 16/32 bits, n'ont certainement pas l'intention de mettre 990 F dans une machine sur laquelle ne sort pratiquement rien.

C'est que la logithèque promise par AMSTRAD se fait attendre. La force du constructeur résidait en partie dans la multitude des titres disponibles pour son support. Or, amputé de son clavier et de son lecteur de disquette, le CPC+ constituant le coeur de la GX-4000 est asphyxié, tributère de la diffusion de titres sur cartouches.


OCEAN ne manque pas de préciser que ces 4 titres ne sont sortis QUE sur GX-4000 parce que "leur taille et leur profondeur de jeu ne pouvait permettre que de les réaliser sur ce format". "No comment"...
Sans compter qu'AMSTRAD ne fait rien pour faciliter la vie des studios de développement. Même si les éditeurs reçoivent des documentations décrivant les spécificités de la nouvelle gamme et la manière de la programmer, tout cela reste pour le moins sauvage, une fois encore par manque d'organisation et de moyens. Tout le monde se retrouve plus ou moins abandonné et il devient alors difficile d'adhérer au nouveau support cartouche que son concepteur même ne met guère de coeur à promouvoir.

Pourtant, quelques éditeurs florissant et dont le fond de commerce dépendait alors largement de leurs activités sur 8 bits essayèrent de se frayer une brèche. Il faut dire que la commercialisation d'un titre pour GX-4000 était bien moins coûteuse que celle d'un jeu pour les consoles de SEGA ou NINTENDO qui assassinaient déjà alors les éditeurs avec des royalties pharaoniques à leur verser. Ainsi, la plupart des titres ayant vu le jour pour GX4000 furent estampillés TITUS, OCEAN, ou encore LORICIEL. Mais trois éditeurs pour une machine c'est bien peu, et au terme d'une brève agonie durant l'année 1991, la GX-4000 sombra corps et âme, malgré un prix de vente sacrifié de 390 F (!!!), laissant derrière elle à peine 200 000 orphelins en Europe et une logithèque "riche" de 25 titres. Record à battre!

AMSTRAD appris donc à ses dépends que vouloir s'attaquer à une concurrence en la sous-estimant, c'était un peu comme vouloir ouvrir sur un coup de tête un fast-food en face d'un Mc Donald's. On peut aujourd'hui même librement supposer que les autres acteurs du marché restèrent totalement indifférents à l'arrivée d'AMSTRAD sur le créneau, et que contrairement au prestigieux reptile dont la marque a fait son symbole, la GX-4000 fut balayée en 1 année par la sélection naturelle...






Bon, c'est bien joli tout ça mais techniquement, qu'est-ce que c'est et à quoi cela sert-il ?


Alors près de 15 ans après sa disparition, que représente la GX-4000 dans notre paysage vintage vidéo-ludique? Au-delà des considérations de l'époque, nous pouvons aujourd'hui nous pencher plus sereinement sur la petite bête dont le prix "à nu" n'excède pas 20 Euros d'occasion.

Tout simplement, elle vous permettra de profiter des meilleurs versions d'une poignée de jeux emblèmatiques. Car si certaines conversions de jeux CPC pour GX-4000 apportèrent peu de choses, certaines autres furent particulièrement impressionnantes, sans parler des quelques exclusivités qui ne furent disponibles QUE sur GX-4000.

Evidemment, à l'époque le client qui avait acquis au prix fort sa GX-4000 finissait par s'énerver un peu de ne voir venir quasiment aucun jeu, mais aujourd'hui, rien ne sert de bouder son plaisir.

Techniquement parlant on est très proche du CPC+, d'ailleurs, c'est une carte mère de 464+ à peine modifiées et aux connecteurs repositionnés qui sert de base à la bête. Le design se veut futuriste et utilise la couleur "blanc cassé" propre à la nouvelle gamme "+". Souvent décrié, ce design n'en reste pas moins typé, et on ne peut pas réfuter un certain goût pour le design épuré chez AMSTRAD. Aprés tout, on ne peut pas dire que la MEGADRIVE de SEGA brillait par son originalité, et la NES de NINTENDO ressemblait carrément à un pavé sans formes totalement inestéthique.

