Alors là, attention, monument. BOLLAWARE,
ce n'est pas un petit groupe à la sauvette avec quelques bricoles à son actif. Ce groupe allemand commence en
effet à sévir en 1989, alors que le CPC était encore au firmament, il y a donc plus de 15 ans de cela...
Pendant 10 ans BOLLAWARE,
dont le staff permanent se compose de Doc Bartoc et Uncle Siggi, va apparaître relativement
productif pour un groupe agissant uniquement sous l'emprise du fun et distribuant ses jeux dans le Domaine Public
en freeware (NDLR : Jeu intégralement gratuit). Les tetons semblent possédés et multiplient les expériences,
amassant de précieuses connaissances pour s'attaquer progressivement à de plus en plus gros morceaux. La mort
clinique de l'AMSTRAD CPC ne les arrêtent pas car, bien au contraire, c'est après 1992 que les choses deviennent
vraiment sérieuses.
Entretenant son image comme une marque, le petit groupe ayant pour mascotte un cochon se créé une véritable
identité en glissant des groins avec espièglerie dans ses productions. Cet animal fétiche est omniprésent.
Aprés avoir marqué de nombreux coups d'essais avec quelques démos assez sympathiques mais surtout
de petit jeux sans prétention, les projets se précisent. Les graphismes deviennent bien plus fins, les musiques
omniprésentes, l'ensemble devient bien plus esthétique. Tout cela apparaît normal car après de nombreux jeux
plutôt expérimentaux, le groupe s'attelle à la conception de productions bien plus complexes avec un scénario,
une vrai patte graphique et une réelle mise en scène.
A terme, en 2000, ce groupe finalement resté assez discret se retire de la scène CPC en laissant derrière lui
un jeu de rôle complet à la documentation énorme et au scénario savamment orchestré, un beat'em up bien meilleur
en tout point que tout ce que l'on a pu voir éditer sur notre belle machine de son vivant, ainsi qu'une série de
petits jeux mineurs mais toujours agréables à manipuler.
Au fil de cette page, vous trouverez les tests de trois de leurs jeux à mon sens parmi les plus aboutis et qui
vous démontrent que votre CPC peut vous faire savourer de nouveaux jeux au XXIème siècle. Mais n'hésitez pas à
vous attarder sur le site de BOLLAWARE
afin de profiter de toutes leurs productions, jeux et démos ainsi que certaines applications "maison".
FresTRIS (1996)
FresTRIS est un tetris-like. Jusque là, rien qui semble bien palpitant, ce style de jeu est vu et revu.
Toutefois, celui-ci mérite quelques minutes d'attention. Car en y réfléchissant, ce qui nous déçoit la plupart du
temps face à un tetris-like, c'est que pour dix jeux de ce type downloadés, neuf sont au mieux à mourir de rire,
au pire à pleurer de désespoir. En tête de file, on peut tout simplement citer la version CPC du TETRIS original
de A. PAJITNOV conçue par Spectrum Holobytes, dont la réalisation laissait largement à désirer. Or, FresTRIS
ne manque pas de qualités, et même si l'on est encore loin de l'ergonomie et de la simplicité redoutable de la
légendaire version Gameboy de TETRIS, on ne peux que féliciter les efforts de BOLLAWARE
pour proposer un jeu relativement complet et agréable à jouer.
Pour commencer, les options de base ne manquent pas, les touches sont configurables à loisir, on peut adapter le
jeu à un écran couleur ou monochrome, et les options de jeu sont nombreuses. Comble du luxe, les paramètres
peuvent être sauvegardés pour ne pas avoir à tout recommencer à chaque chargement.
Et la force de FresTRIS réside justement dans la liberté de paramétrages des options de jeu. Vous pouvez en
effet choisir la taille de votre tableau, vous pouvez décider de jouer sur un tableau de taille
standard ou bien de l'étirer pour que l'ère de jeu couvre tout l'écran. Vous pouvez aussi choisir entre plusieurs
types de pièces, ainsi vous décidez de jouer seulement avec les pièces classiques de TETRIS ou bien d'en ajouter
de plus complexes pour des parties encore plus démoniaques. Différents modes de jeu vous proposent aussi des
challenges de difficultés différentes.