Je vais peut-être me faire conspuer en écrivant cela, mais je trouve pour ma part que le design de la GX-4000 est sans doute ce qu'il y a de plus réussi dans cette console car ses formes arrondies s'inscrivaient parfaitement dans l'esprit des années 90 dont le design s'évertua à rompre clairement avec l'aspect massif de l'électronique des années 80 par des formes rondes et douces bien plus légères. La GX-4000 se voulait ressemblant à un vaisseau spatial, mais finalement cette volonté lui a tout simplement apporté un aspect bien particulier que je trouve relativement apaisant et qui me rappelle la forme d'une raie mantha, aplatie et étalée. Sans faute à ce niveau pour AMSTRAD.

En façade, on trouve 5 connecteurs : 2 prises manettes de type DB-9 Atari, habituelles sur les CPC, vous permettent de brancher à loisir les pads fournis avec la console ou bien tout simplement votre manette préférée; 1 prise manette analogique offre la connection d'une manette de type PC (seul le jeu Tennis Cup 2 permet de l'exploiter à ma connaissance); 1 prise de type RJ sur laquelle peut se connecter un pistolet de type Light Phaser, mais je vous met au défi de trouver cette rareté de nos jours; Enfin, 1 prise Jack 3 mm vous permet de brancher votre GX-4000 sur votre sono pour profiter du son stéréo exclusif à la gamme "+".

Au dos de la console, on trouve là encore de multiples connexions. Une alimentation en 11V DC et une autre en 5V DC, un connecteur vidéo péritel et un autre RGB.

Voici une connectique parfaitement universelle qui vous permet de connecter en deux temps trois mouvements une GX-4000 sur un écran de TV. N'importe quel câble péritel (SCART) comme celui que vous utilisez pour votre lecteur de DVD fera l'affaire. Si vous possédez déjà le moniteur CM14 d'un 6128+ ou d'un 464+, vous pourrez utiliser le connecteur RGB pour brancher dessus votre console, l'alimentation sera elle aussi assurée par le câble en 5V DC du moniteur. Tout est fait pour que vous puissiez utiliser un moniteur AMSTRAD nouvelle génération... Le croco sait y faire!

ATTENTION : pour votre information, si la console est équipée de deux entrées d'alimentation de voltage différent, c'est tout simplement que chaque sortie vidéo nécessite un voltage bien précis. Ne vous y trompez pas, si vous voulez utiliser le branchement par câble péritel, vous devrez alimenter la console avec un transfo en 11V DC, le 5V DC étant réservé à l'utilisation de la sortie vidéo RGB AMSTRAD du moniteur CM14.
Si vous venez de récupérer une GX-4000 à nu et que vous ne trouvez pas de transfo en 11V DC, vous pouvez tout de même utiliser le 5V DC en montant un câble vidéo comme celui que je vous propose pour CPC+ sur la page liberté. Concernant l'alimentation en 5V DC, n'importe quelle alimentation universelle fera l'affaire, car la GX-4000 dénuée de lecteur de disquettes ou cassettes est bien moins gourmande en énergie que les CPC+.