Une fois que vous avez choisi vos préférences de jeu, vous pouvez lancer la partie. Ce qui change vraiment avec
FresTRIS par rapport à la plupart des tetris-like, c'est qu'une véritable attention a été portée au graphisme,
donnant une touche singulière à ce jeu trés coloré utilisant le MODE 0 du CPC en 16 couleurs. Les fonds d'écran
sont superbes, reprenant les thèmes des différents jeux de l'équipe de développement ou représentant des
dessins originaux. C'est un véritable plaisir de chercher à aller le plus loin possible pour
découvrir un nouveau fond original. Les auteurs promettent même une fonction slideshow aux plus tenasses qui
survivront jusqu'à la fin du jeu.
Cependant, c'est justement là que le bas blesse une première fois car tous ces décors bariolés, c'est bien joli,
mais on a parfois du mal à distinguer l'empillage de briques. Et ce n'est pas le choix souvent douteux de la
couleur de ces dernières selon le décor qui nous permet d'y voir plus clair.
Une autre ombre au tableau est l'omission de l'affichage de la brique à venir afin de pouvoir anticiper les coups
suivants, ce qui nuit à l'aspect stratégique de la partie. Voilà pourtant une fonction cruciale dans ce type de
jeu et il est étrange que les auteurs n'y aient pas pensé en mettant au point la multitude des autres options
disponibles.
Dernier point noir, côté son hélas disons-le carrément, c'est la zone. Les auteurs n'ayant pas pu trouver de
musicien pour mettre au point une véritable ambiance sonore, il faut se contenter de vulgaires blip-blip
blop-blop sans même une petite musique pour vous accompagner dans les menus du jeu. Même si le son n'est pas
indispensable à ce genre de soft, cela constitue toujours un agrément non négligeable. Dommage...
Des décors confus, un aspect stratégique limité, une ambiance sonore flirtant avec le zéro absolu, mais alors ce
jeu serait-il un pétard mouillé ? Que nenni !
Car si on ne peut que déplorer de telles erreurs de débutant, il reste si beau que l'on ne peut s'empécher de
lancer de nouvelles parties à la suite des autres. Un mode deux joueurs particulièrement original finit de
vous visser devant votre écran. En effet, ce mode ne propose pas l'éternel affrontement de deux guerriers
solitaires mais au contraire une partie en équipe où la cohésion du jeu à deux prime. Les participants
jouent sur un immense tableau unique et chaque joueur doit placer au mieux ses briques pour venir à bout de
toutes ces lignes récalcitrantes en tenant compte des briques de l'autre. Fou rires et crises de nerfs garanties!
Finalement, malgré une difficulté relativement élevée en raison de l'absence d'un choix de niveau d'expérience,
et malgré ses quelques défauts récurrents, FresTRIS s'avère tout à fait rafraîchissant. L'ensemble reste
relativement jouable et la qualité générale de la réalisation en fait un véritable bain de fraîcheur dans un
style où l'aspect technique est trop souvent négligé. Ce bon petit puzzle-game deviendra rapidement le seul
tetris-like de votre logithèque, essayez-le d'urgence...
Voici sans doute le plus gros morceau de BOLLAWARE,
tous styles confondus. Pourquoi ce jeu plus particulièrement? Pénétrez l'univers de Black Land et vous
découvrirez une richesse scénaristique qui n'a rien à envier aux canons du jeu de rôle disponibles sur notre
machine préférée.