Lorsque l'on ouvre le packaging, la cartouche s'y trouve fixée à la verticale sur la tranche, comme tendue vers vos mains. Il y avait de l'idée...
Sur le dessus de la console on trouve le support pour les cartouches, équipé d'une petite trappe de protection contre la poussière. Les cartouches AMSTRAD sont de petite taille, à mi-chemin entre celles d'une GAMEBOY et d'une MASTER SYSTEM. Elles contiennent un chip d'une capacité allant de 128 Ko à 512 Ko. Mais AMSTRAD se contentera de se fournir en chip 128 Ko pour des raisons purement économiques. Là encore, c'est sans doute l'un des freins qui firent reculer les éditeurs. En effet, les cartouches n'ont même pas la capacité d'une face de disquette 3' (soit 170 Ko). A quoi bon de meilleures capacités graphiques si l'on ne bénéficie pas de la capacité de stockage pour sauvegarder toutes ces belles images ? Un monument sorti tardivement sur notre belle machine tel que BAT d'UBI SOFT aurait trouvé sa place sur la GX-4000 avec des graphismes tirant parties des nouvelles capacités de la gamme "+", mais la version CPC tient déjà sur 2 disquettes recto-verso, soit 680 Ko de données... Quoiqu'il en soit, leur conception reste robuste et à l'épreuve des balles, le stockage est faible mais à l'abri du temps.

Décidément, on pourra dire ce que l'on veut, je pense pour ma part que rien n'a été laissé au hasard par AMSTRAD qui, une fois encore et fidèle à sa réputation, nous a livré ici une nouvelle preuve de son savoir-faire en matière de conception de matériel fiable et peu coûteux par son universalité. Finalement, le seul défaut de la GX-4000, c'est de "n'être qu'un CPC".

On peut toutefois noter un second défaut résidant dans le manque d'ergonomie et de fiabilité des pads qui rappellent furieusement la simplicité de ceux de la NES de NINTENDO. Quitte à reprendre des idées, autant éviter les mauvaises... Si vous voulez régler une bonne fois pour toute le problème, je vous renvoie vers la page confort qui vous montre le montage d'un adaptateur qui vous permettra de brancher un pad standard Playstation bien plus ergonomique.

Techniquement parlant, la GX-4000 propose les mêmes améliorations que ses soeurs CPC+. Disons pour simplifier qu'elle offre entre autres, en plus des spécificités d'un CPC standard, une capacité graphique de 32 couleurs affichables sur une palette de 4096 (contre 16 sur une palette de 27 pour le CPC) avec possibilité d'accéder à ce nombre de couleurs quelle que soit la résolution d'image. La GX-4000 est dotée d'un processeur qui gère enfin les sprites, et en 16x16 pixels, s'il vous plaît. Elle bénéficie aussi de multiples possibilités en matière de scrolling (défilement d'écran), ce dont était dépourvu les CPC classiques. En bref, elle offre un potentiel graphique supérieur à celui d'une NES de NINTENDO. Je vous assure, comparez une photo d'écran d'un jeu comme CASTLEVANIA sur NES avec celle d'un jeu comme PANG sur GX-4000. Plus de couleurs à l'écran, des couleurs bien plus vives et moins palichonnes que sur NES, c'est flagrant.

Côte son, on retrouve ce bon vieux AY en pleine forme, puisque cette fois-ci le célèbre processeur de Yamaha est piloté par 3 controlleurs DMA, un pour chacun des 3 canaux. une sortie STEREO équipe la GX-4000 pour une restitution sensiblement meilleure qu'avec la simple sortie MONO des CPC classiques. Une gamme de commandes hardware améliore encore le potentiel du processeur. Ce diable d'AY a maintenant assez de souffle pour rivaliser avec n'importe quelle autre console 8 bits, mais encore faut-il savoir en faire bonne usage...

Pour vous en donner une petite idée, je vous propose quelques musiques. Certaines sont utilisées sur des jeux pour CPC classiques, mais d'autres tels que celles de Plotting ou de Pang ont été adaptées spécialement pour la GX-4000. Pour lire ces musiques au format AY, vous devrez utiliser un player tel que AY eMulator sous Windows, ce logiciel est un vrai régal.

Mais hélas, une ombre plane sur ce tableau enjôleur, car le vieux ZYLOG Z80A cadencé à 3,3Mhz qui anime tout la gamme AMSTRAD a bien du mal à suivre le rythme. Et si les jeux sont superbes en photos, il n'en est pas de même une fois le pad à la main.

Spécifications techniques :

Processeur : Zilog Z80A à 3.3 MHz
Mémoire morte (BIOS) : 64 Ko
Mémoire vive (RAM) : 64 Ko
Résolution : 160x200, 320x200, 640x200
Couleurs : palette de 4096
Son : Yamaha AY-3-8912, 3 voies DMA, 8 octaves
Cartouches : de 128 Ko à 512 Ko
Un problème récurrent qui plombe le potentiel d'une GX-4000 asphyxiée par un processeur préhistorique. Et que dire du choix sans doute financier d'AMSTRAD d'utiliser une base de carte mère de CPC 464+, limitant ainsi la mémoire vive à 64Ko ? La faible capacité de stockage des cartouches sera aussi maintes fois décriée au cours de la courte vie de la console mais AMSTRAD, qui est seul à pouvoir fournir les composants de stockage et dont les finances ne sont alors pas au beau fixe, restera sourd aux suppliques des éditeurs qui peinent à se contenter de 128 Ko et apprécieraient que le croco propose des composants d'une capacité de 512Ko.

POUR

- La qualité graphique
- L'univers sonore
- Le prix de la console
- Les "+" de la console
- Le design
- La marque AMSTRAD
CONTRE

- La lenteur du processeur
- La mémoire RAM
- Le prix des jeux
- Le faible nombre de titres
- Le paddle
- La capacité des cartouches
Mais il n'est plus temps de considérations technologiques, l'eau a coulé sous les ponts et la GX-4000 en a presque sombré dans l'oubli. Presque ? Une horde de fans d'AMSTRAD maintient le souvenir de la légende, et le prix auxquels se vendent quotidiennement les quelques jeux de la GX-4000 sur les sites d'enchères ne peuvent qu'attester de la valeur que peut avoir cette belle oubliée dans certains coeurs.

Attardons-nous plutôt maintenant sur le fun !!!






La logithèque de la GX-4000...

...Ou le pétard mouillé le plus impressionnant de ces quinze dernières années.


Maintenant il est l'heure de faire appel à vos souvenirs. Je suis sûr que la GX-4000 se cache dans un recoin de votre mémoire. C'est plutôt simple, elle représente pour la plupart des gamins que nous étions la console sur laquelle nous avons tous au moins une fois fantasmé, frustrés que nous étions à l'idée que certains jeux nous étaient interdits sous prétexte que nous possédions un CPC classique.

La torture était odieuse car régulièrement, les premiers mois tout du moins, nous croisions parmi les tests dans nos magasines préférés ceux de jeux aux graphismes parfois magnifiques et sur lesquels nous ne pouvions que nous abimer les yeux, car notre bonne vieille machine ne pouvait lire les fabuleuses cartouches AMSTRAD. Les possesseurs de CPC+ semblaient avoir bien de la chance à ce moment là et ceux qui en ont cotoyé ont tous essayé de monayer quelques heures de jeu sur leurs ordinateurs chéris en échange d'une participation à l'achat d'une onéreuse cartouche GX-4000.
Avec le recul, bien sûr, on peut supposer que l'heureux acquéreur d'un CPC en 1985 ou 87 a bien plus profité de la génération AMSTRAD que celui qui a fait l'acquisition d'un CPC+ ou d'une GX-4000 en 1990. Quoique cette année là ne fut pas non plus un mauvais cru...