Alors dressons tout d'abord le décor. Un dieu aux traits porcins répondant au nom de Fres (tiens donc!) nous narre
ses exploits dans la création de l'Univers et de la vie qu'il y cultive. Il nous conte comment il décida de créer
un petit monde où il laissa la vie s'épanouir tel un jardin d'Eden. Il observa avec attention la ténacité avec
laquelle une jeune race, les Hommes, s'évertuait a dominer son environnement. Et dans son amusement, attendris
par une telle volonté, ce dieu facétieux décida d'englober la planète dans un nuage magique dont seuls les plus
érudis pourraient découvrir l'existence et ainsi apprendre à exploiter de nombreux pouvoirs défiant l'imagination.
Sur une petite île perdue dans l'immensité de l'océan, la population qu'elle abrite excelle justement dans la
connaissance de la magie et de ses secrets.
Leurs vie paisible semble inébranlable, mais bien évidemment et comme ce scénario
risquerait de devenir rapidement barbant, un magicien aux intentions moins pacifiques s'est accaparé les pouvoirs
d'un calice enchanté avec lequel il réussit à ouvrir un passage vers les mondes souterrains, déchainant une
véritable vague de chaos sur l'île paisible. Le dieu Fres décide alors de confier à quatre champions la lourde tâche
de traquer le démon afin de rétablir l'équilibre qu'il a osé rompre. Ces champions ne se connaissent pas encore,
ne soupçonnent même rien de la lourde tâche qui leur a été assignée. Vous imaginez bien que vous êtes justement
parmi ces quatre malheureux spécimens désignés par le divin et qu'il vous incombe donc de faire le ménage dans
toute cette pagaille.
Le scénario ne semble pas forcément trés original de prime abord, mais ne vous inquiétez pas, l'intéret
ne réside pas ici dans l'originalité de la situation de départ mais dans celle des aventures étonnantes qui vous
attendent tout au long de Black Land. Et puis après tout, je ne connais pas un seul jeu se déroulant
dans un univers d'héroic-fantasy qui réussisse à échapper à l'éternelle quète contre le mal, quand on ne doit pas
se coltiner la mission sacrée de libérer une belle écervelée assez stupide pour croire que la sécurité l'attend
au plus haut de la plus haute tour du palais de son ravisseur. Mais je m'égard...
Une interface clair, la clef de l'ergonomie pour ce type de jeu
Black Land, c'est avant tout un très sérieux jeu de rôle aux règles complexes qui vous donnera les migraines
que l'on est en droit d'attendre d'un univers aussi riche. La trame de l'histoire se déroule sur fond de jeu
d'aventure de type "point&click" dans lequel vous devez faire preuve de sagacité pour pouvoir progresser en
ramassant et en utilisant les bons objets répartis sur l'écran de jeu. Vous vous déplacez directement à l'aide de
la manette et alternez le plus simplement du monde entre le mode déplacement et le mode pointeur par une simple
pression prolongée du bouton d'action. En mode pointeur, vous accédez rapidement à toutes les actions possibles et
naviguez sans contraintes dans les différents menus du jeu ou inventaires de vos personnages. Vous devrez gérer
vos personnage, les nourrir, les faire dormir en encore les soigner. Ils pourront se passer des objet et agir
en équipe. Une carte à l'écran vous permet de vous situer rapidement, vous ainsi que les différents protagonistes.
Les combats, quant à eux, se déroulent au tour par tour comme dans tout bon jeu de rôle selon les règles
classiques des jeux de plateau. Vous disposez d'un certain nombre de points par tour que vous répartissez entre
différents mouvements et attaques. Ce principe à le mérite d'être particulièrement ergonomique, on prend un
réel plaisir à engager un combat.
La réalisation est plus que satisfaisante au regard de la faible puissance que peut offrir notre CPC pour
ce genre de jeu généralement long, gourmand en temps machine et en mémoire. BOLLAWARE
semble avoir tenu à contourner tout ces écueils pour faire de Black Land un jeu ergonomique et dans lequel
on ne souffre pas de cette certitude trop souvent ressentie que les développeurs ont du sacrifier certains
aspects pourtant essentiels du jeu pour le faire rentrer dans un malheureux Z80 déjà malmené. Les graphismes
exploitent le mode 1 en 4 couleurs, ce qui s'avère être un choix judicieux car à défaut d'être colorés, les décors
et les menus sont particulièrements détaillés tant conservant un ensemble relativement clair. Soulignons aussi
que le jeu prend en compte les changemets de lumière, gérant le jour et la nuit, en variant l'intensité lumineuse
à l'écran selon le type d'éclairage dont disposent les joueurs, le résultat est particulièrement sympathique.
Mais si l'ergonomie de mode pointeur est irréprochable, le maniement des personnages à l'écran est bien plus
délicat. En effet, il est toujours difficile d'organiser un ordre de priorité pour le déplacement de multiples
personnages sur un écran, et le leader de la troupe se retrouve bien souvent bloqué, géné par l'un de ses
compagnons. Ainsi se retrouve-t-on régulièrement obligé de changer de personnage leader afin de progresser dans
le décor. Sans compter les éternels ralentissements auxquels notre CPC éhappe rarement, surtout dans une
résolution en 320x200. Si la traversée de simples couloirs se fait sans encombres et avec vitesse, explorer des
salles entières remplies d'obstacles devient parfois fastidieux, les personnages se déplaçant lentement en se
cognant les uns aux autres.
L'ambiance sonore du jeu est comme bien souvent réduite à sa plus simple expression durant la partie, à peine
peut-on de temps en temps entendre quelques bruitages discrets. Cependant, on profite de somptueuses
musiques au lancement du jeu et lors de son introduction. L'essentiel est donc sauf, puisque j'ai moi même
préféré couper le son de mon CPC durant la partie afin de profiter pleinement d'une BO sur CD telle que celle de
"Conan le Barbare" ou encore du "13ème guerrier" pour m'immerger dans l'ambiance heroic-fantasy, et je n'aurais
de toute manière certainement pas supporté une musique soundchip tournant en boucle durant les longues heures de
la partie.
Le scénario reste assez standard mais il vous tiens en haleine et vous n'avez jamais le temps de sombrer dans
l'ennui. vous commencez la partie par une petite quête d'initiation confiée par le dieu Fres qui vous
envoie néttoyer ses geoles, mais par la suite la véritable quète commence et on rentre rapidement dans le vif
du sujet.
Bien que le jeu soit totalement en anglais, son fonctionnement est trés clair et vous prendrez rapidement les
commandes sans rester des heures à passer à côté de l'essentiel. Une documentation très détaillée vous permet
de découvrir par écrit le scénario exact du jeu et d'y apprendre toutes les finesses de son fonctionnement.
Cette documentation est d'ailleurs disponible en deux formats : en format de page HTML à afficher sur un
ordinateur moderne, ou alors sous forme de manuel intéractif à charger sur votre CPC.
BOLLAWARE n'a pas lésiné sur
les moyens et on ne peut que les féliciter pour avoir réussi à traduire en anglais un programme aussi conséquent,
documentation comprise, alors qu'il avait à l'origine été créé tout en allemand. Un travail de titan lorsque
l'on sait que l'Anglais n'est pas leur langue maternelle.
Malgré ses petits défauts le plus souvent dus à la faible puissance du CPC, vous n'avez pas le droit de rater
Black Land si vous aimez les jeux de rôles. Les scénario est conséquent, les menus sont clairs et
détaillés et les graphismes sont à la hauteur de ce que notre machine a de mieux à offrir. Il ne faut d'ailleurs
pas moins de 2 disquettes complètes pour contenir le jeu, soit 680ko, ce qui est énorme sur CPC et rares sont
les jeux qui, par le passé, ont nécessités une telle capacité de stockage. Une belle démonstration de force
pour un jeu diffusé en 1998, soit plus de cinq ans aprés l'arrêt de production de la machine fétiche d'AMSTRAD.