Mais revenons à nos moutons. Les jeux pour GX-4000 que nous croisions le plus souvent au gré des pages de test d'AMSTRAD 100% ou du "Cahier des Consoles" d'AMSTAR pouvaient être regroupées en trois catégories distinctes :


Tennis Cup 2. A gauche la version CPC et à droite celle de la GX-4000, certaines conversions rendaient vraiment honneur à la petite dernière d'AMSTRAD.
Pour commencer, il y avait les simples implantations de jeux CPC sur cartouches. Cette pratique, si elle permettait parfois aux joueurs sur GX-4000 d'accéder à de très bons titres, n'honorait pas les éditeurs qui commercialisaient ainsi une seconde fois un titre recyclé sans utiliser la moindre spécificité de la nouvelle gamme AMSTRAD. Ces titres n'ont pour ainsi dire aucun intérêt pour le possesseur d'un CPC qui préfèrera aujourd'hui le caractère maléable d'une disquette ou d'un fichier image DSK.

Il y a ensuite les titres CPC qui furent adaptés sur cartouches GX-4000 en utilisant certaines des spécificités et améliorations proposées par la nouvelle gamme. Ces titres sont bien plus intéressants car ils permettent de profiter de trés bons jeux dans une qualité parfois bien supérieure à la version CPC classique. Un réel effort a donc été fournis par les éditeurs qui ne manquaient pas de matière pour améliorer une version 8 bits d'un jeu qui généralement existait sur ordinateur 16 bits. A la bonne heure...

Enfin, et cette catégorie honore la mémoire de la belle GX-4000, on trouve quelques titres qui ne furent édités que sur support cartouche pour diverses raisons techniques ou commerciales. Ces exclusivités ont généralement permis d'entrevoir le potentiel mésestimé de la petite console morte née.




Nous passerons rapidement sur les quelques titres GX-4000 qui ne furent que des copies de jeux CPC sur cartouches, ils ont sans doute contribués à empécher la console d'AMSTRAD de se montrer sous son vrai jour. De nombreux jeux tout à fait honorables pour un CPC standard apparurent bien pauvres pour une console sortant en 1990. On appelle ce comportement des éditeurs "l'effet d'annonce" : "n'investissons pas trop, ce support pourrait ne pas fonctionner". Mais à force d'avancer à reculons, le support mourut justement parce que trop de jeux confortaient les sceptiques dans l'idée que rien ne justifiait l'achat d'une console sans apport particulier à la gamme. Merci encore à eux.

La liste des jeux à évolution zéro est la suivante : Barbarian 2, Batman the Movie, Klax, Mystical, Tintin sur la Lune et enfin World of Sport.

Si certains jeux comme Barbarian 2, Batman ou Klax honorent tout simplement la gamme d'AMSTRAD, la GX-4000 aurait pu largement se passer des autres, World of Sport se plaçant largement sur la première marche du podium.


Bien plus intéressants, on trouve fort heureusement de nombreux jeux qui furent "upgradés" lors de leur conversion sur GX-4000. Ces titres nous montrèrent que la console en avait bien plus sous le capot que le CPC classique, essentiellement en matière graphique.

Crazy Cars 2 ou encore Fire & Forget 2 de TITUS nous fit découvrir la joie des "rasters" sur 8 bits avec de superbes dégradés de bleus en fond d'écran. Comme le voulait la tradition pour l'éditeur au renard, chaque lancement d'une de ses cartouches était aussi l'occasion d'afficher un superbe écran de présentation qui utilisait pleinement le potentiel graphique de la palette de 4096 couleurs. Instants de béatitude avant de se lancer dans une partie.

Toujours de TITUS, Wild Streets nous apportait son lot de changements graphiques, l'éternel démonstration de force de la page de présentation laissant la place à des graphismes 32 couleurs étonnants. Il était vraiment regrettable de constater que le jeu en lui même devait rester aussi médiocre que dans sa première version. Le renard nous gratifia enfin d'une version relookée de son jeu Dick Tracy, mais la limitation de stockage des cartouches commençait à se faire ressentir, et si les graphismes sont bien plus beaux, il faut se contenter du strict minimum, à savoir une page de présentation dépouillée qui laisse directement place au jeu sans aucune fioriture. Dommage.

L'éditeur LORICIEL n'était pas en reste et nous proposait des conversions de toute beauté. Tennis Cup 2 nous apparaissait en 32 couleurs là où la version CPC devait se contenter d'un simple dégradé de 4 teintes, Pinball Magic abandonnait aussi les dégradés monochromes pour se parer de couleurs jusque là inaccessibles dans la résolution d'image utilisée. Panza Kick Boxing, déjà superbe sur CPC, nous surprenait à nouveau par des graphismes encore plus colorés et détaillés.

L'un des jeux parmi les plus emblématiques de la GX-4000 reste Switchblade du britannique GREMLIN. Cette version cartouche gomme l'unique défaut de ce monument du jeu de plate-forme puisque les décors monochromes ont été colorisés pour apporter une touche de couleurs certes discrète mais bien présente dans les labyrinthes que doit traverser Hiro. Un magnifique dégradé de rouges vous accueille aussi en fond de décors au début du jeu, alors que le héros se dirige vers l'entrée de la cité enfouie.

OCEAN quant à lui nous gratifie d'une version 32 couleurs de son blockbuster Operation Thunderbolt, un lifting bien venu pour ce titre aux couleurs bien trop criardes pour être honnêtes dans sa version CPC.

Quelques autres éditeurs plus modestes tentèrent aussi leur chance sur GX-4000 et si la conversion de Gazza 2 d'EMPIRE n'apporte pas grand chose à un jeu qui reste assez médiocre, No Exit du petit français TOMAHAWK tire pleinement partie des capacités graphiques du vaisseau spatial d'AMSTRAD. Le géant français UBI nous propose quand à lui Pro Tennis Tour anciennement nommé Great Courts et dont les graphismes, s'ils ne semblent pas plus colorés que sur CPC, utilisent visiblement la palette de 4096 couleurs pour nous présenter un ensemble visuel bien plus harmonieux.


Mais voici venir le fin du fin, les perles de cette minuscule logithèque GX-4000 dont nous avons déjà presque dressé la liste exhaustive. Ces exclusivités n'ont été éditées que sur console pour des raisons évidentes de capacité graphiques. Ces quelques jeux nous montrent bien qu'ils n'auraient pu voir le jour avec un tel panache sur le CPC classique avec ses 27 malheureuses couleurs.
Si vous avez déjà une GX-4000 ou que vous voulez en trouver une dans une brocante, ce sont ces jeux que vous devez vous procurer, car jamais vous n'aurez d'autre occasion d'y jouer sur un vrai ordinateur AMSTRAD et non via un émulateur. Mais prenez garde à votre porte-monnaie car pour cette même raison, ces jeux sont de véritables "rarities" recherchées par les collectionneurs et les enchères s'envolent régulièrement sur les sites spécialisés.

Ouvrons le bal en rendant honneur au développeur le plus actif et qui nous gratifia du plus grand nombre d'exclusivités, le britannique OCEAN.

Et il est impossible de commencer autrement qu'en présentant Burnin' Rubber, une course automobile offerte par AMSTRAD à tout acheteur de la machine, ce qui explique qu'aucun packaging n'existe pour ce jeu livré "stand alone" avec sa notice. Les plus core-gamers y reconnaîtront sans mal une autre simulation automobile du même éditeur nommée Wec le Mans. Mais il est inutile de dire que le jeu monochrome de 1988 est ici sublimé par le mode 32 couleurs, les bords de routes sont jonchés de décors auparavant bien plus rares, et la voiture effectue des cabrioles kitsch à souhait lors des chocs à la manière d'un OutRun, un régal. Si une seule critique devait être émise, ce serait en remettant sur le tapis la lenteur du processeur Z80 qui peine à gérer cette débauche de couleurs et d'animations, nuisant parfois gravement à l'impression de vitesse nécessaire à ce type de jeu. L'ensemble reste toutefois tout à fait honorable et je vous invite à insister pour passer le premier circuit si vous avez le jeu entre les mains, la course suivante se déroule de nuit et les décors sont de toute beauté.