Voici le tout dernier jeu de BOLLAWARE,
je pèse mes mots car le groupe a hélas annoncé son départ pour l'univers PC. Allons, haut les coeurs, et
remercions-les plutôt pour avoir attendu toutes ces années avant de glisser du côté obscure de la Force. Pour ne
pas rater sa sortie, le petit groupe allemand nous a concocté un véritable feu d'artifice, un départ en grande
pompe qui porte le nom de FRES FIGHTER II TURBO. Et vous n'allez pas en revenir, car il nous propose
rien de moins qu'un jeu de combat complet, véritable clin d'oeil à un jeu de CAPCOM entré aujourd'hui dans la
légende et dont la réalisation est aux antipodes de ce qui a pu nous être proposé sur CPC en 1988 avec le premier
jeu de la fameuse série de l'éditeur nippon.
Une fois encore, les deux compères d'outre-Rhin n'ont rien laissé au hasard. Tout commence par une superbe
introduction qui nous présente les différents guerriers du jeu, ils sont au nombre de six : Shamane, une guerrière
sauvage à la tenue légère mais à la main leste; F. Sumo, un imposant combattant japonais; Vanessa, une jeune
fille qui a grandi dans les rues; Bones, un revenant squelettique qui ne se sépare
jamais du boulet qui lui a couté la vie; Justine, une nonne aux moeurs légères qui dispense la parole du Seigneur
d'une manière plus que personnelle, sans oublier Walker la mascotte "maison", un monstre bipède aux griffes
plus tranchantes que des couteaux GHINSU-2000. Tous ces combattants sont là pour vous donner du fil à retordre et
ils ont plus d'un tour dans leur sac.
Une fois l'introduction et sa somptueuse musique bien rythmée terminées, une superbe page de présentation apparaît
pour vous inviter à pénétrer de pleins pieds dans l'univers de FRES FIGHTER II TURBO. Quelques secondes
de chargement plus tard, le menu principal du jeu apparaît. On y retrouve les modes habituels qui font
les bons jeux de combat. Le mode arcade vous permet de jouer en solo et de choisir un personnage pour
affronter chacun des six combattants, l'inévitable mode 2 joueurs vous propose d'affronter un ami dans l'arène
de votre choix, enfin un mode tournoi permet jusqu'à 16 joueurs d'affronter à tour de rôle l'ordinateur dans un
challenge épique.
On trouve aussi bien sûr un menu d'options qui permet de régler quelques paramètres comme le nombre de rounds pour
chaque manche, le niveau de difficulté du jeu ou encore le mode de choix de l'arène au début des combats. Détail
intéressant, vous pouvez même lancer un mode démo qui vous permet d'admirer des combats gérés par le CPU,
fait rare sur notre petite machine.
Une fois vos paramètres réglés, l'écran de choix des personnages apparaît pour vous laisser sélectionner les
combattant qui s'affronteront dans l'arène de votre choix. Des arènes, il y en a 6, une pour chacun des
personnages. Une fois encore, les graphismes sont mis à l'honneur avec des décors de toute beauté et une
démonstration de force technique omniprésente. Dans le temple de F.Sumo les personnages sont suivis de leur ombre,
il pleut dans le cimetière de Bones et on trouve encore comme exemple une gestion "avant-plan/arrière-plan" dans
la jungle de Shamane.
Le jeu utilise le mode 1 du CPC en 4 couleurs qu'affectionne tant l'équipe de développement et qui
présente une qualité graphique impressionnante compte tenu du faible nombre de couleurs affichées simultanément.
Les personnages sont quant à eux aussi dessinés avec finesse, et les couleurs choisies leur permettent de
parfaitement ressortir pour ne jamais disparaître dans le foisonnement de détails des décors. Coquetterie ultime,
vous pouvez choisir différentes palettes de couleurs pour chaque personnage à la manière des costumes multiples
proposés dans les jeux de combat modernes. L'action à l'écran reste malgré tout très claire, cette fois-ci le
pari est gagné, des graphismes somptueux en 4 couleurs qui ne nuisent jamais à l'ergonomie du jeu, bravo les gars.
Sans être ultra speed, l'action est relativement rapide pour un processeur aussi lent avec des sprites aussi
gros, ce qui donne finalement une jouabilité intéressante que l'on espéraît plus retrouver de nos jours sur CPC,
je vous assure, on prend plaisir à manipuler les personnages dans ce jeu en 4 couleurs sur une machine 8 bits au
processeur cadencé à 3,3 Mhz.
Incroyable! On continue de jouer passées les premières minutes d'ébahissement devant
la qualité graphique du jeu. Un tel chemin a été parcouru depuis l'avènement de la 3D en matière de jeu
vidéo que ce n'était certainement pas sur ce style de jeu que je pensais m'attarder sur CPC aujourd'hui. Bien sûr,
on reste loin de la vitesse proposée dans des jeux de combats sur les machines 16/32 bits, mais on ne peut
s'empécher de s'attarder plusieurs parties sur ce jeu à chaque lancement. De plus
les coups sont relativements variés au regard de l'unique bouton d'action. Low-kicks, High-kicks, coups en saut,
tout y est, on pourra juste regretter l'absence d'une parade. En tout une dizaine de coups par personnage
vous attendent, ce qui est bien plus que ce qu'ont pu proposer tous les autres jeux de ce type sur notre lady...
Bon d'accord, puisqu'il faut bien lui trouver quelques défauts, on pourra regretter dans FRES FIGHTER II TURBO
l'absence d'un compteur durant les combats qui se déroulent donc obligatoirement en temps illimité. On pourraît
aussi regretter l'absence de modes histoires pour les personnages dont le design attachant donne l'envie d'en
savoir plus.
Il n'y a pas non plus de gestion de scores, une omission regrettable dans un type de jeu où
l'on aimerait pouvoir enregistrer des scores ainsi que le nom du personnage qui a eu raison de nous à la partie
précédente. bref, le jeu est déjà tellement complet que l'on est surtout tenté d'en vouloir toujours plus, vieux
gourmands que nous sommes tous...
Bon sang, 2 disquettes pour un jeu de combat, c'est une première. Mais le jeu est rempli de graphismes superbes,
les animations sont nombreuses, et pour une fois la partie sonore n'a pas été oubliée. Les quelques musiques qui
nous accompagnent dans l'introduction et les menus sont rythmées et collent parfaitement à l'ensemble, du
travail de pro. Bien sûr, il n'y a pas de musique durant la partie et les sons restent discrets, mais
il ne devait plus rester 1 Ko de libre en mémoire une fois chargés les décors et les personnages du jeu. A un
moment ou à un autre il faut faire des choix... Bref, ne passez pas à côté de cette bombe vidéo-ludique pour
voir de quel bois se chauffe votre CPC. FRES FIGHTER II TURBO présente une réalisation et un intéret
que certains programmes sortis au plus fort de la vie du CPC ne proposaient même pas.
Mais bon sang, que leur a-t-il pris ? Pourquoi s'arrêter maintenant aprés avoir touché l'excellence du bout
des doigts ? Allons, avoir décidé de continuer de développer sur CPC le plus sérieusement du monde jusqu'en
2000 est déjà digne de louanges. Car je vous rappelle qu'en plus ces jeux sont freeware, vous pouvez donc
les télécharger en toute liberté. BOLLAWARE
nous offre ainsi 3 productions luxueuses qui régaleront un CPC affamé de nouveautés. Merci encore à
Doc Bartoc et Uncle Siggi pour ces purs moments de bonheur. Mais n'oubliez pas non plus leurs autres
jeux, moins imposants mais souvent relativement funs et librement téléchargeables sur leur site internet. Vous
trouverez d'ailleurs au lancement de FRES FIGHTER II TURBO une trés sympathique rétrospective qui retrace
leur parcours depuis leurs débuts, un "Chant du Cygne" pour un groupe qui tourne alors la page de plus
de 10 ans de développement sur la machine 8 bits d'AMSTRAD. Ces trois jeux à eux seuls vous montrent le caractère
vivant de votre CPC. A vous de le faire vivre...