Deuxième exclusivité GX-4000, Pang est l'adaptation d'un hit de TAITO, studio japonais cher à OCEAN. Ce jeu est un grand classique de l'arcade du début des années 90, et c'est un réel plaisir de le savourer sur machine AMSTRAD.
Pour rappel, le principe est d'aider le héros à éclater des bulles avec un harpon et d'en vider l'écran de jeu. Mais à l'impact chaque bulle se subdivise en deux nouvelles plus petites jusqu'à leur disparition totale. Un fabuleux jeu de plateforme matiné de puzzle-game. Les graphismes colorés à souhait apporte une touche japonaise bien trop rare sur notre belle machine british. C'est tout mignon, c'est jouable à deux en simultané, c'est addictif au possible, c'est Pang. Sa sortie a plusieurs fois été repoussée, mais le plaisir de jeu n'en fut que plus grand lorsque l'on pu enfin mettre la main sur la cartouche.


Plotting est le type même de puzzle-game qui vous hante des nuits entières. Ses règles à la fois simples à saisir mais difficiles à expliquer en font un incontournable pour tous ceux qui aiment se presser les méninges entre deux parties de Burnin'Rubber. Un titre addictif en puissance.
Un petit personnage propulse un cube sur lequel est inscrit un symbole contre un mur d'autres cubes de symboles différents. En propulsant ce cube sur un ou plusieurs autres portant le même symbole, on les fait disparaitre et on récupère pour le coup suivant celui se trouvant derrière le dernier percuté. Même ainsi décrit, on ne peut réellement saisir le principe qu'en essayant ce superbe jeu là encore trés coloré et parfaitement adapté de l'arcade sur GX-4000 en utilisant le mode 32 couleurs avec brio. Voici encore un jeu qui, à l'instar de Pang, n'a rien à envier aux canons du genre sur NES, et c'est sur AMSTRAD que cela se passe. Il ne paye pas de mine mais c'est un vrai rafraîchissement. Ne manquez pas l'occasion de l'essayer...

Les joueurs CPC s'étaient émerveillés sur la conversion par OCEAN du jeu Robocop basé sur le film éponyme en 1989. Pour cette suite étonnament nommée Robocop 2, seuls les possesseurs de GX-4000 ou de CPC+ pourront accompagner Murphy dans ses aventures. Une fois encore, OCEAN nous prouve son savoir faire en présentant un titre aux graphismes magnifiques repoussant encore les limites de la console au-délà de ce qu'auraient pu imaginer les joueurs CPC. Même le panneau de contrôle du personnage est une oeuvre d'art. Le jeu quant à lui reste assez classique et on n'y retrouve pas la fougue du premier opus. Un jeu malgré tout plaisant que l'on aime à retrouver ne serait-ce que pour la démonstration de force technique.

Tout droit venu de l'univers 16 bits et adapté d'un inoubliable nanard américain avec Charlie Sheen, Navy Seals propose là encore une superbe conversion aux décors de toute beauté. Bien que l'on commence à se lasser de rencontrer des jeux à l'intéret limité qui ne semblent utiliser les capacités inédites de la console que comme faire-valoir, on ne peut que s'incliner devant le scrolling impeccablement fluide de ce titre qui le rend particulièrement agréable à jouer. On appréciera aussi le petit côté infiltration (genre assez rare à l'époque) qui amène le joueur à éviter le combat plutôt que de se lancer dans une confrontation systèmatique. A essayer, même si le niveau de difficulté est particulièrement élevé.

Dernière exclusivité d'OCEAN avant de décider d'abandonner définitivement la GX-4000, Chase HQ 2 est un titre cher aux joueurs CPC tant le premier volet du hit de TAITO était passionnant. Hélas, cette course automobile agressive dans laquelle vous devez toujours rattraper et immobiliser des fuyards en voiture de sport top beauf est un cran en dessous de Burnin'Rubber du même éditeur. Les décors sont bien vides et cette fois-ci, on se demande un peu la raison de l'exclusivité sur GX-4000 pour un jeu qui aurait semble-t-il pu rentrer dans les restrictions techniques du CPC classique. Il n'en aurait certainement connu qu'un plus grand succés commercial. Le jeu reste toutefois relativement jouissif, surtout lorsqu'il s'agit de tirer sur le véhicule des méchants, un petit bonheur même si l'on est encore une fois un cran en-deçà du premier volet. Ce jeu a su se faire désirer. Présent sur les premières publicités d'OCEAN pour sa gamme de jeux GX-4000, ce titre fermera finalement la marche.


Dernière exclusivité pour la GX-4000, Copter 271 est un jeu qui fit couler beaucoup d'encre. Développé par deux français et édité par LORICIEL, la presse française se passionnera pour ce shoot'em up exclusif dont elle suivra le développement jusqu'à sa sortie. TILT, AMSTRAD 100%, AMSTAR, personne n'y resiste. Tout le monde est conquis par ces deux français qui conçoivent la première exclusivité francophone pour un éditeur cher à leur coeur. Après plus d'un an d'une épopée qui débuta à la sortie même de la console, Copter 271 arrive enfin dans les bacs. Mais finalement, le titre s'apparente bien plus à une démonstration de force de la part de demomakers qu'à un véritable chef d'oeuvre de jouabilité et d'intérêt. Les graphismes sont plutôt inégaux selon les décors, et seule la partie programmation s'en sort réellement sans toutefois réhausser l'intérêt général. Cela n'empèche pas l'ultime titre de LORICIEL sur GX-4000 d'être devenu aujourd'hui une perle rare recherchée par tous les collectionneurs et dont les exemplaires se vendent à prix d'or. Allez donc comprendre...



Même à prix sacrifié, rien ne sauvera la GX-4000, pas même cette publicité pathétique qui présente l'intégralité de la gamme de jeux.
Au total, ce sont 25 titres qui seront ainsi édités pour la petite console d'AMSTRAD. Pas un de plus. L'une des dernières publicités d'AMSTRAD avant de déclarer forfait titre "Plein de jeux pour s'éclater" en montrant alignés une vingtaine de titres pour GX-4000. Ce que le lecteur ne sait pas forcément, c'est que les jeux montrés n'ont rien d'un échantillon, la liste est quasi-exhaustive. Pathétique.

Il reste aujourd'hui le souvenir d'une belle aventure pour tous les fans, une tentative intéressante pour présenter le CPC sous sa forme la plus ludique, et peut-être le regret d'imaginer le succés qu'aurait remporté une telle console si elle avait vu le jour 2 petites années plus tôt.

Il y a peu de chances que vous fassiez l'acquisition d'une GX-4000 si vous n'en avez pas déjà une, alors je ne vous parle pas des chances qu'il y a pour que vous investissiez une somme parfois outrancière dans l'acquisition de cartouches originales. La solution la plus confortable consiste donc à utiliser des ROMs de ces cartouches avec un émulateur.

Mais si vous naviguez un peu sur le net, vous vous rendrez rapidement compte que peu de sites proposent les 25 ROMS GX-4000 au format CPR. Toutefois, le principal est finalement qu'un site les propose à vos yeux ébahis. Rendez-vous donc sur ¨‘°ºO CPC RULEZ Oº°‘¨ pour découvrir toutes ces merveilles.

Pour faire tourner ces images de cartouches, vous devrez obligatoirement utiliser l'émulateur WinAPE sous Windows. C'est le seul émulateur de CPC+ disponible, aucun autre ne vous permettra de faire tourner des ROMs au format CPR.

Soyez sans à priori, retrouvez vos repères de fans de notre belle des années 80 et savourez son ultime évolution. Enjoy...